La galerie d’art Kei Kor officiellement ouverte

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Le vendredi 18 octobre 2024, la galerie Kei Kor a officiellement ouvert ses portes au public au quartier Sabangali de N’Djamena. Elle occupe le bâtiment qui autre fois fut le Restaurant Lounge Selesao.

La Galerie Kei Kor qui signifie la maison du forgeron en ngambaye est une initiative portée par l’Association Knock on Art. Association qui regroupe des passionnés d’art et des artistes qui ont décidé de mutualiser leurs énergies. Elle a pour mission principale d’accompagner la professionnalisation des artistes. La galerie inaugurée le vendredi 18 octobre 2024 est une illustration tangible des actions portées par l’association Knock on Art.

La Galerie Kei Kor s’ouvre avec une exposition portée par cinq (05) artistes issus de la première résidence de création mise en place par l’Association. Il s’agit des artistes Estelle Yadia, Protégé Kemneldi, Aristide Douré, Kadi Dream et Valambi Art. Dans deux espaces dédiés, les invités ont pu découvrir en exclusivité les ouvres proposées par les différents artistes. Les œuvres de l’artiste Doff étaient également présentes dans les espaces.

L’Association Knock on Art et la Galerie Kei Kor portent l’ambition de l’artiste Appolinaire Guidimbaye alias Doff: Tendre la main à d’autres artistes, les accompagner et leur permettre de vivre de leur art. Pour l’année 2024 – 2025, l’association a prévu plusieurs résidences de création qui a terme bénéficieront à plus d’une vingtaine d’artistes débutants dans plusieurs disciplines.

« Viviane » de Débordo Leekunfa: une leçon de showbiz au Cameroun

Tout est parti, comme dans la plupart des histoires rocambolesques, d’une vidéo anodine. Dans cet extrait vidéo, on voit l’artiste Debordo Leekunfa qui s’improvise sur le titre « Viviane » de l’artiste camerounais Prince Aimé. Viviane ou Vivienne est le titre phare de l’album de l’artiste Prince Aimé sorti en 2004 et qui a connu un certain succès. Contre toute attente, la vidéo de l’improvisation de Debordo Leekunfa est rapidement devenue virale sur Tik Tok, au point d’être reprise par de célèbres tiktokeurs nigérians.

Celui qu’il y a à peine un mois annonçait la fin de sa carrière musicale se retrouve à nouveau propulsé sous les projeteurs. Ses fans ont même organisé une marche pour l’obliger à rentrer en studio. L’occasion est donnée à l’artiste de retourner en studio et il va annoncer un remix du titre « Viviane », prévue en plusieurs versions: une version avec Nahomie Fouda, une artiste camerounaise pas connue et bien sûr une version avec l’artiste Prince Aimé lui-même.

L’artiste Debordo Leekunfa a rassuré avoir eu plusieurs échanges avec l’artiste Prince Aimé et évidemment avoir eu son accord pour la reprise de la chanson. Tout semblait aller pour le mieux pour Debordo Leekunfa et Prince Aimé mais c’était le calme avant la tempête. Parce que la tempête s’est levée du côté du pays des lions indomptables.

Pourquoi la lumière sur « Viviane » est venue de la Côte d’Ivoire?

C’est certainement la question que s’est posée les artistes camerounais qui ont commencé à avoir des réactions mitigées sur le projet. En tête de gondole des réactions, l’artiste Maahlox dont on ne présente plus la fulgurance s’est donné à coeur joie sur ce projet. On ce serait attendu à que les artistes tout comme le public camerounais se demandent pourquoi la lumière sur « Viviane », une chanson camerounaise vieille d’une vingtaine d’années vienne de la Côte d’Ivoire. Cela aurait permis de se poser des vraies questions qui ont fait de la Côte d’Ivoire la capitale et le diapason de la musique urbaine francophone devant des pays comme le Cameroun et le Congo.

Nous sommes pourtant tous des témoins de l’épopée ivoirienne qui a conduit le pays de Magic System au sommet du showbiz francophone. La Côte d’Ivoire est devenu la boussole et c’est un fait qui semble passer mal pour certains. Nous n’allons pas refaire l’histoire ici. Toujours est-il que, le projet « Viviane » de Débordo Leekunfa a créé suscité tellement d’intérêts qu’il s’est mis à tanguer.

Les ivoiriens se réjouissaient tout d’abord de revoir Debordo chanter. Même si l’artiste n’est pas très prolifique malgré sa longue carrière, ses sorties sont généralement des bangers. On ne lui connait que des hits dont le succès ont longtemps été édulcorés par sa rivalité légendaire avec Dj Arafat son ex-compagnon d’armes. De l’autre côté, les artistes camerounais veulent avoir des garanties que Prince Aimé sortira gagnant de ce projet.

Les artistes camerounais se chargeront de Viviane

Les échanges entre artistes et influenceurs camerounais et ivoiriens ont gagné en intensité sur le sujet « Viviane ». Les camerounais ont commencé à accuser leurs frères ivoiriens d’avoir pendant trop longtemps exploité le patrimoine musical camerounais. Plusieurs titres d’artistes renommée sont évoqués. L’artiste Maahlox annoncera d’ailleurs sur ses réseaux sociaux qu’il réunira plusieurs artistes camerounais pour faire un remix de la chanson Viviane. Très vite, plusieurs artistes adhèrent au projet parmi lesquels Tenor et Mr Shyne. De nombreux autres artistes et personnalités culturelles vont manifester leur soutien pour le projet dont l’humoriste Moustik le Karismatik ou encore l’actrice Emy Bassong.

Face à la surenchère camerounaise, plusieurs voix commencent à s’élever du côté du pays des éléphants demandant à l’artiste Debordo d’abandonner le projet. Les ivoiriens sont convaincus que cette reprise rend plus service à Prince Aimé. Ce qui ne semble pas être l’avis des artistes camerounais. Même si des voix s’élèvent même au Cameroun traitant la bande à Maahlox d’opportunistes et de charognards, ceux-ci soutiennent mordicus défendre les intérêts de Prince Aimé et du patrimoine musical camerounais. Ces mêmes artistes qui n’ont pas levé le p’tit doigt alors que Prince Aimé galérait depuis son retour au bercail.

Des questions de droits d’auteur s’invitent dans les discussions, des précisions lexicales sont exigées: reprise, remix, adaptation etc. Ca va tellement dans tous les sens que finalement l’artiste Debordo finit par annoncer l’abandon du projet. Malgré l’indignation du public camerounais face aux comportements des artistes camerounais, Debordo passe ainsi la main aux artistes camerounais qui ont décidé de prendre les choses en main.

La leçon ivoirienne

La Côte-d’Ivoire en matière de showbiz est une leçon pour l’ensemble des pays francophones subsahariens. Elle est une leçon parce qu’elle a réussi non seulement à avoir une industrie culturelle dynamique en interne, mais aussi à rayonner à l’international. Des artistes très productifs, des salles de spectables, des médias rayonnants, des animateurs superstars et encore plus un public qui suit, qui soutient, qui a la capacité de propulser une personne lambda au rang de star du jour au lendemain.

La Côte d’Ivoire s’est imposée comme la destination la plus prisée des artistes francophones et aussi la destination prioritaire même des artistes anglophones. Une réalité qui a désactivé le bouton humilité chez les ivoiriens face aux autres pays francophones. Les ivoiriens ont a plusieurs reprises montré leur capacité à porter des artistes au sommet et à les faire rayonner au-delà de la Côte d’Ivoire. Une qualité que d’autres pays devrait copier afin de derégler la boussole ivoirienne.

Pourquoi Prince Aimé? Pourquoi Viviane? Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un artiste ivoirien reprend une chanson camerounaise. Les ivoiriens sont-ils nantis du génie recréateur des chansons? Les artistes urbains camerounais reprennent pourtant depuis toujours des classiques camerounais. Les camerounais ne sont-ils sensibles à leur propre patrimoine musical que lorsqu’il vient de l’extérieur? Autant de questions qui mériteraient que l’on s’attarde dessus.

En définitive, la tâche revient maintenant à Maahlox de faire mentir les pronostics. On peut tous s’accorder à dire que Maahlox est une grande bouche mais il faut aussi lui reconnaitre une dextérité à nulle autre pareille. Il faut désormais dire que les ivoiriens attendent les camerounais au tournant.

Mariam Toufdy a mal au coeur

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« Mal au Coeur » est le titre du nouveau single de Mariam Toufdy. Le single de la fille de Toumaï disponible depuis hier sur les plateformes d’écoute. Membre du groupe mythique Matania, Mariam Toufdy gère aussi sa carrière solo en parallèle comme plusieurs autres membres du groupe.

Mariam Toufdy a fait ses classes au sein du groupe Matania avant de se lancer dans une carrière solo comme Melodji ou encore Adama. Ce n’est plus un nom qu’on présente sur la scène musicale tchadienne. Sensible aux causes sociales, elle a toujours prêté volontiers sa voix pour les porter haut. La fille de Toumaï comme elle se fait appeler est très sensible aux enjeux de paix. Elle a monté il y a maintenant plus d’un an un concert spectacle autour de la paix. « Mère Patrie », « La Paix », « Bienvenue au Tchad », « Farha » sont quelques titres que vous pouvez retrouver sur YouTube.

« Mal au coeur », titre mélancolique sous fond de musique afro-rnb est la nouvelle proposition de Mariam Toufdy. Des paroles fortes, racontant l’histoire d’une femme résiliente face aux déconvenues d’une relation amoureuse. Le titre est disponible sur la chaine YouTube de Mariam. Ce qui augure on l’espère le début d’une nouvelle carrière solo pour Mariam Toufdy. La musique tchadienne a besoin de plus de voix féminines. Voir une des ses reines en activité est toujours une bonne nouvelle.

Rap game autopsie : Black Ten recherche un challenger

Il y a le rap, ce style musical dans lequel rivalisent les manipulateurs de mots, de rimes et proses. Le game qui est le carburant qui fait vivre, qui anime tout ça. Bienvenue dans le rap game tchadien. Le rap game tchadien a connu son âge d’or avec les pionniers qui ont bâti le mouvement. Ils ont fait de N’Djam Hip Hop le ring par excellence pour ceux qui se revendiquaient être meilleurs. Les choses ont évolué, N’Djam Hip Hop s’est fait voler la vedette par les réseaux sociaux.

Les rappeurs et leurs royaumes digitaux

Désormais le game ne se joue plus sur la scène, il se la raconte sur les réseaux sociaux. Chaque rappeur s’est bâti son royaume digital, s’arrogeant chacun le titre qu’il veut. Maréchal, Roi, Reine, Empereur, Boss, Général etc. chacun y va de son fantasme. Avoir un titre sans toutefois remettre en cause le titre des autres, tel est l’arrangement. Exception faite du Général Massood qui n’hésite pas de s’en prendre à n’importe quel artiste finalement.

Vu que chacun s’est construit un royaume fait de likes, de partages et des « c’est du lourd bro », difficile de savoir où se situe les frontières entre leurs différents royaumes. Elles sont flottantes et flexibles du coup personne n’attaque le royaume de l’autre. On se retrouve dans un monde où des rois, des reines, des généraux, des empereurs vivent côte à côte en parfait harmonie… un exploit à nul autre pareil.

Le ring N’Djam Hip Hop snobé par les rappeurs

Bakaroo le Gang compétition N'Djam Hip Hop vainqueur rap
Bakarou le Gang, Champion RAP 2023 au festival N’Djam Hip Hop 2023

N’Djam Hip Hop reste à ce jour la compétition rap la plus crédible qui existe sur le sol de Toumaï. Il faut cependant reconnaitre que la compétition perd en qualité au fil des éditions. La cause, aucun lauréat ne remet jamais sa ceinture en jeu comme ça se fait sur un ring. Chaque champion se dit désormais plus grand que la compétition. Et, avec un peu de patience, tout le monde finit par être champion. En 2019, N’Djam Hip Hop a voulu remettre les anciens champions sur le ring mais la plupart ont refusé l’invitation. La peur surement de prendre un KO technique d’un autre champion. N’Djam Hip hop est devenu le ring des rappeurs en herbe. Des rappeurs de la génération qui ne s’exprime qu’à travers les réseaux sociaux, à coups de photos et de proverbes…

A lire: Finale N’Djam Hip Hop 2019 : le droit d’aînesse a primé, M’Res et Omaarson champions

Nouveau rap loin du game, proche du cash

Wawy-B vainqueur au festival N'Djam Vi 2023 catégorie rap
Wawy-B avec son trophée au Festival N’djam Vi 2023

En définitive, Le constat est simple: le rap continuera d’exister, loin du game cependant. Les nouveaux rappeurs sont confortables dans leurs royaumes digitaux. Tout se joue sur les réseaux sociaux, bien que les streams et les vues ne s’accumulent pas, ils sont confortables. La nouvelle génération nous a revelé de belles pépites: Clan Mati Walif, Benil, Ndomich, Bakarou le Gang, Rof Rider, VOG, Small Chris, Wawy-B, Black Ten. Au regard de leur productivité respective, difficile de dire où est ce que le rap se dirige actuellement. Ce n’est pas l’album « Transition » de Wawy-B ou encore les piques de Black Ten dans « GOAT » qui changeront les choses.

Black Ten est actuellement en roue libre sur le game et ça n’émeut pas ses collègues. Ce n’est pas une tendance propre au Tchad, ça se constate partout. Les artistes ne veulent plus être confrontés, ils préfèrent se livrer une « concurrence saine », loin des clashs, proche du cash. C’est le cas entre Didi B et Suspect 95, entre Roseline Layo et Josey pour citer un exemple hors rap. Où les oppositions sont attendues, en vérité c’est plutôt des collaborations désormais. Dadju et Tayc en sont le parfait exemple avec leur album en commun. On aurait peut-être aimer vivre une opposition à la Booba – Lafouine, Kaaris, Gims.

Pour l’instant on ne parlera pas du cash pour nos rappeurs car nous sommes encore très loin de la rentabilité. On a beaucoup apprécié de voir Mister K nous ramener aux fondamentaux du rap avec son titre « Fake Mama ». On milite pour plus d’initiatives de ce genre. Que les « anciens » rappellent aux générations suivantes d’où ils viennent. Bonne nouvelle, l’album de Ray’s Kim est en cuisine. Black Ten lui a posé la question de savoir si ce qu’il propose n’est pas du rap. Une réponse au tacle régulier que le Bunda Boss a envoyé sur les rappeurs. Bakarou le gang sortira-t-il de son silence pour rappeler qui est le champion en titre?

Journée mondiale de la photographie: les photographes du Tchad se parlent

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La journée mondiale de la photographie qui se célèbre à travers le monde le 19 août 2024 a été célébrée de manière singulière par les photographes du Tchad. Ils sont réunis spontannément à l’Espace Talino Manu pour se parler avant tout.

L’initiative d’une rencontre entre les photographes du Tchad à l’occasion de la journée mondiale de la photographie a été portée par quelques photographes et acteurs concernés afin de se retrouver pour échanger autour de la photographie. Malgré le temps pluvieux, c’est une trentaine de personnes qui ont fait le déplacement à l’Espace Talino Manu. Parmi eux, des photographes, des amateurs de photographie, des communicants, des créatifs etc. C’est finalement les photographes et des personnes des métiers et activités qui gravitent autour de la photographie qui se sont retrouvés.

Après les présentations d’usage, la place a été accordée aux partages d’expérience; un excercice durant lequel quelques photographes ont partagé leurs parcours, leurs inspirations et leurs motivations avec les autres. Denis Sassou Gueipeur, Maténé Israël ou encore Rolland Albani se sont livrés à l’exercice. Plusieurs questions ont été relevées par les personnes présentes au bout du partage d’expérience. Des questions sur la définition même du photographe, sur la tarification des prestations du photographe, la spécialisation, la formation etc.

D’autres questions d’intérêt plus général autour de l’exercice du métier de photographe au Tchad ont été évoquées et feront l’objet d’autres rencontres afin d’en débattre et d’adopter des règles auxquelles vont désormais s’arrimer ceux qui pratiquent la photographie comme art et comme métier.

Il n’est plus nécessaire aujourd’hui de parler de la place de la photographie dans la société du désormais tout numérique. Les photographes jouent un rôle prépondérent dans la numérisation de la société et des personnes. Cette première rencontre comme souligné par les organisateurs, est le point de départ d’une dynamique qui va perdurer et qui à terme va permettre aux photographes de mettre ensemble les actions qui vont servir à professionnaliser leur profession via la formation et le partage d’expérience, tout en leur garantissant un statut et des conditions de travail acceptables.

Qui était Toumani Diabaté, l’ambassadeur de la kora

Les mélomanes et les artistes du Mali, de l’Afrique et même du monde ont marqué un temps d’arrêt le vendredi 19 juillet 2024, quand la grande famille Diabaté a annoncé la mort de Toumani Diabaté.

Si au Mali la famille Diabaté jouit d’une renommée incontestable, dans le monde entier, du moins dans le cercle très fermé des consommateurs de la musique intemporelle, Toumani Diabaté est une véritable légende, légende qu’il a construit autour de l’instrument avec lequel il crée sa musique: la kora. La kora est un instrument de musique qui réuni en un instrument deux autres instruments que sont la luth et la harpe. La kora, instrument ancestral mandingue à 21 cordes, joué par les griots qui à travers chants et récits transmettait le patrimoine culturel oral du peuple mandingue.

La famille des djeli

La famille Diabaté se revendiquait descente des griots mandingue et c’était donné pour mission de préserver et de vulgariser la culture mandingue à travers cet instrument. Toumani Diabaté en était devenu le dépositaire légitime auprès du monde, talonné par son fils Sidiki Diabaté, plus connu des nouvelles générations. Qui était l’artiste Toumani Diabaté?

Toumani Diabaté est né 10 août 1965 à Bamako au Mali. Il est issu d’une longue lignée de Djeli (griot malien) dont l’ancêtre est Djelimakan Diabaté qui aurait été le griot d’un général de grand Soundjata Keita lui-même. Dans la grande famille Diabaté, la kora se transmet de père en fils et Toumani est le fils de Sidiki Diabaté et cousin de Mamadou Diabaté tous les deux de légendaires joueurs de Kora. Toumani Diabaté va sortir son premier album de musique en 1987 intitulé  « Kaira » (Hannibal). Ce sera le début d’une riche discographie de 18 albums dont le dernier sera « The Sky Is The Same Colour Everywhere » avec Kayhan Kalhor.

Multirécompensé à travers le monde, L’album « In the Heart of the Moon obtient » le Grammy Awards du meilleur album traditionnel de musique du monde décerné le 8 février 2006. Le 13 février 2011, Ali Farka Touré et Toumani Diabaté ont remporté le Grammy du meilleur album de musique traditionnelle lors de la 53e cérémonie des Grammy Awards, à Los Angeles aux États-Unis, pour leur album « Ali and Toumani ». Les sonorités proposées par Toumani Diabaté avec sa kora lui vaut les invitations des plus grands conservatoires de musiques et des orchestres syphoniques à travers le monde: France, Angleterre, USA, Allemagne, Toumani aura parcourru le monde pour diffuser la musique de sa kora.

L’héritage transmis au fils

Toumani Diabaté & Sidiki Diabaté © tous droits reservés

Le rayonnement international qu’il aura donné à la musique de la kora a fait de lui l’ambassadeur par excellence de la kora. En reconnaissance de sa contribution à la diffusion de la culture malienne, il sera fait Commandeur de l’Ordre National du Mali en février 2020. On doit bien à la famille Toumani la popularisation du son de la kora dans la world musique et aussi dans la musique urbaine.

Sidiki Diabaté, plus connu de la nouvelle génération a pris le relai de son Toumani Diabaté dans la vulgarisation de la sonorité du kora depuis fort longtemps. Lorsque la plupart le découvre en 2015 avec le titre « Fais moi confiance », c’est un vrai coup de fraicheur que prend les mélomanes à travers cette proposition. On découvre un son zouk, rithmé par la kora. Depuis, Sidiki Diabaté n’a pas cessé d’enchainer les hits seul et en collaboration avec des artistes urbains de renommée. Quelque soit la proposition musicale, jamais la sonorité kora n’est absente de sa musique. Il a même été sollicité par le rappeur Booba pour poser des notes de kora sur son hit « DKR ».

Toumani Diabaté aura inscrit son nom à l’encre indélibile sur la musique africaine et mondiale. Il est partie du cercle des musiciens africains de légende, qui se démarquent par leur capacité à produire des musiques qui ne subissent pas l’usure du temps et de la mode. Des hommages venus de par le monde autant pour le défunt Toumani que pour son fils endeuillé prouve à quel point chaque génération des Diabaté arrive à marquer leur époque.

« Watchan, watchan » nouveau titre de Dj Domi et Aïcha Trembler

Dj Domi & Aïcha Trembler le duo stars nés de la providence que le monde a découvert en 2023 vient de sortir leur 3ème single officiel intitulé « watchan, watchan » ce 11 juillet 2024. Un titre saccadé et dansant, s’alignant sur la même lancée que le très connu « Aïcha Trembler ».

Dj Domi & Aïcha Trembler, sont les fruits d’une bienheureuse providence qui les arracher du Burkina Faso profond où les deux se produisaient dans leurs habituels bals poussière. Dj Domi comme Dj evidemment et Aïcha Trembler , une jeune dame venue simplement profiter de la fête et dont ses pas de danse ont fait d’elle une personnage iconique à bien d’égard.

Dj Domi & Aïcha Trembler, prestation aux Kundé Awars 2024 © Focus Photographie, Kundé 2024

« Aïcha Trembler« , première sortie du duo en août 2023 cumule à ce jour plus de 18 millions de vues sur YouTube, propulsant Dj Domi et Aïcha au top des artistes burkinabés ayant le plus de vues sur YouTube. Le Duo va revenir en décembre 2023 avec le titre « Tchêkê Ani Malo » dans le même esprit que le hit qui leur vaut leur popularité.

« Watchan, watchan » est la suite logique de ce que nous propose désormais le duo: des titres très dansants, inspirés des chansons très courrus dans les bals poussières. On retrouve en guest justement dans le clip l’un des personnages aussi marquant du bal originel qui a fait connaitre nos stars: Django, reconnaissable à son chapeau et à ses pas de danses improbables. Chanson entrainante, dans laquelle il profite pour remercier Dieu pour la fabuleuse épopée de leur destin, partis du bas fond du Burkina Faso pour désormais faire le tour du monde.

« Tamani », nouvelle proposition de Magso

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Après « Nadgar », le titre révélation de l’artiste Magso sorti le 20 janvier 2024, il nous revient ce 07 juillet avec un nouveau single intitulé « Tamani ».

Magloire Degue Monhassingar à l’état civil, Magso est un jeune artiste qui a été mordu par le virus de la musique depuis son adolescence. Comme beaucoup de jeunes de son âge, il commence par l’interprétation des titres des artistes qui lui parlent. En 2019, il commence ses premiers essais dans la production et aussi au micro avec plusieurs collaborations avec Judavil, sous le pseudo de Magsopra.

C’est en 2021 qu’il présentera son premier single « Azaba » sous son nouveau nom d’artiste Magso. Un titre très peu connu du public mais qui posait déjà les bases de ce qui allait devenir sa signature artistique: de l’afrobeat naija, revu à la sauce tchadienne. C’est donc tout naturellement qui nous arrive en 2024 avec le titre « Nagdar », un titre d’une maturité artistique que l’on a peu vu dans le paysage musical, accompagné d’un clip vidéo qui s’avère être une véritable oeuvre artistique visuelle.

En annonçant la sortie d’un nouveau titre pour le 07 juillet 2024, les attentes des mélomanes étaient très fortes au regard de ce qu’il avait déjà proposé avec le précédent single. 24heures après la sortie de « Tamani » il est clair que l’attente n’a pas été vaine. Magso pousse encore un peu plus loin sa proposition artistique avec une fois de plus un titre très afrobeat, réunissant français, anglais, arabe et langues locales. Un mélange savamment amené et une fois de plus avec un chef-d’oeuvre de clip très coloré. Il est important de noter que Magso est aussi un excellent réalisateur et monteur. C’est lui-même à la réalisation de son clip. Avec ce deuxième single, il se positionne comme un nom avec lequel il faut compter dans l’univers afrobeat made in Chad.

BET Awards 2024 : Tems, Tyla et  Makhadzi récompensés

Les BET Awards 2024 ont eu lieu ce dimanche 30 juin au Peacock Theatre de Los Angeles, une fois de plus, les artistes africains étaient très attendus à une cérémonie de récompenses où ils essayent tant bien que mal de se faire une place aux côtés de leurs collègues afroaméricains.

Pour cette édition est marquée par le BET Legend reçu par l’artiste Usher pour l’ensemble de sa carrière. On retiendra aussi la performance XXL de Will Smith qui a signé son retour avec une proposition de rap gospel. Côté nominés, c’est le rappeur Drake qui a été le plus cité dans les catégories ( 7 au total) même si c’est pour voir finalement Kendrick Lamar (avec lequel il est en clash) repartir avec le prix de « Best male hip-hop artist ».

Concernant les artistes africains, c’est le Nigeria et l’Afrique du Sud comme à l’accoutumée qui dominaient dans les nominations. Comme aux MTVs, c’est la sudafricaine Tyla qui repart avec le prix du « Best International Act ». Une catégorie où se trouvait aussi les nigérians Asake et Ayra Starr et la française Aya Nakamura.

Liste complète des gagnants des BET Awards 2024

Album of the year

  • Chris Brown, 11:11
  • Gunna, A Gift & A Curse
  • 21 Savage, American Dream
  • Usher, Coming Home
  • Drake, For All the Dogs (Scary Hours Edition)
  • Victoria Monét, Jaguar II                                                                   
  • Killer Mike, Michael — WINNER
  • Nicki Minaj, Pink Friday 2

Best female R&B/pop artist

  • Beyoncé
  • Coco Jones
  • Doja Cat
  • H.E.R.
  • Muni Long
  • SZA — WINNER
  • Tyla
  • Victoria Monét

Best male R&B/pop artist

  • Brent Faiyaz
  • Bryson Tiller
  • Burna Boy
  • Chris Brown
  • Drake
  • Fridayy
  • October London
  • Usher — WINNER

Best group

  • ¥$, Ye, Ty Dolla $ign — WINNER
  • 2 Chainz & Lil Wayne
  • 41
  • Blxst & Bino Rideaux
  • City Girls
  • Flo
  • Maverick City Music
  • Wanmor

Best collaboration

Lil Durk feat. J. Cole, “All My Life” — WINNER

  • Beyoncé feat. Kendrick Lamar, “America Has a Problem (Remix)”
  • Nicki Minaj & Ice Spice (With Aqua), “Barbie World”
  • Cardi B feat. Megan Thee Stallion, “Bongos”
  •  ¥$, Ye, Ty Dolla $ign feat. Rich The Kid, Playboi Carti, “Carnival”
  • Lola Brooke feat. Latto & Yung Miami, “Don’t Play With It (Remix)”
  • Nicki Minaj feat. Lil Uzi Vert, “Everybody”
  • Usher, Summer Walker & 21 Savage, “Good Good”
  • Drake feat. Sexyy Red & SZA, “Rich Baby Daddy”

Best female hip-hop artist    

  • Cardi B
  • Doja Cat
  • GloRilla
  • Ice Spice
  • Latto
  • Megan Thee Stallion
  • Nicki Minaj — WINNER
  • Sexyy Red

Best male hip-hop artist

  • 21 Savage
  • Burna Boy
  • Drake
  • Future
  • Gunna
  • J. Cole
  • Kendrick Lamar — WINNER
  • Lil Wayne

Best new artist

  • 41
  • 4Batz
  • Ayra Starr
  • Bossman Dlow
  • Fridayy
  • October London
  • Sexyy Red
  • Tyla — WINNER

Video of the year      

  • Doja Cat, “Agora Hills”
  • Lil Durk feat J. Cole, “All My Life”
  • Nicki Minaj & Ice Spice (With Aqua), “Barbie World”
  • Cardi B feat. Megan Thee Stallion, “Bongos”
  • Drake feat. J. Cole, “First Person Shooter”
  • Usher, Summer Walker & 21 Savage, “Good Good”
  • Victoria Monét, “On My Mama” — WINNER
  • Drake feat. Sexyy Red & SZA, “Rich Baby Daddy”

Video director of the year

  • Benny Boom
  • Child.
  • Cole Bennett — WINNER
  • Dave Meyers
  • Janelle Monáe & Alan Ferguson
  • Offset
  • Tems
  • Tyler, The Creator

Dr. Bobby Jones Best Gospel/Inspirational Award

  • Shirley Caesar, “Award All of the Glory”
  • Kirk Franklin, “All Things”
  • Halle Bailey, “Angel”
  • CeCe Winans, “Come Jesus Come”
  • Erica Campbell, Do You Believe in Love?”
  • Maverick City Music, Naomi Raine & Chandler Moore, “God Problems”
  • Tems, “Me & U” — WINNER
  • Kirk Franklin, “Try Love”

Viewer’s choice award

  • Doja Cat, “Agora Hills”        
  • Lil Durk feat. J. Cole, “All My Life”
  • Gunna, “Fukumean”                                                  
  • Jack Harlow, “Lovin on Me”
  • Muni Long, “Made for Me”                                                  
  • Victoria Monét, “On My Mama”                                             
  • Drake feat. Sexyy Red & SZA, “Rich Baby Daddy”
  • Chris Brown feat. Davido & Lojay, “Sensational”    
  • Beyoncé, “Texas Hold ‘Em” — WINNER                                          
  • Tyla, “Water”                                                             

Best international act

  • Asake (Africa)
  • Aya Nakamura (France)
  • Ayra Starr (Africa)
  • Bk’ (Brazil)
  • Cleo Sol (UK)
  • Focalistic (Africa)
  • Karol Conká (Brazil)
  • Raye (UK)
  • Tiakola (France)
  • Tyla (Africa) — WINNER

Viewer’s choice: best new international act

  • Bellah (UK)
  • Cristale (UK)
  • Duquesa (Brazil)
  • Holly G (France)
  • Jungeli (France)
  • Makhadzi (Africa) — WINNER
  • Oruam (Brazil)
  • Seyi Vibez (Africa)
  • Tyler Icu (Africa)

BET Her

  • Beyoncé, “16 Carriages”
  • Nicki Minaj feat. Tasha Cobbs Leonard, “Blessings”
  • Ayra Starr, “Commas”
  • Flo feat. Missy Elliott, “Fly Girl”
  • Megan Thee Stallion, “Hiss”
  • Victoria Monét, “On My Mama” — WINNER
  • SZA, “Saturn”
  • GloRilla, “Yeah Glo!”

Best movie

  • American Fiction
  • Bob Marley: One Love — WINNER
  • Renaissance: A Film by Beyoncé
  • Spider-Man: Across the Spider-Verse
  • The Book of Clarence
  • The Color Purple
  • The Equalizer 3
  • The Little Mermaid

Best actor

  • Anthony Mackie
  • Colman Domingo
  • Damson Idris
  • Denzel Washington — WINNER
  • Donald Glover
  • Idris Elba
  • Jeffrey Wright
  • Lakeith Stanfield

Best actress

  • Angela Bassett
  • Ayo Edebiri
  • Coco Jones
  • Danielle Brooks
  • Fantasia
  • Halle Bailey
  • Issa Rae
  • Regina King — WINNER

YoungStars Award   

  • Akira Akbar
  • Blue Ivy Carter — WINNER
  • Demi Singleton
  • Heiress Diana Harris
  • Jabria McCullum
  • Jalyn Hall
  • Leah Jeffries
  • Van Van

Sportswoman of the Year Award

  • A’ja Wilson
  • Angel Reese — WINNER
  • Coco Gauff
  • Flau’jae Johnson
  • Juju Watkins
  • Naomi Osaka
  • Sha’carri Richardson
  • Simone Biles

Sportsman of the Year Award

  • Anthony Edwards
  • Gervonta Davis

Jalen Brunson — WINNER

  • Jalen Hurts
  • Kyrie Irving
  • Lebron James
  • Patrick Mahomes
  • Stephen Curry

Black Ten s’affirme « GOAT »

901

Le jeune rappeur Black Ten, bien connu du public tchadien a sorti ce 30 juin le clip « GOAT ».

Le titre « GOAT » arrive un an après le titre « La Chute », le rappeur s’affirme comme un lyriste de talent. Le clip est signé Mr Pif