Lagson D – Laisse les parler: Nouveau single

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Le jeune artiste Lagson D vient de mettre en ligne un nouveau single intitulé « Laisse-les parler ». Lagson D est un jeune artiste qui a fait ses débuts dans la ville de Moundou où il jouit d’une certaine notoriété auprès de la jeune estudiantine de la capitale économique du Tchad. En attendant se lancer véritablement dans une carrière artistique, le jeune Lagson D continue de nous faire danser de temps en temps sur ses singles qui ont la particularité d’être très rythmés. Retrouvez ses autres  singles:

Conférence débat sur les codes du féminisme: Que faut-il retenir?

Après le concert Slam & Eve qui s’est tenu dans la salle de spectacle de l’IFT le vendredi soir, ce samedi 09 novembre 2019 c’était au tour de la salle multimédia de l’IFT de servir de cadre pour la conférence débat portant sur les codes du féminisme. Un thème qui a fait salle comble et à susciter un débat très houleux. A la table des panélistes, Pr. Mirjam comme modératrice, entourée de Mariusca slameuse congolaise, Aché Coelo cinéaste tchadienne, Richard Dengsa et Faithfull en qualité d’analyste. Une assistance aussi très fournie avec des professeurs, des étudiants chercheurs, des artistes, acteurs culturels et acteurs sociaux, le débat promettait. Qu’a-t-on retenu à la fin des débats? Le féminisme se place au-dessus des considérations physiques et physiologiques Bien que difficilement, mais l’on a fini par s’accorder sur le fait que le féminisme se situe au-dessus des « prédispositions » physiques et physiologiques de l’homme et de la femme qui les différencient. De prime à bord, il faudrait d’abord intégrer la notion de différence entre l’homme et la femme sans en faire un facteur de discrimination. l’homme comme la femme sont tous les deux des êtres qui ont en commun l’humanité. Donc le débat ne peut être biologique, il est idéologique. Le féminisme est une lutte de revendication de droits Contrairement aux idées reçues, le féminisme n’est pas un combat d’égalité ou de dépassement entre l’homme et la femme. Le féminisme est plutôt une revendication des droits fondamentaux dont ont été privés les femmes depuis fort longtemps dans nos sociétés fortement patriarcales. Une manière d’enlever toutes ces choses qui créent un « faux départ » pour la femme comme la si bien souligné Aché Coelo. Donner les mêmes chances à tous face à la vie. Le féminisme est pour l’autonomie de la femme le féminisme encourage l’autonomie de la femme, mais une autonomie qui se situe dans sa participation à l’effort socio-économique. Une femme autonome qui participe aux charges de son foyer, une femme autonome qui est libre dans ses codes vestimentaires, qui s’émancipe des mœurs et des codes socio-religieux et traditionnels qui visent à maintenir la femme sous l’homme et de faire de l’homme une machine à s’occuper de la femme. Ne pas faire fie des dangers du féminisme Beaucoup l’ont relevé, il y’a des dangers qui gravitent autour du féminisme. Tout d’abord comme dans tout courant de pensée, il y’a des extrémistes bien sûr, ceux qui sont des fervents défenseurs d’une « féminisation » pure et simple de la société, ce qui ne serait pas une bonne chose car comme ne cessait de le souligner les panélistes, le féminisme n’est pas un combat sur le genre. D’un autre côté le socle familial est depuis toujours dans nos sociétés régi par des codes qui placent l’homme et la femme a des places bien définies avec toujours une prédominance du statut de l’homme. Changer ces codes n’entraînerait-il pas un dérèglement de la famille nucléaire? Autant de questions qui ont nourri les débats.
Assistance à la conférence ©Saomagazine
Il est difficile d’aborder le débat sur le féminisme sans faire face aux questions qui reviennent à chaque fois: celles du maquillage, du voile, de la dot, du mariage, du divorce etc. Le partage d’expériences était très riche et malheureusement les deux heures consacrées à cette conférence n’ont pas suffit pour parcourir tous les aspects du féminisme. Toujours est-il l’on est arrivé à s’accorder sur des choses simples et essentielles en même temps.  

Le sport, un maillon fort pour la santé: marche sportive contre l’apatride

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Le Mercato sport en collaboration avec l’Agence des Nations-Unies pour les refugiés (UNHCR), a organisé ce samedi 09 novembre 2019 au stade de pari-Congo la deuxième édition de la marche sportive pour lutter contre l’apatridie Le Mercato sport est un groupe de jeune passionné du sport ayant une vision de changement à travers diverses activités mais surtout le sport. Ces jeunes se retrouvent tous les samedis dés 6 heures 30 minute devant l’établissement « le Mercato » dans le 6ème  arrondissement pour courir. A cet effet faire du sport pour eux reste un moyen de se faire plaisir, de sensibiliser la population sur leur état de santé, et aussi d’encourager ceux qui ont envie d’aller courir mais n’ont pas la motivation.  Ce samedi, ces groupes de jeunes et le UNHCR, ont organisé une marche sportive dénommée« unis par le sport contre l’apatridie. C’est dans une ambiance sans égal dans leur tenue de sport que le coup d’envoie est lancé depuis  le stade de pari-Congo, côtoyant le rond point centenaire faisant le tour du rond point de l’union  pour finir au stade municipal de pari-Congo. Il y’a eu la participation de nombreux jeunes ainsi que certains autorités qui ont fait preuve de courage jusqu’au point du retour. « Nous devons savoir que le sport n’a pas d’âge ni de complexe ce n’est pas une question de genre. « Tout le monde doit pratiquer le sport pour se sentir bien. A cet effet j’invite tout le monde à se joindre à l’équipe de Mercato footing chaque samedi pour pour être en bonne santé » a souhaité le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi, Mahamat Nassour Abdoulaye.
marcher © HCR / Aristophane NGARGOUNE
L’apatridie qu’est par définition, la qualification d’une personne sans acte de naissance, ni même une  nationalité reste une préoccupation de l’UNHCR l’institution en charge. Vu cette question d’apatridie, le Mercato se joignant à l’UNHCR pour la marche sportive, en fait aussi l’une de ses préoccupations. «  Ce que Mercato fait toujours est énorme j’ai toujours suivi de prêt tout ce que ce groupe fait pour  les nécessiteux. Mais pour aujourd’hui j’en ai les larmes aux yeux ces larmes ce n’est pas parce que je suis triste mais juste parce que je suis fier d’être tchadienne, de voir ces jeunes avec le UNHCR pour ça je rends grâce à Dieu et merci à tous ces jeunes volontaire. Cette lutte contre l’apatridie elle est pour nous tous, car tout le monde à le droit d’appartenir à une nation, d’avoir une identité nous sommes tous des êtres humains », à témoigné Milamem Nathalie la quarantaine révolue participante. Le Mercato, petit mais costaud

Six slameuses sur le podium de l’IFT pour un voyage de voyage multidimensionnel dans l’univers du slam au féminin

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Lorsqu’il s’agit d’un concert de slam au Tchad, les habitués savent qu’ils viennent non pas assister à un concert, mais à un voyage au milieu des mots et des vers, un voyage de qualité, autant dans la forme que dans le fond. Le concert des slameuses de cette 5ème édition du festival international n’djam s’enflamme en slam (FINES) n’ont pas failli à leur mission. En digne navigatrices, chacune capitaine de son propre navire, elles nous ont embarqué avec elles vers… le slam.
Marius & Ebah, le tandem de présentateurs © Notime Photography
Pour ce concert exceptionnel, un tandem inédit à la présentation : Marius Version Fils de l’Homme et Ebah Songue, introduit par le maître des lieux Ricardo Labé. En véritables courroie de transmission, ce duo inédit de présentateurs ont su mettre leur talent respectif en symbiose pour à chaque fois amener le public à passer d’un navire à un autre, dans une ambiance joyeuse et joueuse. Djemi: le miroir d’une société dans le regard d’une femme qui veut exister
Djemi la slameuse tchadienne sur le podium © Notime Photography
La lourde tâche de démarrer le voyage est revenue à celle qui accueille ses consœurs sur sa terre natale Toumaï, la gracieuse Djemi. La slameuse tchadienne a débuté son voyage avec un texte sur la question de la condition de la femme dans une société défavorisée, désenclavée, violente. Cette société qui violente la femme en lui laissant des marques indélébiles sur le corps, dans l’âme et l’esprit. Djemi c’est un slam à la fois sucré et amer, celle qui se réclame slamazone, une combattante des maux par les mots. En introduction, elle a bien joué son rôle, celui d’un baume appliqué pour préparer nos corps et nos esprits à tenir durant un voyage qui s’annonce long et intense. Fatine et son slam-thérapie
Fatine, slameuse marocaine © Notime Photography
Elle restera surement le symbole le plus fort de cette 5ème édition du FINES. Physiquement diminuée mais moralement très forte, Fatine la slameuse venue du Maroc a arrêté le temps durant sa prestation pour nous guérir, nous soigner et se soigner, de ses questions existentielles qui nous tiennent quand notre vie ne tient qu’à un fil. « Il en reste encore », il reste de la vie, de l’espoir, de la vitalité, dans un esprit emprisonné dans un corps qui se bat contre l’horloge du temps.  « Quand les mots nous échappent », la fille d’un jeudi de février qui s’affaiblit mais qui est toujours en vie nous a donné une leçon de vie touchante et profonde, à la fois mélancolique et plein d’espoir. Merci Fatine pour ce moment unique. Mette et son quotidien
Mette, slameuse hollandaise © Notime Photography
Mette, la slameuse du Pays-Bas ne pouvait pas mieux tomber après le passage de Fatine. Bien qu’ayant commencé sur un slam mélancolique, hommage à sa grand-mère (slam en français important de préciser pour la suite). Mette nous a ensuite embarqué dans un slam en anglais sur des questions simples de son quotidien ses petites choses du quotidien qu’on remarque et sur lesquelles on ne s’interroge presque jamais. Bien que la quasi-totalité du public n’y comprenait pas grand-chose, Mette débordait tellement d’énergie que le public l’a accompagné tout au long de son voyage en train. Fatou la sensualité dans l’engagement féministe 
Fatou, slameuse guinéenne © Notime Photography
La slameuse de la Guinée Conakry a débuté son voyage par l’exploration de la magie de la naissance, femme qui porte la vie et qui donne vie, une vie sortie du néant, pure et saine. Cette femme porteuse de vie qui est cependant aussi victime de violence, ces violences conjugales dont on ne cesse de parler. Ce voyage qui avait commencé tout en douceur monta d’un ton pour crier et dénoncer cette violence. Son voyage s’est terminé sur un slam contre le règne des tyrans, un rappel du lourd tribut que nous payons quotidiennement à cause du règne des tyrans. Mariusca synergie poétiquement urbaine
Mariusca, slameuse congolaise © Notime Photography
Une autre découverte pour le public n’djaménois, la slameuse venue du Congo pose aussi ses premiers vers sur la terre de Toumaï avec une célébration de la beauté africaine, une balade suave et langoureuse au travers de la sulfureuse beauté authentique africaine. Sa balade s’est poursuivie par l’exploration du sens, ce sens qui permet de voir le visible dans l’invisible, la différence face à l’indifférence, un appel a toujours voir ce qui nous élève dans toutes les choses de ce bas monde. La balade de Mariusca fut très cadencée et dansante. Amee, ami des mots, slamazone en guerre contre les maux
Amee, slameuse ivoirienne © Notime Photography
Celle qui a conquis le public tchadien lors de son dernier passage au Tchad lors de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) fut la dernière à embarquer. La slamazone ivoirienne a livré une prestation à la hauteur de toutes les attentes. Amee est avant tout un haut-parleur de la cause féminine, féministe aguerrie, celle qui manie aussi bien les mots que les mélodies a été la cerise sur le gâteau. Amee pour cette fois a décidé de partager avec le public tchadien son actualité, bouleversée par « sa relation » avec le regretté Dj Arafat dont elle a partagé l’un de ses derniers plateaux et a eu l’honneur de lui rendre hommage en slam lors de sa veillée funèbre. De cette expérience est né un texte racontant les changements qui surviennent dans notre vie lorsqu’on est passée à la télé. Une expérience qu’elle a partagée avec nous avant de terminer sa prestation en coupé décalé, reprenant les différentes danses qui ont fait le succès du Daïshikan ivoirien. Le concert des slameuses s’est ainsi terminé par ce moment de danse que toutes les slameuses ont partagé ensemble sur le podium sous les applaudissements du public. Un autre concert de slam qui restera dans les annales, car il nous a permis de voir six slameuses différentes les unes des autres telles les six pierres d’infinité de l’univers Marvel…

Salon International des Cosmétiques et Beauté au Tchad Une fenêtre cosmétique vers le monde

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Le Salon International des Cosmétique et Beauté au Tchad (SICOBET) a été lancé officiellement, le vendredi 8 novembre 2019, à la Maison National de la Femme de N’Djaména. C’était devant un parterre d’invité de marques, des femmes et autres. Le Salon International des Cosmétiques et beauté est un événement qui est initié pour toucher aux diverses spécialités liées au monde de la beauté, plus précisément les cosmétiques. Au lancement de cette édition, il y a eu la présence de Mme Fatimé Yaya Abdoulaye, Maire de la commune du 8ème arrondissement, de la Directrice Générale Adjointe de la Maison Nationale de la Femme, Mme Fatimé Magnani. Dans leurs interventions, ces deux dames ont encouragé vivement les jeunes femmes à transformer les produits locaux et à aimer l’entreprenariat. « De nos jours les femmes se consacrent beaucoup dans la transformation des produits et l’on doit les aider financièrement pour qu’elles s’en sortent. J’exhorte mes filles et mes petites sœurs à entreprendre », a souligné Mme Fatimé Magnani. Soutenir une femme, c’est assurer l’avenir d’une nation, dit-on. A cet effet, une aide financière à ces femmes sera la bienvenue, pour améliorer leurs conditions de vente ici au pays comme au-delà de la frontière. Cette façon de faire, va être aussi l’occasion donnée pour faire la promotion de la femme Tchadienne et de ses produits cosmétiques. Aussi, le souci majeur pour cette initiative, est de briser ce mythe d’après lequel, les métiers de la beauté sont attribués aux ratés de la société, ou du moins aux diplômées sans emploie qui ne trouve toujours pas un travail. « Je ne suis pas une ratée de la société, j’ai mes diplômes mais je suis toujours passionnée par le cosmétique, et après mes études, avant d’avoir un boulot je me suis lancé dans cette aventure. C’est vraiment un plaisir et un honneur de sublimer les gens à chaque résultat du bien être et j’en suis émue », a témoigné la responsable de Nanou Cosmétique Mme Adrienne Ndoubayo. Pour elle, avant de parler de la beauté de la femme, il faut savoir les divers produits cosmétiques qui constituent la gamme de beauté. « De ce fait, il faut encourager les femmes qui excellent dans la transformation des produits locaux pour être belle. Une première du genre au Tchad, à travers le SICOBET, Nanou cosmétique préconise de donner des conseils en beauté, en soin esthétique, en maquillage d’une part, aussi encourager et valoriser tous ceux qui se lancent dans ce métier passionnant et peu connu et négliger au Tchad. Il n’y a pas de sot métier dit-on, donc la valorisation de ce secteur d’activité doit interpeller tout le monde. Cependant, Nanou cosmétique, en organisant ce salon met un accent particulier, de faire un plaidoyer en faveur des femmes et des jeunes filles entrepreneurs pour leur faciliter l’accès aux infrastructures publiques. Aussi de faciliter le brassage entre les cultures, à encourager la formation des jeunes filles dans les métiers des cosmétiques et de la beauté, surtout soutenir entrepreneuriat féminin dans notre pays Tchad.

La 5ème édition du Festival International N’Djam s’Enflamme lancée sous le thème du slam au féminin

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L’institut Français du Tchad (IFT) a servi de cadre le mercredi 06 novembre pour la cérémonie officielle de lancement de la 5ème édition du Festival international N’djam s’enflamme en slam (FINES) avec pour cette édition le slam au féminin à l’honneur. La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans le hall d’exposition de l’IFT en présence d’invités, autorités administratives concernées et Médias et plusieurs artistes et acteurs culturels qui ont fait le déplacement. La cérémonie est présentée par Ebah Essongue qui en introduction a remercié toute l’assistance d’avoir fait le déplacement une fois de plus pour manifester leur intérêt et leur soutien à l’art qu’est le slam. La parole a d’abord été donnée au Directeur de l’IFT qui dans son mot a simplement signifier une fois de plus à l’Association Tchad Plus organisatrice du festival le soutien indéfectible de l’institution qu’il représente, qui va d’ailleurs en droite ligne avec les missions régaliennes de l’IFT qui est celle d’accompagner toutes les initiatives culturelles qui ont un réel impact et qui offre à la culture tchadienne une exposition d’envergure nationale et internationale.
Faithfull, Mirjam, Albani, Didier Lalaye © Saomagazine
S’en est suivi les propos du Président de l’Association Tchad Plus et celui du directeur artistique du Festival. Le président de l’Association s’est tenu comme à l’accoutumée de présenter l’association qui organise le festival et qui a organisé aussi la toute première Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) en 2018 tandis que M. Didier Lalaye alias Croquemort a eu un propos beaucoup plus axé sur la prochaine CASP: Qui sont membres du comité d’organisation, qui en sont les ambassadeurs pays et quel est leur rôle, et comment les choses se préparent. Il a aussi tenu à remercier et présenter tous les invités qui ont fait le déplacement pour le FINES. Il s’est d’ailleurs exprimé sur le thème meublant cette édition du festival « Slam & Eve », le slam au féminin. Mirjam de Bruijn dans sa prise de parole s’est attardée sur la présentation du livre « Les femmes slameuses, des intellectuelles de l’Afrique » encore en cours d’édition. Pour ce qui est du contenu de cette oeuvre, elle présente 16 slameuses africaines: leur parcours, leurs motivations, ce que représente le slam pour chacune, comment chacune de sa façon vit son art.
Mariusca slameuse congolaise en prestation ©Saomagazine
Un intermède de slam a suivi avec des prestations de Mariusca, slameuse congolaise, et aussi Fatine Moubsit slameuse marocaine. D’autres personnes se sont exprimées à la suite de Didier Lalaye sur la CASP: Rolland Albani, co-fondateur de Saomagazine qui a rejoint la team de la CASP comme support à la communication et M. Faithfull L’homme à l’origine de la CASP et aussi Supeer John, représentant du partenaire majeur du FINES Selesao.
M. Le Représentant de la Ministre de la Culture ©Saomagazine
Le représentant de la Ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’artisanat a officiellement ouvert la 5ème édition du FINES qui a cependant débuté en journée avec les ateliers de Blogging et de Communication animés respectivement au Selesao et à Wenaklabs. l’open mic au village du festival a été assuré par les slameurs Gracias et Say Baa. Les activités du FINES se poursuivent aujourd’hui avec divers ateliers prévus et bien sûr un open mic en soirée au village artistique sis à 235 volts, ex Rods Prod.

Le Festival N’Djam s’enflamme en slam se tiendra du 6 au 11 novembre 2019

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Le Festival N’Djam s’Enflamme en Slam (FINES) pour sa 5ème édition se tiendra du 6 au 11 novembre 2019. Une édition consacrée au slam féminin sous l’appellation « Slam et Eve ». Le slam s’impose depuis maintenant quelques années comme un art majeur au Tchad, faisant de N’Djaména la capitale africaine du slam. FINES est le festival qui a contribué à asseoir le slam la notoriété du slam au Tchad, porté par des précurseurs comme Didier Lalaye alias Croquemort, Danapih, Docteur Ibra pour ne citer que cela. Le slam a su susciter des passions auprès de la nouvelle génération et le Tchad compte aujourd’hui plusieurs associations de slam qui restent très actives dans le paysage culturel tchadien. Le Festival N’Djam s’enflamme en slam pour cette édition a décidé de mettre la femme à l’honneur en braquant tous les projecteurs sur celles qui font le slam ici et ailleurs. Les slamazones du Tchad seront en fête avec celles venues des autres pays. Un livre est en cours d’édition qui consacrera le parcours de ces slamazones. L’Association Tchad Plus qui a réussi le pari fou d’organiser la toute première édition du la Coupe d’Afrique de Slam et Poésie en 2018 est une fois de plus à l’organisation de cette grande messe de slam. FINES se déroulera donc du 06 au 11 novembre 2019 dans la capitale tchadienne avec un programme varié, ponctué d’ateliers, concerts, conférences, compétitions, films et présentation du livre. Le village artistique sera à 235 volts (ex Rods Prod) et l’IFT (Institut Français du Tchad) et le Selesao sont les deux cadres retenus pour les concerts les 8 et 10 novembre 2019. Sont invités pour cette édition du FINES: Amee (Cote d’Ivoire), Mirjam de Bruijn(Pays-Bas), Faithfull(Cameroun), Fatou Sanogo(Guinée), Yaya Kassé(Guinée), Ebah Essongue(Cameroun), Fatine Moubsit(Maroc), Loes Oudenhuijsen(Pays-Bas), Mariusca(Congo), Natalie Engdahl(Suède), Epiphanie(Tchad), Djemi(Tchad), Mette(Pays-Bas). Votre magazine culturel est partenaire et sera présent pour vous faire vivre cet événement.

Le seigneur de la ville frappe un grand coup pour le concert Tension

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Le mois de novembre a débuté culturellement avec le concert attendu du Seigneur de la ville Cidson Alguewi. L’artiste après avoir mis sur le marché de disque l’album « TENSION’’ en version digitale depuis quelques mois déjà, a avec la Team Wildona, organisé le lancement officiel par un concert VIP ce 01 novembre. Le concert place sous l’étiquette du sociale avec pour tarif d’entrée 20 000 fcfa sans buffet dans un hôtel du Tchad (qui n’est pas cinq étoiles), gros challenge pour l’artiste et l’équipe de la Team Wildona qui pour des raisons de valorisation de l’artiste tchadien a placé plus haute la barre. Faut-il dire que le pari est gagné après avoir prit part à ce concert ? Devrions nous dire c’est un poteau (langage commun dans le milieu artistique actuellement) ? Nous avons pris part à ce concert et nous avons suivi cette équipe jusqu’à la remise des dons. Le Concert du Seigneur de la Ville a commencé à 21h par les premières parties assurées par Lyguy (ancien poulain de KKJ Entertainment) et Diko, jeune artiste interprète avant que le présentateur de la soirée ne monte sur scène sous  scénario de film, les lumières éteintes, une civière passe parmi le public transportant ainsi Marius, le présentateur sous une musique en fond sonore et des paroles retraçant le parcours de l’artiste, ce dernier fait son entrée sur scène entouré des danseurs de ballet sous les ovations du public présent. Il assure la première partie de son show avec ses classique dont Romeo et Juliette, Rédé, Total Control etc avant de faire découvrir en live son nouvel album à ses fans. Concert bien assuré par l’artiste, le show promis était à son comble, entre danse, sebene et dédicace, Le CD en or a été vendu aux enchères à 1 million de francs CFA, un record de plus pour le créateur du Saïtonic. Le public a eu droit a un spectacle riche, le concert a prit fin aux environs de 03h du matin.
Remise de dons de l’artiste Cidson Alguewi © Quaresma Shooter
Le samedi en fin d’après midi, la team wildona et l’artiste accompagné de leur partenaires ce sont rendu au centre Dieu béni à Gassi pour remettre le 30% de revenus du concert comme étant souligné dans toutes les communications sur cet événement. Valoriser l’artiste Tchadien en mettant 20 000 fcfa à l’entrée était il un pari gagné pour cet événement ? Nous le connaissons dans ce milieu, si Cidson se déclare seigneur de la ville c’est parce qu’il est un de ses rares qui rempli toujours ses spectacles. Sauf que ce soir la, il ne l’a pas fait, le public le suit et l’écoute mais le public n’était pas prêt à débourser cette somme qui est en plus une simple entrée, c’est vrai que beaucoup des stars viennent ici pour des soirées VIP qui sont souvent à des prix exorbitant la bourse de mélomane, le dernier en date est Dadju. Mais ces soirées coûteuses s’agrémentent des buffets et rafraîchissement, chose qui n’a pas été pris en compte par l’organisation. Les places prévues n’étaient pas remplies comme on s’y attend souvent, la moyenne était difficilement franchie. Nous estimons que ce n’était pas gagné sur ce coup en saluant le courage de cette Team qui à réussi l’organisation en offrant au public une bonne logistique et une bonne qualité sonore. Nous allons donner avis de long en large sur ce sujet dans une anylse plus approfondi prochainement.

#NEWS: les dernières sorties de clips vidéo du Tchad

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Il faut se le dire, ça commence vraiment à bouger en matière de clips vidéo dans le showbiz du 235, maintenant plus une semaine ne passe sans que la sortie d’un clip vidéo ne soit teasé sur les réseaux sociaux. Voici les tous derniers datant de moins d’un mois. 1- Ray’s Kim EDM – #JTCD (J’ai Tellement de Choses à Dire) https://www.youtube.com/watch?v=zS9tNkFBZGo Le clip qui annonce la sortie d’un album très attendu, peut-être le retour du Bunda Boss au rap pur. Le désormais très politiquement engagé Bunda livre là un clip d’un rap très tranchant et qui ne passera surement jamais à la télé. A voir sur YouTube. 2- Waïti ft. Obie G – One day (1 semaine pour 2,1k vues) https://www.youtube.com/watch?v=S4aFeAvE-6c Le PDG de la Death Crew va quitté le rap sucré gansta love qu’il fait d’habitude avec (lol) pour balancer un message d’espoir et un cri de souffrance pour les gens qui sont dans la dèche! Il est en collaboration avec une autre pépite très engagé dans le texte Obie G, l’ex poulain de KKJ Entertainment. 3- Alix – Juste ça (2 semaines pour 1,7k vues) https://www.youtube.com/watch?v=_iPbSurGLmI Premier clip vidéo pour cette artiste du label Marge d’Action Music. Pour la jeune Alix c’est simplement son deuxième clip après « Si je savais » sorti il y’a 3 ans alors qu’elle était encore chez Preston Concept. Celle qui se présentait comme une puriste du RnB s’est apparemment résolue à faire dans ce qui semble marcher actuellement « Juste ça » sauce pimentée, un titre sans équivoque. Pari gagné, le clip a fait son entrée dans la playlist de Trace Africa. 4 – MH ft. Afrotronix – Bella (3 semaines pour 26k vues) https://www.youtube.com/watch?v=N8LOZWfCgFM C’est surement la révélation de ce moment dans le paysage culturel tchadien, sinon MH est là depuis quelques années et faisait ses classes, c’est aussi un puriste du RnB qui a commencé sa carrière du côté du Soudan voisin. Bella est sa première sortie officielle. Une longue attente qui a payé, le clip cumule actuellement 26k vues sur YouTube. 5- Mawndoé – Mon plus cadeau (3 semaines pour 3,6k vues) https://www.youtube.com/watch?v=AhAlbJMF88E En attendant la sortie de son prochain album « Au nom de l’art », Mawndoé nous livre une version rafraîchie de son titre « tu es mon plus cadeau » qui figurait sur l’album « Nemay ». Une version plus dansante qui sera présente sur son nouvel album. 6 –  Sultan ft. Mélodji – 100K (3 semaines pour 11k vues) https://www.youtube.com/watch?v=y7AETp5E3Eo Le single « 100k » est une balade amoureuse très dansante qui met en scène les artistes Sultan et Mélodji. Le clip est tourné en terre canadienne. Plus de 6 clips vidéo sortis en moins d’un mois, c’est un record pour le showbiz tchadien et d’autres clips sont annoncés encore par les artistes Anonyme, Mariam Toufdy, Moussa Aimé et bien d’autres.

Exploration de la trilogie d’Anonyme

Le 19 octobre 2019, le rappeur Anonyme a dévoilé trois albums à l’attention de la communauté digitale, il s’agit bien de trois albums et non d’un album en trois. Personne ne s’attendait à une telle sortie, même si notre rappeur 3.0 nous avait déjà servi plusieurs singles qu’on retrouve dans ses albums. Nous avons exploré les trois albums pour vous. Faranina Victory : La célébration de l’africanité
Cover de l’album ©Marge d’Action Music
On n’y retrouve 12 titres avec plusieurs collaborations : on n’y retrouve particulièrement Abdoulaye Nderguet à la mélodie sur le titre rap Afriki Beyo ou encore Melodji sur le titre Ndjabian. Une balade reggae sur Au nom de l’Afrique avec Bandimic Kyam (du duo Hommes du monde avec Pif Pikini). Un album revendicateur de notre africanité, plaidoyer pour le panafricanisme. On n’y retrouve aussi les Vaudou Trap et Kété sont aussi disponibles dans cet album. Nous vous recommandons aussi le titre Bruit de bottes en featuring avec la jeune Alix qui est dans son meilleur registre sur cette balade qui exprime la mélancolie du départ d’un soldat. Album disponible ici: Anonyme – Farafina Victory https://backl.ink/81868651 Comme un seul homme : Philosopher en dansant
Cover de l’album © Marge d’Action Music
C’est l’album qui aborde des thèmes très intimistes et pose des questions existentielles mais cependant reste très dansant. Une belle astuce de s’interroger sur la vie en dansant. L’album a également 12 titres avec Allumez les briquets comme entrée. On retrouve le gabonais NG Bling (l’auteur du hit Donne seulement) sur le titre Comment. D’autres compatriotes d’Anonyme sont présents sur l’album : MH sur le titre Tu peux être fier et Mawndoé sur le titre Bienvenue au Tchad. Il faut écouter le titre qui a donné le nom à l’album pour bien comprendre l’univers de cet album. Album disponible ici: Anonyme – Comme un seul homme https://backl.ink/81833273 Mukchacha : l’union fait la force
Cover de l’album © Marge d’Action Music
C’est l’album le plus varié de la trilogie dans lequel Anonyme est allé se balader sur plusieurs autres rythmes. Le titre Sopé avec Ngass David en est la parfaite illustration. Beaucoup de collaboration dans cet album : les singles J’aime mon pays avec Cidson Alguewi et Thank you Lord avec Christian Saar sont présents sur cet album. MBH, Criss John, Massood, Waïti, Crazy Missy, L’Oryx Neozo sont présents sur cet album. Album disponible ici: Anonyme – Mukchacha https://backl.ink/81834669 Gros pari pour l’artiste Anonyme avec ses trois albums. Ils sont sortis uniquement en support digital, ce qui montre une fois de plus l’ambition de l’artiste à s’imposer et à exploiter au maximum les nouveaux codes de consommation de la musique. Trois albums, trois playlists que nous vous invitons à écouter. Disponible en streaming et téléchargement légal.