L’artiste Mtato Did’s ne participera plus à The Voice saison3

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C’est via un message laissé sur sa page officiel que l’artiste tchadien Mtato Did’s a lâché l’information selon laquelle il ne participera plus à la saison 3 de l’émission The Voice Afrique Francophone saison 3. Pour des raisons qu’il libre lui-même dans sa publication que nous vous retransmettons fidèlement. Lettre de démission à The Voice. Bonjour, je suis Mbairesngar Tatolngar candidat TVAF3-Tchad. Je viens par le présent e-mail donner ma démission par rapport à ma participation à the voice saison3 dont j’ai eu le plaisir d’être retenu. Pour beaucoup de raisons dont le fréquent report de date de l’émission, mon mon manager est en France. Sachant que l’équipe the Voice ne prend en compte que les passagers venant d’Afrique. Toutes les fois qu’on achète le billet d’avion, on demande des congés à fin de prendre part ça n’a jamais réussi dont on a perdu plus 500€ dans les prepas du voyage sachant que ceci n’est remboursable. Une autre raison aussi à soulignée par rapport à la liste de chanson proposée et annulée. Je suis un artiste musicien/chanteur, auteur compositeur, j’ai travaillé un certain registre de musique que je connais ce que je peux faire de mieux sur scène et ce que je ferai pas du tout de bien …un exemple de mon choix dans la liste proposée c’était Henri Dikongué et l’équipe technique me demande de chanter Serge Benau dans Babatchai… Les deux n’ont rien de registre de musique en commun et moi je me vois pas entrain de chanter du coupé décaler et jouer la scène et surtout donner une certaine ÉMOTION qu’il faut en performance vocale. Je sais d’avance que je m’humilierai sur ce plateau et bien je me vois dans l’obligation de démissionner. Je réitère ici mes sincères reconnaissances remerciements et respects à toute l’équipe the voice pour m’avoir choisit comme candidat. Je continuerai dans ce même lancé de travail en espérant d’autres opportunités qui se présenteront à moi. Bonne organisation et bonne chance à tous mes amis (es) candidats(es). Mbaïresngar TATOLNGAR Didier.

lancement officiel de la campagne de sensibilisation du Festival Solidaire Imag’In

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Imag’in festival solidaire a donné le coup d’envoi officiel de ces activés qui vont se dérouler du 09 au 15 décembre 2019. Le lycée Felix Eboué, premier site de sensibilisation du festival Imag’in solidaire a abrité dans la matinée du 09 une foule majoritairement jeune. L’idée de ce festival Imag’in est né de cette l’intuition que la jeunesse a un rôle à jouer pour l’intérêt général. Cette jeunesse pour qu’elle évolue, elle doit se faire entendre, qu’on lui donne la chance, possibilité de participer et d’agir. Pour cela, il faut une jeunesse saine sans maladie, bien plus, le virus du sida qui freine les ambitions. Le choix de ce premier site n’est pas le fruit du hasard, car dans la cours du lycée il y a eu une jeunesse consciente qui a répondu présent au rendez-vous. Il y a eu les artistes musiciens, les humoristes, les slameurs ainsi que les associations qui ont la même vision qu’est celle de rester sur les gardes car le sida rode toujours. La stratégie de sensibilisation utilisé était le sketch des humoristes tchadiens qui ont choisi des thèmes relatifs à la lutte contre le virus du sida. « Si j’ai un conseil a donné c’est de dire à tous ceux qui sont ici de prendre conscience, de ne pas avoir honte de dire à son partenaire de se protéger nous faire abréger nos rêves et projets », a conseillé l’artiste Afrotonix. La sensibilisation a continué avec une caravane avec tous les artistes musiciens ainsi qu’avec quelques membres des associations pour faire passer le message. Le festival Imag’in a fait le choix de fédérer et mobiliser les bonnes énergies autour des événements festifs et solidaires d’envergure. Jeunesse motivée, artistes engagés ensemble pour un Tchad sans le sida.

KKJ, désormais Mr K vient de célébrer ses 20 ans de carrière

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Comme annoncé depuis plusieurs semaines, Mr K a offert un spectacle à son public pour la célébration de ses 20 ans de carrière. Pour cette grande messe, l’artiste et son équipe se sont donnés afin que ce spectacle soit aux couleurs et à la hauteur de ces longues années de parcours dans la musique ; Un podium bien décoré et éclairé, l’espace bien propre et des accessoires bien ordonnés telle une soirée de Gala ou de mariage, ce dispositif qu’on ne retrouve pas souvent dans les concerts hip hop surtout. Comme il l’a affirmé au cours de la conférence de presse qu’il a tenu une semaine avant : « Je veux viser maintenant plus grand et surtout l’international », Mr K a tenu parole et même la communication autour cet événement a été diffusée sur Trace Tv, qui a une visibilité forte dans le showbiz. Tous ces investissements étaient ils en sa faveur ? A-t-il offert un spectacle à la hauteur ? Nous avions prit part à cette messe et voici en quelque ligne notre point de vue.
Dj Boum & Prophet DaShit sur la scène © Saomagazine
Comme la plupart des concerts au Tchad le respect de l’heure de début reste un des grands problèmes qui décourage les mélomanes. Pour ce public venu nombreux plus tôt afin de ne rien rater, il a fallu trois heures d’attente avant que ledit concert ne commence dans une ambiance un peu morose sachant qu’on est déjà en période de froid. Quelques mélomanes fatigués d’attendre rentraient pendant que l’écurie des jeunes du Syndicat Toumaï Rap ouvrait le bal. Ces avant scènes bien gerées par Tchoppa le Mythe – lauréat Ndjam vi 2019 – le groupe Kombattants et le slameur M-Res et dans un enchainement bien organisé, DJ Boum, Soul Vip, Prophet Da-shit et Imaam T viennent planter le décor nous remémorant le Rap des années 90 surtout que son public était composé des partenaires de l’événement et personnalités qui ont vécu cette période. C’est après une heure d’ambiance hip hop américain que Mr K entre en scène sous des ovations du publique. En treillis militaire, tel un guerrier, il fait son concert en deux parties avec Cinq titres au premier et plusieurs de ses classiques et de la danse en seconde parties. Cette célébration de 20 ans de carrière est marquée par la sortie d’un maxi single de trois titres disponible depuis le 30 novembre. L’organisation de ce concert était un succès malgré le retard accusé, ce qui a causé le départ de convive peu après la première partie de prestation de l’artiste. Le tort n’émane qu’aux organisateurs des événements et surtout celui-ci. Le public est là, il a juste besoin d’être orienté, éduquer et mener en bateau.

[deCLIPtage] Marge Dac familly – ça se comment?: où est passé le panafricanisme?

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Le clip du titre ça se passe comment des artistes du label Marge d’Action Familly a été mis en ligne sur YouTube aujourd’hui après un teaser qui a fait du bruit sur les réseaux sociaux. Dans le communiqué de presse que nous avons reçu relatif à la sortie du clip le label décrit clairement la démarche artistique de ce clip vidéo: « lancer un appel à tous les jeunes d’Afriqueà la construction dans l’unité et la fierté africaine. » Pour ne pas être trop long, on va s’en tenir de décrypter des éléments essentiels: commençons: La miniature du clip n’est pas représentative de l’esprit du clip
Miniature du clip ©Marge Dac Family
Pour un clip où l’on met en avant le panafricanisme et la fierté d’être africain, on se serait attendu à avoir une miniature qui présenterait les quelques drapeaux présents dans le clip avec une place de choix pour le drapeau tchadien. Beaucoup néglige la plupart du temps le choix de la miniature du clip et comme son nom l’indique la miniature du clip est l’image qui serait la plus représentative du clip. Donc Alix entrain de faire comme si elle veut pleurer avec un miroir en main là… Parlons justement de la part belle du Tchad. le choix du lieu de tournage: à défaut de le faire au Tchad, trouver un endroit « neutre » Le clip vidéo musical est avant tout un élément de promotion culturelle qui doit d’abord servir au pays de l’artiste. On essaye de comprendre le panafricanisme de la musique mais ça fait trois clips d’affilé de Marge d’Action tournés au Cameroun (Passer Dessus et Juste ça). Le lieu choisi en plus a déjà été le lieu de tournage d’une dizaine de clips à succès camerounais (Franko, Magasco, Janéa, Mink’s et bien d’autres). C’est pas le lieu le plus discret en tout cas. Il aurait été préférable de faire le choix d’un lieu très peu connu à part si l’objectif de Marge d’Action Family est de se positionner comme les meilleurs artistes  urbains de la diaspora tchadienne. Un gros effort à faire au niveau des tenues et les africaniser Une fois de plus, le clip vidéo est un support de promotion culturelle et ça passe aussi par les tenues.  Le Tchad comme la plupart des pays africains regorgent désormais de jeunes stylistes créatifs et originaux qui aujourd’hui font des tenues africaines très urbaines. Plus besoin de s’encombrer des « américanités » bomber, et pull-over d’universités américaines. Nous avons trouver dommage que le plan où les artistes ont mis justement ses tenues ne soit pas aussi exploité que l’autre plan. Du coup cette partie passe inaperçu. Pour le reste… Qim Xed a la meilleure présence à l’écran, le réalisateur a fait avec lui les meilleurs valeurs de plan. C’est surement le seul qu’un inconnu pourrait reconnaître en route après visionnage de ce clip. Etant le premier clip d’ensemble du label, c’est la carte de visite du label donc la logique aurait voulu que l’on ait des plans serrés des différents membres du label. Cela aurait sûrement fait encore plus ressortir l’absence du boss du label qui en plus est le lead vocal sur le refrain. L’on est plus proche d’un streetclip que d’un véritable clip vidéo, ce support qui est censé bonifier la musique. Aucune histoire, aucune véritable démarche artistique ne se dégage du clip. Seule la présence de différents drapeaux africains donnent une certaine personnalité au clip (une chose pas nouvelle en plus dans les clips africains). Démarche artistique: 2/5 Valeur des plans: 2/5 Qualité de l’image: 3/5 Mise en scène: 2/5 Note du clip 9/20 Regardez le clip et faites vous-même votre décliptage: https://www.youtube.com/watch?v=e2oXOH5AvrI

Meet Afrotronix à l’Institut Français du Tchad: L’objectif pour moi est d’inspirer la jeunesse

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Comme annoncé, l’artiste Afrotronix était présent l’après-midi du mardi 03 décembre 2019 à l’Institut Français du Tchad (IFT). Plus qu’une conférence de presse, ce fut un moment d’échanges et de partage avec la presse et les jeunes qui sont venus à la rencontre de l’artiste aux multiples récompenses. La salle multimédia de l’IFT était pleine pour cette ultime rencontre, avec un programme bien établi: Les mots d’introduction d’usage du Directeur, de l’IFT, l’introduction et la présentation des différentes récompenses par l’Afrotronix lui-même, un mot de l’organisateur du festival Imag’In, l’instant questions-réponses, la diffusion de quelques vidéos de l’aventure AfrotroniX et enfin les prises de photos avec l’artiste.
le Directeur de l’IFT aux côtés d’AfrotroniX ©Saomagazine
Dans son propos d’introduction, le Directeur de l’IFT s’est dit agréablement surpris de voir autant de monde à cette rencontre, de quoi réfléchir sérieusement à une programmation de l’AfrotroniX sur le podium de l’IFT. Il s’est dit honorer de recevoir au sein de l’institut un artiste d’un tel calibre avant de souhaiter à tous de passer un moment enrichissant avec l’artiste Afrotronix. Afrotronix dans sa prise de parole s’est dit très honoré et surtout ému de se retrouver à l’IFT, un endroit qui l’a fait rêver lorsqu’il n’était encore qu’un gamin du quartier Paris Congo avec plein de rêve dans la tête. Il a cependant rappelé à l’endroit de Directeur de l’IFT qu’il a déjà eu à jouer au sein de l’IFT lors du festival  international Ronel Jazz avec H’Sao avant d’entrer dans le vif du sujet. De la suite des échanges, voilà essentiellement ce qui en ressort. Quatre trophées remportés et des prestations XXL à travers le monde.
les trophées d’Afrotronix © Saomagazine
Afrotronix cette année a remporté trois prix: Le Prix SOCAN de l’artiste de l’année décerné par la société canadienne des droits d’auteur, le prix Gala Dynastie de l’excellence noire au Canada, et deux prix Afrima (All Africa Music Awards) du Meilleur artiste Electro avec Mannobeats et celui de Meilleur artiste de la diaspora. Prix dont il est le plus fier. Aux côtés de ces prix, il retient aussi une année pleine durant laquelle il n’a cessé de tourner. Il garde particulièrement en souvenir les prestations les plus marquantes au Brésil, en Italie et au Chili où il a été face à 100 000, 80 000 et 60 000 personnes qu’il a fait danser et chanter aux rythmes du Tchad. Artistiquement, AfrotroniX doit tout au Tchad Si le Canada reste la terre qui l’a mis dans les conditions d’exploser et de s’exporter à travers le monde, AfrotroniX tient cependant à rappeler que toute son inspiration artistique lui vient du Tchad. « L’authenticité de ma musique est tchadienne, je valorise les rythmes tchadiens auxquels j’ajoute de l’électro ». Telle est la formule artistique gagnante d’AfrotroniX et il ne compte pas s’arrêter. Il le convie, il est actuellement entrain de parcourir le Tchad à la redécouverte des rythmes tchadiens qui constitueront le ciment de son prochain album. Inspirer la jeunesse et transcender les différences communautaristes tchadiennes à travers ma musique. Telle est la démarche artistique d’Afrotronix, qui se ressent autant à travers son code vestimentaire et sa musique. Nous évoquions l’année passée déjà le côté rassembleur de la musique d’Afrotronix qui a elle seule est une mosaïque culturelle du Tchad à travers cet article. Il a tenu une fois de plus à rappeler sa démarche. « J’aimerai que les tchadiens de tous bords se reconnaissent dans ma musique ». A la question de savoir s’il a déjà bénéficié de la « reconnaissance des autorités publiques tchadiennes », il répond simplement que le plus important pour lui est d’inspirer la jeunesse tchadienne. « Le plus important pour moi est que vous qui êtes là relayer mon rêves pour inspirer d’autres jeunes ». Une prestation au Festival Solidaire Imag’In
M. Pepiang Toufdy promoteur du festival solidaire Imag’In ©Saomagazine
D’où la présence de M. Pepiang Toufdy à la table de la conférence de presse. AfrotroniX sera tête d’affiche aux côtés de Hiro lors du festival qui se tiendra du 09 au 15 décembre 2019. Un concert payant au Radisson Blu le 14 et un concert grand public gratuit au stade de Paris Congo le 15 décembre. Les échanges avec AfrotroniX ont été très cordiales, une fois de plus, il a tenu à remercier ses deux soldats Netoua Enerstine et Yannick Dricks qui vont un travail remarquable à ses côtés. C’est important pour un artiste de s’entourer de bonnes personnes a-t-il rappeler. Quoiqu’il en soit, AfrotroniX est aujourd’hui une référence et s’il y’a une chose sur laquelle il n’a cessé d’insister c’est la nécessité d’être authentique dans sa musique. Le Tchad est une véritable niche culturelle et il y’a tellement à exploiter qu’on pourrait avoir des dizaines d’AfrotroniX.

13ème édition du Festival NdjamVi: regard croisé entre points forts et améliorations

La 13ème édition du Festival Ndjam Vi s’est déroulé à N’Djaména du 27 au 30 novembre 2019 et s’achève aujourd’hui dans le Mayo-Kebbi ouest. Le doyen des festivals reste et demeure le festival le plus populaire du pays de Toumaï, avec une longévité qui force bien sur le respect. Cependant, comment le festival se réinvente-t-il au fil des éditions? Garde-t-il la même saveur? Voici notre regard croisé sur la 13ème édition entre les points forts et les choses à améliorer. Le site du festival plus sécurisé désormais
Aperçu du public de Ndjam Vi ©NdjamVi
C’est le premier point fort à relever. Le festival est de retour sur son site originel depuis l’édition 2018. Une édition durant laquelle les plaintes étaient nombreuses quant à la sécurisation du site du festival. Exposants, présentateurs, artistes ont été tous victimes de l’euphorie incontrôlée du public. Cette année, la sécurité était de mise au stade du 10 octobre avec une présence des forces du maintien de l’ordre qui ont fait preuve d’un professionnalisme à féliciter. Un stand de dépistage volontaire et gratuit du VIH/Sida
Stand de dépistage ©NdjamVi
Loin d’être une banalité, la présence de ce stand est à féliciter et à encourager. Ndjam Vi étant justement le festival ayant la plus grande affluence de la capitale, il était plus qu’opportun de capitaliser sur cette présence massive des jeunes pour faire passer des messages forts sur ce fléau qui frappe surtout les jeunes. Nous avons vu une file indienne devant ce stand et cela est à encourager. Vivement que les ONG et les programmes nationaux de lutte contre ces maladies de masse prennent désormais ce festival comme cheval de bataille. Que deviennent les lauréats des différentes catégories de compétition du festival?
Les trophées ©NdjamVi
Une question sur laquelle les organisateurs du festival devrait sérieusement se pencher. Etant donné que le festival s’est doté d’une compétition depuis plus d’une décennie, il serait aujourd’hui légitime de s’interroger sur le devenir de ses lauréats. On aurait dû depuis plusieurs années voir émerger des artistes issus de la pépinière Ndjam Vi, ce qui, sauf erreur de notre part n’est pas encore le cas. Il faudrait penser à aller au delà de simplement révéler des talents au grand public, et une révélation qui ne peut pas simplement se faire sur les quelques jours du festival. N’Djam Vi et réseautage culturel Après 13 années d’existence,  le festival N’Djam Vi devrait déjà acquérir un réseautage culturel fort du moins dans géographie culturelle de l’Afrique francophone. Des relations devraient se créer avec des festivals ayant la même coloration un peut partout en Afrique francophone pour permettre une rotation des artistes desdits festivals (MASA, FEMUA, Douala Music Art Festival etc.) Une plus value importante qui pourrait relever par exemple le niveau des compétitions avec la promesse pour les lauréats de tourner dans plusieurs autres festivals. Mieux équilibrer la programmation dans le temps
Marius & Afrotronix ©NdjamVi
N’Djam Vi reste le seul festival où l’on se retrouve face à plus de 20 000 personnes (le festival Dary aussi déjà). Une foule que l’on n’a pas d’ordinaire et c’est le meilleur moment pour éduquer, susciter des passions, bref créer de la magie sur le podium. Une magie que le festival a encore du mal à créer. La mayonnaise tarde à prendre. Les enchaînements ne sont pas bien réglés, les présentateurs font preuve de trop de zèle et d’écarts de propos. Signe d’une certaine impréparation et d’un manque d’alchimie entre eux. Des largesses qui font qu’à partir de 22 heures 50% du public n’est plus présent. La place des médias dans les événements culturels Une question délicate sur laquelle il serait difficile pour nous de nous exprimer. La plupart des événements culturels préfèrent désormais s’occuper eux-mêmes de leur « visibilité » à travers les réseaux sociaux. Une attitude que l’on ne pourrait blâmer au regard du peu d’intérêt que les médias pour la plupart généraliste accorde à la culture. On s’entendrait donc que les médias culturels (comme le notre) ait une place de choix dans de telles manifestations. Cependant, il faudrait trouver le juste équilibre entre la mission de promotion culturelle (que tout le monde pense gratuite) et la capacité desdits médias à mobiliser les ressources nécessaires à la couverture de pareils événements. Quoiqu’on en dise, le doyen des festivals de la capitale offre aux artistes le meilleur public devant lequel ils peuvent prester. Il serait important donc pour les artistes programmés surtout ceux qui prestent en play-back de mettre un peu plus de show dans leur prestation. C’est l’occasion idéale de se créer une véritable fan-base.  Pour les organisateurs il s’agit désormais de mieux capitaliser sur cette impressionnante capacité à réunir une foule aussi énorme. On continue de se poser la question de savoir pourquoi les autorités publiques à travers le ministère en charge de la culture ne profite toujours pas cette vitrine inédite pour passer les messages à la jeunesse tchadienne.

Imag’In, Le festival solidaire édition 2019 se tiendra à N’djamena

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Le Festival Solidaire Imag’in, fondé en France précisément à Tours, se tiendra à N’Djamena du 09 au 15 décembre 2019. Ce festival qui est un grand rendez vous des amoureux de l’art, la musique et le talent est né à Tours, proposant un cadre atypique de découverte de talent et des artistes confirmés au public chaque année. Venant au secours des vulnérables, Imag’In festival fait le choix de mobiliser les médias, les artistes, les décideurs et les jeunes motivés de partout autour d’un thème, un mot d’ordre: « Vers une génération sans le VIH/SIDA au Tchad » avec pour objectif d’éduquer et prévenir par le biais de la culture. Au cours de cet événement, plusieurs activités sont prévues: des caravanes de prévention dans les arrondissements, un forum de plaidoyer et deux concerts; le premier au Radisson Blu le 14 décembre et le second au stade de Paris-Congo  le 15 décembre avec les artistes du Tchad; Cidson, Baton Magic, Anomyne, Moussa Aimé, Criss John, Obie G, Say BAA, Alhadj Tawa, Colonel Dinar, Crazy Missy; et le Franco congolais Hiro comme tête d’affiche.

Que serait le festival Mboum sans les seins?

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Le festival international Mboum existe il y’a maintenant sept années. Au fil des éditions, le festival a grandi et est devenu un festival international, mettant ensemble les Mboum du Tchad, du Cameroun et de la RCA. Une prouesse qui est souvent éclipsée par l’effervescence et l’engouement du public pour l’une des composantes de ce festival. Les danseuses Mboum de Mbaibokoum. A chaque fois, la question de la danse de ces adolescentes à poitrine découverte revient toujours sur le tapis? Est-elle bonne ou mauvaise? Est-ce une exploitation abusive de l’image des adolescentes à des fins égoïstes? Que se passerait-il si désormais ces danseuses se couvraient la poitrine? D’entrée de jeu, il serait maladroit de porter un jugement sur le festival Mboum et ses néophytes aux seins découverts sans se renseigner sur les combats menés par l’Association Monts de Lam et sa présidente Eugenie Laoula à travers ce festival. Des batailles menées avec très peu de moyens et qui pour la plupart ont d’une certaine façon ont déjà abouties. La lutte contre l’excision La danse des jeunes filles de Mbaïbokoum est une danse qui marque la fin d’une période initiatique. le passage de l’adolescence à la « maturité » du moins du point de vue scientifique car elles entrent en puberté. Ce rite initiatique est l’un des rares rites féminins qui se pratique sans excision. Même si les scarifications sont toujours présentes, elles se pratiquent désormais en suivant un certain nombres de règles d’hygiène pour éviter aux jeunes filles de développer des infections. La réunification du peuple Mboum L’histoire coloniale a dispersé le peuple Mboum à travers plusieurs pays d’Afrique. L’un des objectifs majeurs du festival était d’arriver à rassembler les mboum à travers ce festival. Aujourd’hui un triangle s’est formé entre les mboum du Tchad, du Cameroun et de la RCA. L’édition 2018 du festival s’est tenue à cet effet à Ngaoundéré au Cameroun et la prochaine édition devrait se tenir en terre centrafricaine. Voilà une autre des victoire du festival Mboum. L’action sociale derrière le festival Beaucoup ne le savent certainement pas mais une grande partie des fonds récoltés lors du festival Mboum sont reversés aux participants. Une action sociale non négligeable lorsque l’on sait quelles sont les conditions de vie dans l’arrière pays. Les participants repartent avec de l’argent mais aussi avec des produits de première nécessité. On ne va pas cependant nier le fait que 80% du public se déplace pour venir voir les néophytes balancer leurs jeunes poitrines. Que peut-on y faire? Devrait-on pour autant couvrir les poitrines de ces jeunes dames? Au nom de quelle valeur devrait-on le faire? Nos nouvelles mœurs imposées par la société moderne devraient-elles primer sur les valeurs traditionnelles du peuple mboum? Là est tout le débat. Certains réseaux sociaux ont d’ailleurs déjà tranché sur les questions de nudité, n’acceptant plus que les parties génitales soit publiées (sauf dans certaines conditions). Une décision qui peut se comprendre dans le cadre de la lutte contre la cyber pornographie, la pédophilie et j’en passe. Le public garderait-il le même engouement pour le festival dès l’instant que les jeunes filles danseront à poitrines recouvertes? Difficile de répondre à cette question. Il reste cependant fondamental que les personnes qui jusqu’ici apportent leur soutien à ce festival doivent garder en esprit toutes les valeurs et les combats en toile de fond derrière ce festival.

La deuxieme edition du Festival Dary est annoncee.

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C’est par un point de presse ce matin à l’hôtel Radisson Blu que la ministre du développement touristique, de la culture et de l’artisanat, Mme Madeleine Alingué et le coordonnateur de l’Office National de la Promotion du Tourisme et de l’artisanat(ONPTA), M. Abakar Rozi Teguil ont annoncé la tenue de la seconde édition du Festival Dary du 21 décembre 2019 au 04 janvier 2020. Après une première édition bien réussie qui a vu la participation des 23 provinces et une foule immense des visiteurs chaque jour, le Ministère réitère le projet en apportant encore plus d’activités; la danse folklorique, le défilé traditionnelle, l’air de jeux, la gastronomie tchadienne et du monde entier, les jeux tombola, les compétitions culturelles, les roads shows, les expositions et quatre dates des concerts géants. ​

Festival International des Danses Mboum a livré sa 7ème édition

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Le festival international des danses Mboum a livré sa 7ème édition qui s’est déroulé du 14 au 16 Novembre 2019 à N’Djaména sur deux sites: du 14 au 15 novembre au Restaurant Pili Pili du quartier Chagoua et la clôture le 16 novembre 2019 à l’esplanade du Restaurant Selesao Lounge du quartier Sabangali.
Eugénie Laoula, promotrice du festival ©Saomagazine
Organisé par Mme Eugénie Louala, présidente de l’Association Tchad Monts de Lam et parrainé par trois imminentes personnalités de la culture tchadienne: Me Hissein Ngaro, M. Bani Ngata et Mme Sarah Noudjalbaye. Cette 7ème édition marque le retour du festival sur la terre de Toumaï depuis 2017, année à laquelle le festival s’est internationalisé en s’ouvrant aux Mboum des pays voisins. L’édition de 2018 s’étant tenue au Cameroun.
Danseurs Mboum ©Saomagazine
Durant trois jours, le public N’Djaménois a pu apprécié toute la richesse et la diversité culturelle du peuple Mboum à travers ses différentes danses. Cette édition a réuni 7 groupes de danses du Tchad, du Cameroun et de la RCA. A ces groupes de danses, des artistes musiciens ce sont joint aux festivités: Bad Beach Man, Moussa Aimé, Baton Magic  Ngass David, Robinho de Souza etc. Le festival a été une fois de plus très fréquenté cette année par le public et beaucoup de personnalités publiques ont aussi fait le déplacement lors du festival. Pour Mme Eugenie Laoula, le combat reste le même et évolue: préserver le patrimoine culturel Mboum et réunir les mboum dispersés à travers l’Afrique autour de leur culture. Un combat noble et louable partagé par les parrains qui l’accompagnent depuis maintenant 7 années que cette aventure dure.
Me Hissein Ngaro, Parrain du festival ©Saomagazine
Toutes les interventions durant ce festival convergeaient vers le même message: l’unité, la paix et la cohésion sociale au delà des frontières. Une chose de presque réussie vu que le festival réussit désormais à réunir les Mboum du « triangle régional » ( Cameroun, Tchad et RCA). Une réussite qui amène l’un des parrains de l’événement en la personne de Me Hissein Ngaro à penser désormais à ouvrir le festival à d’autres cultures pour en faire un festival de culture tout simplement.
le comité d’organisation du festival ©Saomagazine
Le rideau est retombé sur la 7ème édition du festival lors de la soirée à l’esplanade du Selesao Restaurant Lounge de Sabangali. Une édition qui a tenu toutes ses promesses, une satisfaction de plus pour la promotrice qui à ce jour ne bénéficie pas de l’accompagnement des autorités publiques mais elle reste optimiste quand à l’avenir de son festival. Le prochain rendez-vous du festival sera surement en terre centrafricaine, la délégation centrafricaine présente a tenu à réitéré à la promotrice leur volonté et leur engagement à accueillir prochainement les sœurs et frères Mboum en RCA.