De Gospa tout en chansons et en vert à l’IFT

Doungous De Gospa est une jeune artiste tchadien originaire du quartier d’Ardep Ddjoumal qui a fait ses classes derrière et devant la scène. Artiste aux multiples casquettes (chanteur, arrangeur, guitariste etc.) il a accompagné beaucoup d’artistes aussi bien au Tchad qu’en Côte d’Ivoire où il réside depuis quelques années déjà. Pour sa deuxième sortie en cette rentrée culturelle, l’Institut Français du Tchad s’est offert les services de ce talent qui en plus prépare la sortie d’un album dont quelques titres seront joués en exclusivité lors de ce concert.
Ricardo Labé en MC ©Saomagazine
Ricardo Labé en sa qualité de MC a comme à l’accoutumée introduit l’artiste avant de se faire surprendre par Marius Version Fils de l’Homme et Manassé avec un gâteau d’anniversaire car ce jour de concert marquait aussi pour notre Ricardo 43 balais sur terre. Un « happy birthday » que le public lui a chanté en chœur. Un moment plein d’émotion pour lequel il a été reconnaissant. Place au concert ensuite ; De Gospa pour l’occasion est accompagnée par son équipe habituelle avec une nouvelle entrée de Dids M’Tatto à la guitare basse. De Gospa fait son entrée en « Alerte » sur la scène. Une mise en bouche qui va enchanter le public. Et la suite ne sera que plus magique il va d’abord rendre hommage à son quartier avec le titre « Notre histoire » avant une envolée en langue barguimi avec le titre « Dounia ».
De Gospa sur le titre « Dounia » ©Saomagazine
Etant donné que le concert De Gospa est placé sous le thème de la protection de l’environnement, les titres « Petit Geste » et « Monde Meilleur » s’alignent sur ce thème qui depuis 2014 avec son maxi single « Vert, le monde meilleur » produit par l’ONG GAYA est son cheval de bataille. Derrière sa maitrise de la guitare et de la chanson, se cache des textes forts et engagés. Les titres « United » et « Sinistrés » en sont une autre illustration. L’instant Prince Dee en acoustique
Prince Dee en intermède ©Saomagazine
Prince Dee a assuré l’intermède lors de ce concert et comme à chacune de ses « rares » apparitions publiques, sa performance était tout simplement époustouflante. Il chante la plupart du temps des hymnes à la femme et cette fois ci nous avons eu droit à un autre hymne à la femme. En acoustique Prince Dee est magistral et il a réussi l’instant de sa prestation à faire oublier De Gospa qui s’est empressé de revenir sur scène après la prestation du prince.
De Gospa sur la scène ©Saomagazine
Pour la suite, De Gospa a proposé une création au son des bouteilles. Différentes bouteilles avec différente tonalité ont été rangées sur une table pour l’occasion. La combinaison de ces bouteilles formait un balafon naturel. Une proposition que le public a pu apprécier à sa juste valeur. Après cet instant de création, place est venu pour ce qui est considéré par beaucoup de mélomanes comme le classique de De Gospa : le titre « Enfant du Tchad ». Le public est débout, chantant en chœur avec De Gospa, une ferveur qu’on voit rarement et seulement lorsqu’on est en présence d’une chanson qui ont plus touché les cœurs que les corps comme c’est le cas pour celle-ci. Quatre autres titres vont suivre pour mettre fin à ce voyage musicale proposé par De Gospa à l’IFT Fiche Technique Chanteur : Doungous De Gospa Piano: Fally Batterie: Reck Bell Percussions: Samy Guitare Basse: Dids M’Tatto Guitare acoustique: De Gospa Programmation
  1. Alerte
  2. Notre histoire
  3. Dounia
  4. To Ih
  5. Petit geste
  6. Monde meilleur
  7. United
  8. Sinistrés
  9. Intermède : Prince Dee
  10. Création « Bouteilles »
  11. Enfant du Tchad
  12. Djéké
  13. Hypocrites
  14. Hassa
  15. Yélé

Serge Beynaud promet du show pour le gala de bienfaisance de la Fondation Tchad Helping Hands

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La Fondation Tchad Helping Hands a donné ce vendredi 28 septembre 2018 un point de presse au Selesao Restaurant Lounge de Sabangali en prélude à la soirée de la rentrée solidaire prévue le samedi 29 septembre 2018 au Hilton Hôtel de N’Djaména.
Anuarite Akhoutna, Présidente du comité d’organisation © Saomagazine
L’objectif de cette soirée est de réunir 5000 kits scolaires pour des enfants démunis à distribuer dans 10 régions du Tchad. Pour l’occasion, la Fondation Helping Hands a réuni des artistes tous acquis à cette noble cause avec en tête de file la star ivoirienne du coupé décalé Serge Beynaud qu’on ne présente plus. Il sera accompagné de plusieurs artistes tchadiens à l’instar de l’humoriste Kartsym, Darsila, Sultan et Cidson Alguewi.
Serge Beynaud, Anuarite, Sultan et Kartsym © Saomagazine
Dans son mot d’ouverture, la présidente du comité d’organisation de cette soirée Mlle Anuarite Akhoutna a tenu à remercier la presse pour sa présence et compte sur le soutien de cette dernière afin de mobiliser le plus de personnes possible à participer à cette action caritative en achetant un billet pour participer à la soirée. L’éducation reste la fondation de toute société et il est important de donner à tout enfant les moyens de s’éduquer et d’être éduquer. Elle a aussi remercié les artistes tchadiens qui ont accepté de donner de leur temps pour cette cause et en particulier l’artiste Serge Beynaud qui a accepté de venir de manière bénévole participer à cet élan de solidarité à l’endroit des enfants. Chaque artiste a eu un temps de parole pour donner leurs motivations personnelles à participer à cette soirée tout en exhortant le public à venir massivement d’ailleurs, il y’aura du spectacle au rendez-vous comme a tenu à le souligner Serge Beynaud.
Serge Beynaud au point de presse © Saomagazine
« La cause des enfants est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur et d’ailleurs j’ai moi-même une fondation dont je ne pouvais que répondre favorable à cet appel de la Fondation Helping Hands (…) j’ai ramené toute ma team avec moi mes danseuses sont là, vous savez avec Serge Beynaud il y’a toujours du show ».
Les artistes et le comité d’organisation © Saomagazine
Le rendez-vous est donc pris pour demain 29 septembre 2018 dès 19h00 à l’hôtel Hilton de N’Djaména pour le 1er gala de bienfaisance de la Fondation Tchad Helping Hands.

Le show live de Moussa Aimé au Concept : un régal de mélodies

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Dans une dynamique de relance et de refresh, le Snack Bar Concept a mis à profit son esplanade en y faisant construire un podium qui depuis quelques temps maintenant accueille des artistes pour des shows live les weekends. Ce samedi 22 septembre 2018, c’est Moussa Aimé qui était à l’honneur  et pour l’occasion il a concocté une programmation digne de son talent vocal et de la polyvalence artistique qu’on lui connait.

Le concept ce samedi c’est plus de 400 personnes assises face au podium qui sont venues passer du bon temps entre amis et bibines et bien sûr écouter les mélodies et les reprises à la sauce Moussa Aimé. La proposition de Moussa Aimé était riche et variée, enchaînant titres dansants et mélodies jouant avec plusieurs registres musicaux dont il a la maîtrise.
Moussa Aimé sur la scène © Saomagazine
Le show a débuté avec le titre « Qui va changer », pour s’étendre en zouk sur le titre « Ne commence pas » , débouchant ensuite sur son fameux « Darna mafi waranass »  et enchaîner avec « Africa unissons-nous », car bien qu’ayant des capacités vocales exceptionnelles, Moussa Aimé reste un artiste aux textes très engagés. Il faut dire qu’il sait s’y prendre en matière de live pour ce jeune homme qui a passé presque toute sa jeune carrière derrière et devant la scène. Le titre « quand quelqu’un laisse » n’a fait que confirmer que Moussa Aimé est un homme de scène.
Mariam sur une reprise de « Diplôme » de Josey © Saomagazine
Un show live de Moussa Aimé c’est aussi des reprises originales de grands classiques d’autres artistes et ce fut le cas lors de cette soirée avec le titre « I am a lion » de Mawndoé pour lequel il n’a jamais caché son admiration. Un clin d’œil au Cameroun avec une reprise du grand et de regretté mémoire Tchana Pierre du titre salsa « Va-t’en » ; un premier détour en Côte d’Ivoire avec une revisite du hit « Diplôme » de Josey en featuring avec Mariam du groupe Matania qui a mis le public en ébullition.
Sultan encourageant Moussa Aimé © Saomagazine
Le temps d’une pause, le big Sultan est monté sur la scène pour remonter le temps avec le public et aller retrouver son classique « enfant soldat ». Comme la veille au concert de Daisson à l’IFT, Sultan a incité le public à toujours soutenir leurs artistes, en achetant leurs œuvres, en les suivant sur les réseaux sociaux, à aimer leurs vidéos sur les plateformes digitales car ils ont besoin de cette notoriété locale pour pouvoir s’exporter à l’internationale.
Bad Beach Man sur le podium © Saomagazine
Après Sultan c’est au tour de l’incontournable et omniprésent Bad Beach Man de prendre le podium en otage pour un petit show à la Hardaway. Le roi des handicapables comme il se fait appeler a aussi à son tour interpelé le public sur l’importance d’assister à des shows où l’entrée est payante. Payer pour assister aux shows des artistes c’est aussi leur permettre de mieux vivre de leur art.
Geneviève Matibeye sur la scène © Saomagazine
Le rossignol Geneviève Matibeye a aussi participé au show malgré qu’elle soit actuellement occupée par son atelier de création « Mon paah », elle est venue apporter son soutien à Moussa Aimé, lui qui a toujours répondu présent à ses sollicitations. De retour sur la scène, Moussa Aimé a enchainé : « Mami Wata », « où est la magie », « Série C » d’Espoir 2000 etc. Pour le show commencé à 20h, trois heures plus tard le public était toujours présent et toujours autant survolté, chose rare pourtant. Ce n’est surement pas la qualité des boissons qui a maintenu le public aussi longtemps sur place, c’est simplement l’expérience de Moussa Aimé.
Aperçu du public © Saomagazine
Ce show live de Moussa Aimé vient le confirmer comme étant un artiste de scène, qui s’est où et comment amener le public. Sa maîtrise et sa puissance vocale, multi-instrumentiste, humble et serviable, autant de qualité qui ont conféré à ce jeune le statut qui lui est propre aujourd’hui. Car, comme le reconnait ses collègues artistes il est toujours là quand on a besoin de lui et nous lui devons bien d’être aussi là pour lui.

Daisson signe la rentrée culturelle de l’IFT avec concert live et un nouvel album

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Le vendredi 21 septembre 2018 l’Institut Français du Tchad (IFT) a marqué sa rentrée culturelle avec un spectacle à la hauteur de l’évènement : le retour de Daisson sur la scène par un concert live doublé du lancement de son nouvel album « Wai Toché ». Une occasion que les fans, les mélomanes et les habitués de l’IFT ne pouvaient sous aucun prétexte manquer et la salle de spectacle affichait quasiment pleine à l’occasion. Cela faisait déjà plus de quatre (04) ans que Daisson était absent de la scène musicale tchadienne, lui qui fait partie des testamentaires du mouvement hip hop du 235 et sans doute le pionner du RnB à la tchadienne. Un style particulier bien à lui qui mélange savamment français et langues locales dans ses mélodies dansantes. Le MC Ricardo Labé a repris du service en lançant cette soirée, en remerciant ce fidèle public de l’IFT qui répond toujours présent lorsqu’il s’agit de soutenir la culture tchadienne et espère que cela ne cessera jamais. Après une première partie assurée par la nouvelle génération urbaine avec en ligne de pointe la pépite Everson, c’est un Daisson resté fidèle à lui-même que le public enchanté a acclamé l’arrivée sur scène. Le voyage musical proposé par Daisson était à la hauteur de son expérience et de son talent avec beaucoup de surprises réservées au public.
Daisson sur scène © Saomagazine
« Wai Toché » est le single sorti quelques mois plutôt et dont la promo a été faite sur les plateformes digitales et plusieurs radios locales et internationales. C’est aussi le titre phare de son nouvel album qui porte le même nom. C’est le titre qui a introduit le spectacle sur une sonorisation encore en vacances au grand désarroi des mélomanes qui s’agaçaient d’entrée de spectacle de sa qualité. Retour quelques cinq années en arrière avec l’un des classiques de Daisson « Fille de Taxi », l’un des titres qui a marqué les débuts de sa carrière solo. Un régal et un instant nostalgique pour le public qui commençait à se faire à l’idée de ne pas laisser la qualité de la sonorisation lui gâcher le plaisir de cette rentrée culturelle. Et la suite du spectacle n’allait justement venir chasser ce malaise.
Daisson et Sultan © Saomagazine
L’un des templiers du hip hop 235 s’invite sur la scène pour un duo avec Daisson ; il s’agit du Sultan et c’est sur un titre très cher au cœur des tchadiens : « le chemin de l’exil », on retrouve un Sultan très vif et tranchant au rap accompagné par la mélodie du refrain faite par Daisson, comme si tout à coup les micros avaient retrouvé leur santé. En y repensant, ça nous rappelle un autre « chemin de l’exil » où un certain Mawndoé berçait de ses mélodies les rimes tranchantes d’un certain Smarty le temps d’un Yeleen. Le Big Sultan a profité de l’instant pour présenter le nouvel album de Daisson tout en incitant le public à acheter le CD, seul moyen de soutenir l’artiste. Un appel qui a été suivi par le public Le spectacle est monté d’un cran et le meilleur était à venir.
Daisson et Ray’s Kim © Saomagazine
« Le Bilan », oui le fameux titre, à la seule évocation de ce titre le public est parti en liesse ! Le titre « le Bilan » est l’un des classiques de l’âge d’or du hip hop tchadien à une époque où un certain Rays Kim n’était pas encore Bunda Boss mais simplement un « rimes boss ». Son arrivée sur la scène a enflammé la salle. La joie des retrouvailles associée à la qualité du son. Un pur moment de partage avec le public devenu très bouillant.
Daisson et Anonyme © Saomagazine
Ce sera ensuite le tour d’Anonyme de rejoindre Daisson sur la scène pour le titre « 100 kelabas » présent sur le nouvel album, un titre très dansant portant bien la griffe d’Anonyme, l’artiste 3.0 très prolifique depuis quelques temps avec sa nouvelle pépinière de Marge d’Action.
Daisson et Imaam T © Saomagazine
Un autre templier en la personne d’Imaam T va retrouver la scène pour le titre « Esclavage », pour la fin du concert.
aperçu du public © Saomagazine
Hormis la sonorisation qui semblait n’être pas encore bien rodée pour cette rentrée culturelle, elle a tenu néanmoins toutes ses promesses, la majorité des artistes ont fait le déplacement pour l’occasion. La chaleur des échanges et des accolades après le spectacle témoigne à suffisance la bonne ambiance qui a prévalu à l’IFT ce soir. Il n’y a pas à en douter que l’IFT une fois de plus va rester au cœur de la vie culturelle du Tchad cette nouvelle saison.

Bonne rentrée culturelle à tous

Fiche Technique : Concert : Daisson Programmation :
  • Intro
  • Waitoché
  • Fille de Taxi
  • Chemin de l’exil ft. Sultan
  • Dos d’âne
  • Le Bilan ft Ray’s Kim
  • 100 Kelbas ft Anomyme
  • Jalousie
  • Rida Mérisé
  • Esclavage ft Imaam T
Chœur : Kolby Guitare Bass: Zamoby Batterie : Reckbell Piano: Aspirine Guitare solo: Eliazar

“SLAM & EVE”: Les Slamazones Prennent Le Pouvoir Le Temps D’une Soirée

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Officiellement clôturé hier avec la finale de la coupe de slam, les invités et la team d’organisation de la 4ème édition du festival international N’Djam s’enflamme en Slam se sont retrouvés le dimanche 29 octobre 2017 au Selesao Restaurant Lounge pour une dernière soirée spéciale “Slam & Eve”, concept mettant en scène les slameuses venues pour le festival.

En levée de rideau et pour la mise en condition, l’humoriste Ardo a installé de la bonne humeur avec des blagues préparés à sa sauce. On suivi les prestation d’Arnold le slameur venant de la RDC accompagné par Colby, et ensuite Melodji. Épiphanie en ouverture de Slam & Eve c’est Épiphanie, l’unique slameuse tchadienne qui a ouvert le bal avec un slam sur la poésie de la vie. Épiphanie est la seule tchadienne slameuse à ce jour. Sous le regard ébahi du public tchadien qui voit une jeune adolescente jouer avec les mots. Meriem la slameuse franco-anglo-arabophone algérienne. Meriem, la  slameuse algérienne a opté pour du slam en arabe, avec quelques mélodies en incrustation. Elle a slamé un plaidoyer sur l’artiste, un hommage à sa mère etc. Même si la majorité du public n’y a rien compris. Les explications données à la fin de sa prestation ont suffi pour comprendre la profondeur de son slam. Un instant de rap/slam avec Princesse Kadji la camerounaise Princesse Kadji, chanteuse, rappeuse et slameuse venue du Garoua est venu casser l’ambiance de berceuse qui s’était installée depuis la prestation de Melodji avec trois titres de son répertoire très dynamique. D’abord le Titre “Hommage” qui avait déjà conquis le public au concert, ensuite le titre “Respecte moi ou tais-toi”. Mariam la slameuse malienne à haut débit lyrical La benjamine des slamazones, venue tout droit du Mali arrive sur scène dans une tenue splendide, rapide dans la prose, on n’avait du mal à imaginer un débit de mots aussi important sortir d’une adolescente. Le public était sous l’admiration du talent de la jeune malienne, par ailleurs championne nationale de slam au Mali. Lydol la slameuse camerounaise en clôture. Elle était surement la plus connue et la plus attendue des slamazones, Lydol une ravissante jeune dame que l’Afrique a pu découvrir lors de la première édition de l’Afrique a un incroyable talent. Elle est arrivée avec un slam plus posée, portée par une voix douce et un regard captivant. Au même titre que Mariam la malienne, le public est tombée sous le charme. S’il est difficile de rapporter la quintessence d’une soirée de slam, il faut cependant dire que c’était une grande première pour la majorité des personnes qui ont fait le déplacement d’assister à ce type de soirée. Admiration, encouragement et fascination ont été les sentiments qui ont animé le public. De l’admiration pour des jeunes femmes qui osent, des encouragements pour que jamais elles ne baissent les bras.
La soirée s’est terminée d’abord avec des présents symboliques offerts par Big Joh à Epiphanie et à Croquemort, ensuite sur une longue litanie de remerciements de Croquemort à l’endroit de toutes les personnes qui ont participé, contribué activement à la réussite de cette édition de N’Djam s’enflamme en Slam. RDV est pris pour la coupe d’Afrique de slam au Tchad en 2018.

Lincy dévoile son nouveau single « C’ pa du game »

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Cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas eu de nouveauté de la part de Lincy depuis son single « Mon mariage », un zouk qu’elle a livré à son retour de la compétition Airtel Trace Music Star il y’a trois ans. Elle s’est ensuite présentée à la compétition The Voice Afrique francophone où elle n’est malheureusement pas allée plus loin que les auditions à l’aveugle. Mais cela n’enlève rien à l’immense talent qu’est Lincy. Elle a prêté sa voix dans plusieurs collaboration avec plusieurs artistes dont bien sûr Waïti, Samouraï, et plus récemment sur l’album « on vient crier » du groupe Kombattants. Alors qu’on ne s’y attendait, Lincy est annoncée à la soirée du festival Nirida Hip Hop 2018 et à la grande surprise de tous, elle nous livre durant la soirée en exclusivité son dernier tube « C’ pa du game ». Lyric, émotion sur scène et performance vocale son au rendez-vous. On retrouve Lincy qu’on a connu des 5ans plutôt avec son titre « L’impasse ». Nous vous livrons ici en exclusivité une version plus soul dudit single qu’elle a fait en live lors de la soirée spéciale organisée par le Restaurant Selesao en l’honneur de l’équipe nationale tchadienne de basketball. Un vrai kiff, il n’y a rien à redire, Lincy est de retour.

En marche pour une nouvelle vision de miss Tchad, édition 2019

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Le Comité National Miss Tchad (CONAMIT) a animé un point de presse, le 05 septembre 2018, dans la salle de réunion de l’hôtel Radisson Blu, en prélude du grand événement miss Tchad 2019.

Depuis près de deux décennies, l’on assiste à l’élection de miss Tchad, un évènement vu sur le plan national et international. Mais après les couronnements de la plus belle fille du Tchad de 2017 et 2018, ce rendez-vous qui est pour les Tchadiens un moment important, surtout sur le plan culturel, n’a pas eu lieu. Ce retard est dû à la crise économique que traverse le pays, aux manques de financement et sponsors, etc. Pour répondre présent, et faire évoluer cet événement tant attendu par les amoureux de la culture, le Comité National Miss Tchad (CONAMIT), a fait appel à des compétences nouvelles pour offrir une qualité de prestation susceptible aux attentes du publique mais aussi des candidates, a déclaré Yousra Koulamallah, présidente du CONAMIT. Le CONAMIT est une structure indépendante et privé qui, aura désormais une lourde charge d’organiser « Miss Tchad ». À l’instar des élections de « Miss Tchad » précédentes, le CONAMIT met l’accent sur cet événement, suivant un planning rigoureux élaboré sur une période d’au moins huit mois, excepté pour l’année 2019, en raison de la reconnaissance tardive de la nouvelle structure. Selon la mission du comité d’organisation, son rôle c’est d’abord d’offrir au public tchadien, un événement de taille qui va faire la fierté du Tchad. Et aussi, de faire la promotion de la gente féminine, mais surtout, promouvoir la beauté de la femme tchadienne sur le plan national qu’international, a informé la présidente du CONAMIT. « Le CONAMIT est une association, parce que nous ne travaillons pas seul car il englobe tout le monde. Nous avons besoin de la participation directe et active du public. Nous n’allons pas nous focaliser ici à N’Djamena mais nous allons travailler sur toute l’étendue du territoire. Il y aura la formation des candidates dans les régions du Tchad avant leur acheminement sur N’Djaména. Donc nous avons beaucoup de choses à faire et tout le monde peut mettre la main dans la pate car, l’événement de « Miss Tchad » nous concerne tous.», a souligné Yousra Koulamallah. Il faut signaler que cette relance des activités en prélude de l’élection de « Miss Tchad » va désormais être la principale préoccupation pour tous les amoureux de la culturelle afin de mieux crédibiliser cet événement et lui donner la dimension tant attendue par les Tchadiens.
Raïssa Ngarsitibaye

4ème Forum annuel de l’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu annoncé pour le 25 octobre 2018

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La Fondation Tony Elumelu (TEF), la plus importante organisation philanthropique d’Afrique axée sur l’entreprenariat, a annoncé la date du 25 octobre 2018  pour son Forum annuel sur l’entrepreneuriat.
Le plus grand rassemblement d’entrepreneurs de tout l’écosystème entrepreneurial réunira plus de 5 000 entrepreneurs, investisseurs mondiaux, dirigeants des secteurs public et privé africains et organisations de développement au Federal Palace Hotel, à Lagos. L’événement offre une occasion unique pour générer des idées, créer des réseaux et réunir les décideurs et le secteur privé dans un esprit de débat et d’interaction approfondis. La promotion 2018 du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu, ainsi que des mentors et des partenaires seront présents à l’événement qui marquera l’apothéose de leur programme de formation intensif de douze semaines.
Fidèle à la tradition de la Fondation qui consiste à rapprocher les politiciens de la nouvelle génération de jeunes femmes et hommes d’affaires qui façonnent l’Afrique – comme plus récemment avec le Président Emmanuel Macron de France – le Forum comportera une séance interactive avec le Président Uhuru Kenyatta du Kenya et le Président Nana Akufo-Addo du Ghana, séance qui sera animée par le Promoteur de TEF, Tony O. Elumelu
Le forum connaîtra également le lancement de TEFConnect, la plus grande plateforme numérique au monde destinée aux entrepreneurs africains et dédiée à la connexion entre les entrepreneurs africains et de l’écosystème de l’entrepreneuriat.
Le Promoteur de TEF, Tony O. Elumelu, a déclaré: “En seulement quatre ans, nous avons eu un impact direct sur 4 460 entrepreneurs et nous commençons à en voir les résultats: création d’emplois, effets positifs connexes, mais surtout la reconnaissance que le bien-être économique de l’Afrique est entre les mains des entrepreneurs: femmes et hommes, grands et petits – ils sont le moteur de la transformation de notre continent. Nous allons les défendre et les célébrer. Cette année, nous atteignons une échelle et un impact importants. Nous avons reçu plus de 150 000 candidatures en 2017, contre 20 000 en 2015. Nous en appelons désormais à la génération actuelle des Africains à succès et d’autres partenaires à collaborer avec nous pour voir comment nous pouvons tous créer davantage d’impact, transformer véritablement des millions de vies et augmenter le nombre d’histoires inspirantes que nous entendrons lors du rassemblement à Lagos”.
La Directrice Générale de TEF, Parminder Vir OBE, a déclaré: “Le Forum d’entreprenariat de TEF est le seul événement sur le continent à rassembler l’ensemble de l’écosystème de l’entrepreneuriat africain, démontrant notre engagement à capter tout le continuum – les entrepreneurs eux-mêmes, les gouvernements qui doivent créer un environnement propice, le capital, les conseils et, peut-être le plus important, l’accès et le réseautage”.
Inspirée par la philosophie économique de l’Africapitalisme de Tony Elumelu et sa vision consistant à institutionnaliser la chance et à démocratiser les opportunités pour une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, la Fondation Tony Elumelu a mis en œuvre l’un des programmes d’entrepreneuriat les plus ambitieux au monde.
Le programme d’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu est un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans pour identifier, former, encadrer et financer 10 000 entrepreneurs africains. Son objectif est d’investir dans des entreprises qui créeront au moins 1 000 000 de nouveaux emplois et généreront annuellement au moins 10 milliards de dollars de revenus supplémentaires en Afrique. A sa 4ème édition, le programme d’entreprenariat de TEF a permis à 4 460 entrepreneurs de réaliser un investissement total de 20 millions de dollars, dont 4 000 directement financés  par la Fondation, tandis que les 460 restants l’ont été par les partenaires de la Fondation

Saomagazine, un nouveau magazine culturel pour le Tchad

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Comme une justification de l’absence surement remarquée de mes dictées depuis un certain temps, je viens vous présenter la raison fondamentale. Il était question pour moi de finaliser le projet saomagazine.com, en gestation depuis deux ans et dont les contractions devenaient de plus en plus insistantes. En fait au fil du temps et au contact de certaines réalités propres au Tchad, le projet a évolué, a muté, à même changer de sexe par moment pour à la fin donner naissance à une entité androgyne, à cheval entre l’idée de départ et celle d’arrivée. Saomagazine, un magazine plutôt qu’un portail culturel Au départ, nous voulions d’un portail culturel, avec un large éventail de ressources et de services accessibles aux acteurs culturels tchadiens qui leur seraient utiles et bénéfiques. Seulement voilà, le portail aurait nécessité préalablement un énorme travail de collecte de données que nous avons commencé bien sûr. Mais, comment faire lorsque 75% des données collectées ne sont que de source orale ? Aucun support physique n’existant pour être numérisé ? Telle est la première équation compliquée qui s’est imposée à nous. En plus de cela, un portail culturel est avant tout un espace communautaire, où toute une communauté s’implique pour renflouer le portail d’informations utiles. Ce qui implique l’implication des acteurs culturels à s’enregistrer sur le portail, à créer des espaces personnalisés et aussi les alimenter, une tâche à laquelle ils ne sont pas prêts à consacrer du temps ici au Tchad. Déjà, peu d’entre eux trouvent le temps pour simplement alimenter un compte Facebook, comment pourront-ils alimenter un portail culturel ? Disposons-nous (la team saomagazine) des ressources nécessaires pour parcourir les 1,284 million km² du Tchad pour collecter les données du patrimoine culturel tchadien ? Le temps nous le dira. Saomagazine.com est un point de départ, une éprouvette de la culture tchadienne. C’est donc armé de beaucoup de volonté et riche des expériences passées que nous avons décidé de mettre la culture tchadienne dans une éprouvette du laboratoire numérique et digital. Il faut commencer, oui il faut bien commencer à un moment, et c’est ce que nous avons décidé de faire. En exploitant les données passées que nous disposons chacun dans nos bibliothèques numériques et en continuant de récolter des données du présent, en se préparant pour celles futures. Nous maximisons sur les volontés qui se manifestent, nous suscitons la curiosité des artistes, nous les incitons à se débarrasser de ses vieilles habitudes à la peau très dure afin de nous donner matière à promouvoir, à pérenniser et à vulgariser. Saomagazine.com fait et fera son chemin loin des actualités politico-religieuses. Saomagazine.com ne traite ni de politique, ni de religion. Nous pensons qu’il existe à ce jour suffisamment de sites internet qui traitent à longueur de journée, chacun selon ses accointances de ses sujets. Il existait un vide dans le traitement et la vulgarisation de la culture et de l’art tchadien à l’échelle de tout un site internet qui y est totalement et exclusivement consacré. La nature ayant horreur du vide, voici donc saomagazine.com qui se positionne. Cultiver le monde sur le Tchad, cultiver le Tchad sur le monde, telle est notre mission Je ne cesserai jamais de le répéter, la culture est le premier levier de développement d’une société. La culture est la porte d’entrée d’un pays, le miroir via lequel autrui nous regarde et nous apprécie. En l’absence de culture, de culture propre à notre identité, on se perd dans les influences culturelles venues d’ailleurs, qui se bousculent à nos portes à travers l’internet et la télévision. Nous allons aussi présenter notre culture au monde, afin qu’il sache que le sao n’est pas seulement le guerrier de l’Afrique, mais aussi un homme de culture. La tâche ne sera pas facile tout simplement déjà à cause d’1Go d’internet qui coute 12 000 FCFA (pour nous qui parions beaucoup sur du contenu vidéo) et ensuite parce qu’il faut bousculer les artistes dans leurs habitudes. Mais nous sommes confiants. visitez www.saomagazine.com et rendez-vous aussi sur les comptes FacebookTwitter,Instagram et Youtube et découvrez un autre Tchad.

#Spécial: Les clips cartes postales du Tchad

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Nous sommes le 11 août, jour de fête de l’indépendance et pour l’occasion, nous avons décidé de vous présenter les clips vidéo qui présentent le Tchad que beaucoup ne connaissent pas.

c’est parti pour notre petite voyage musicale Danapih & Prince Dee –  Tchad béni https://www.youtube.com/watch?v=q-4KULiIzpM la collaboration de Danapih et Prince Dee est un véritable hymne tchadien qui vante les ressources dont disposent le Tchad même si c’est pas assez imagé dans le clip mais les paroles suffisent. 2. Cidson Alguewi – Color of Tchad https://www.youtube.com/watch?v=Bab0FxE6UjE Cidson dans ce titre chante la diversité de la culture tchadienne, il chante même plusieurs dialectes sur ce titre. Une chanson excellente et rassembleuse qui fait danser le Tchad du nord au sud. Le clip est signé Seif Abdelkerim (Motion Picture) 3. Anonyme – Ma ville https://www.youtube.com/watch?v=mmrBlxownm8 Le titre « ma ville » du rappeur Anonyme est l’une des meilleures cartes postales de la ville de N’Djaména. Issu de son album « Chroniques de terres arides », c’est une véritable balade dans la ville de N’Djaména. Le clip est signé Shamack Allahramadji. 4. Mawndoé – Mara Zene https://www.youtube.com/watch?v=VzONohoh2ic Issu de l’album « Ky Dan C », le clip du titre Mara Zene a été réalisé par Serial Kill de Agence Light de la Côte d’Ivoire, la qualité des prises de vues et aussi la présence du célèbre tchadien Youssouf Djaoro suffisent à faire du clip de Mawndoé une carte postale tchadienne. 5. D6bel – Zoumbete https://www.youtube.com/watch?v=J6ZNADOz2Rc Le titre et le rythme seulement du morceau du trio D6bel suffisent à être dans cette sélection. Le groupe lançait alors le single et la danse Zoumbete (la danse de la femme qui puise de l’eau dans un puit). Le clip est l’oeuvre de Dominique Messende (Mesco) et Gaby Kada (Bokal) tourné entre N’djaména, Bongor, Moundo, Abéché etc. C’est sans doute à ce jour le clip ayant été dans le plus grand nombre de villes tchadiennes. 6. Ray’s Kim – Clandoman https://www.youtube.com/watch?v=mi-mYq3z-WY Comme la plupart des grandes villes africaines d’Afrique francophone, il y’a les moto taximen communément appelés clandoman. Le Bunda Boss Ray’s Kim a pensé à eux dans ce titre issu de son album « Bunda » sorti en 2016. Le clip est signé African Kings d’Akabit. 7. Daisson – Fille de Taxi https://www.youtube.com/watch?v=qGosyFwm3qo Sorti en 2013, le titre du classique « fille de taxi » du chanteur RnB Daisson est une réalisation du jeune Aboubar Kofia. Surement la première véritable balade en taxi dans la ville de N’Djaména, 4 ans plus tôt que celui d’Anonyme dans « ma ville ». La qualité est au rendez-vous.