C’est via un message laissé sur sa page officiel que l’artiste tchadien Mtato Did’s a lâché l’information selon laquelle il ne participera plus à la saison 3 de l’émission The Voice Afrique Francophone saison 3. Pour des raisons qu’il libre lui-même dans sa publication que nous vous retransmettons fidèlement.
Lettre de démission à The Voice.
Bonjour, je suis Mbairesngar Tatolngar candidat TVAF3-Tchad.
Je viens par le présent e-mail donner ma démission par rapport à ma participation à the voice saison3 dont j’ai eu le plaisir d’être retenu. Pour beaucoup de raisons dont le fréquent report de date de l’émission, mon mon manager est en France. Sachant que l’équipe the Voice ne prend en compte que les passagers venant d’Afrique. Toutes les fois qu’on achète le billet d’avion, on demande des congés à fin de prendre part ça n’a jamais réussi dont on a perdu plus 500€ dans les prepas du voyage sachant que ceci n’est remboursable. Une autre raison aussi à soulignée par rapport à la liste de chanson proposée et annulée. Je suis un artiste musicien/chanteur, auteur compositeur, j’ai travaillé un certain registre de musique que je connais ce que je peux faire de mieux sur scène et ce que je ferai pas du tout de bien …un exemple de mon choix dans la liste proposée c’était Henri Dikongué et l’équipe technique me demande de chanter Serge Benau dans Babatchai… Les deux n’ont rien de registre de musique en commun et moi je me vois pas entrain de chanter du coupé décaler et jouer la scène et surtout donner une certaine ÉMOTION qu’il faut en performance vocale. Je sais d’avance que je m’humilierai sur ce plateau et bien je me vois dans l’obligation de démissionner.
Je réitère ici mes sincères reconnaissances remerciements et respects à toute l’équipe the voice pour m’avoir choisit comme candidat. Je continuerai dans ce même lancé de travail en espérant d’autres opportunités qui se présenteront à moi.
Bonne organisation et bonne chance à tous mes amis (es) candidats(es).
Mbaïresngar TATOLNGAR Didier.
Imag’in festival solidaire a donné le coup d’envoi officiel de ces activés qui vont se dérouler du 09 au 15 décembre 2019.
Le lycée Felix Eboué, premier site de sensibilisation du festival Imag’in solidaire a abrité dans la matinée du 09 une foule majoritairement jeune. L’idée de ce festival Imag’in est né de cette l’intuition que la jeunesse a un rôle à jouer pour l’intérêt général. Cette jeunesse pour qu’elle évolue, elle doit se faire entendre, qu’on lui donne la chance, possibilité de participer et d’agir. Pour cela, il faut une jeunesse saine sans maladie, bien plus, le virus du sida qui freine les ambitions.
Le choix de ce premier site n’est pas le fruit du hasard, car dans la cours du lycée il y a eu une jeunesse consciente qui a répondu présent au rendez-vous. Il y a eu les artistes musiciens, les humoristes, les slameurs ainsi que les associations qui ont la même vision qu’est celle de rester sur les gardes car le sida rode toujours. La stratégie de sensibilisation utilisé était le sketch des humoristes tchadiens qui ont choisi des thèmes relatifs à la lutte contre le virus du sida. « Si j’ai un conseil a donné c’est de dire à tous ceux qui sont ici de prendre conscience, de ne pas avoir honte de dire à son partenaire de se protéger nous faire abréger nos rêves et projets », a conseillé l’artiste Afrotonix.
La sensibilisation a continué avec une caravane avec tous les artistes musiciens ainsi qu’avec quelques membres des associations pour faire passer le message. Le festival Imag’in a fait le choix de fédérer et mobiliser les bonnes énergies autour des événements festifs et solidaires d’envergure. Jeunesse motivée, artistes engagés ensemble pour un Tchad sans le sida.
Le Festival Solidaire Imag’in, fondé en France précisément à Tours, se tiendra à N’Djamena du 09 au 15 décembre 2019. Ce festival qui est un grand rendez vous des amoureux de l’art, la musique et le talent est né à Tours, proposant un cadre atypique de découverte de talent et des artistes confirmés au public chaque année.
Venant au secours des vulnérables, Imag’In festival fait le choix de mobiliser les médias, les artistes, les décideurs et les jeunes motivés de partout autour d’un thème, un mot d’ordre: « Vers une génération sans le VIH/SIDA au Tchad » avec pour objectif d’éduquer et prévenir par le biais de la culture.
Au cours de cet événement, plusieurs activités sont prévues: des caravanes de prévention dans les arrondissements, un forum de plaidoyer et deux concerts; le premier au Radisson Blu le 14 décembre et le second au stade de Paris-Congo le 15 décembre avec les artistes du Tchad; Cidson, Baton Magic, Anomyne, Moussa Aimé, Criss John, Obie G, Say BAA, Alhadj Tawa, Colonel Dinar, Crazy Missy; et le Franco congolais Hiro comme tête d’affiche.
Le festival international Mboum existe il y’a maintenant sept années. Au fil des éditions, le festival a grandi et est devenu un festival international, mettant ensemble les Mboum du Tchad, du Cameroun et de la RCA. Une prouesse qui est souvent éclipsée par l’effervescence et l’engouement du public pour l’une des composantes de ce festival. Les danseuses Mboum de Mbaibokoum. A chaque fois, la question de la danse de ces adolescentes à poitrine découverte revient toujours sur le tapis? Est-elle bonne ou mauvaise? Est-ce une exploitation abusive de l’image des adolescentes à des fins égoïstes? Que se passerait-il si désormais ces danseuses se couvraient la poitrine?
D’entrée de jeu, il serait maladroit de porter un jugement sur le festival Mboum et ses néophytes aux seins découverts sans se renseigner sur les combats menés par l’Association Monts de Lam et sa présidente Eugenie Laoula à travers ce festival. Des batailles menées avec très peu de moyens et qui pour la plupart ont d’une certaine façon ont déjà abouties.
La lutte contre l’excision
La danse des jeunes filles de Mbaïbokoum est une danse qui marque la fin d’une période initiatique. le passage de l’adolescence à la « maturité » du moins du point de vue scientifique car elles entrent en puberté. Ce rite initiatique est l’un des rares rites féminins qui se pratique sans excision. Même si les scarifications sont toujours présentes, elles se pratiquent désormais en suivant un certain nombres de règles d’hygiène pour éviter aux jeunes filles de développer des infections.
La réunification du peuple Mboum
L’histoire coloniale a dispersé le peuple Mboum à travers plusieurs pays d’Afrique. L’un des objectifs majeurs du festival était d’arriver à rassembler les mboum à travers ce festival. Aujourd’hui un triangle s’est formé entre les mboum du Tchad, du Cameroun et de la RCA. L’édition 2018 du festival s’est tenue à cet effet à Ngaoundéré au Cameroun et la prochaine édition devrait se tenir en terre centrafricaine. Voilà une autre des victoire du festival Mboum.
L’action sociale derrière le festival
Beaucoup ne le savent certainement pas mais une grande partie des fonds récoltés lors du festival Mboum sont reversés aux participants. Une action sociale non négligeable lorsque l’on sait quelles sont les conditions de vie dans l’arrière pays. Les participants repartent avec de l’argent mais aussi avec des produits de première nécessité.
On ne va pas cependant nier le fait que 80% du public se déplace pour venir voir les néophytes balancer leurs jeunes poitrines. Que peut-on y faire? Devrait-on pour autant couvrir les poitrines de ces jeunes dames? Au nom de quelle valeur devrait-on le faire? Nos nouvelles mœurs imposées par la société moderne devraient-elles primer sur les valeurs traditionnelles du peuple mboum? Là est tout le débat.
Certains réseaux sociaux ont d’ailleurs déjà tranché sur les questions de nudité, n’acceptant plus que les parties génitales soit publiées (sauf dans certaines conditions). Une décision qui peut se comprendre dans le cadre de la lutte contre la cyber pornographie, la pédophilie et j’en passe.
Le public garderait-il le même engouement pour le festival dès l’instant que les jeunes filles danseront à poitrines recouvertes? Difficile de répondre à cette question. Il reste cependant fondamental que les personnes qui jusqu’ici apportent leur soutien à ce festival doivent garder en esprit toutes les valeurs et les combats en toile de fond derrière ce festival.
C’est par un point de presse ce matin à l’hôtel Radisson Blu que la ministre du développement touristique, de la culture et de l’artisanat, Mme Madeleine Alingué et le coordonnateur de l’Office National de la Promotion du Tourisme et de l’artisanat(ONPTA), M. Abakar Rozi Teguil ont annoncé la tenue de la seconde édition du Festival Dary du 21 décembre 2019 au 04 janvier 2020.
Après une première édition bien réussie qui a vu la participation des 23 provinces et une foule immense des visiteurs chaque jour, le Ministère réitère le projet en apportant encore plus d’activités; la danse folklorique, le défilé traditionnelle, l’air de jeux, la gastronomie tchadienne et du monde entier, les jeux tombola, les compétitions culturelles, les roads shows, les expositions et quatre dates des concerts géants.