l’opéra rap les sao: sur les traces des sao raconté et mis en scène par l’artiste Sultan

Opéra rap les Sao, c’est le nom donné à la résidence de création initiée par l’artiste Sultan qui s’est tenue du 02 mars au 30 avril 2021 à l’Institut Français du Tchad. Durant deux mois, le rappeur Sultan a réuni une équipe autour d’une recherche artistique « sur les traces des Sao ». Une autre approche et une autre proposition sur l’histoire et la légende des Sao.

Lire aussi: http://saomagazine.info/opera-rap-sur-les-traces-des-saos-la-residence-de-creation-du-rappeur-sultan/

Les 14 et 15 mai 2021 ont donc été les dates retenues pour la restitution de cette résidence de création dans la salle de spectacle de l’Institut Français du Tchad. Pour l’occasion, l’artiste Sultan n’a pas lésiné sur les moyens et le public ayant fait le déplacement pour les spectacles de restitution a été littéralement enchanté, surpris et même bluffé par la qualité du rendu proposé par la team réunie autour de l’artiste Sultan.

En intro un big up au mouvement hip hop et son vécu…

Intro hip hop danseurs et rappeurs © Saomagazine

La levée de rideau est faite par les danseurs de rue (streetdancers) entre entrainements, répétitions, coups de gueule etc. Il faut l’arrivée des rappeurs pour calmer la situation et remettre tous les acteurs ensemble. Toute l’imagerie de la scène hip hop en quelques minutes : le travail acharné pas souvent reconnu à sa juste, les clashs, les biffes mais toujours une seule chose qui réunit et met tout le monde d’accord : le hip hop.

L’histoire et/ou la légende des Sao sous le récital de Daisson

L’artiste Daisson dans le rôle du conteur © Saomagazine

L’artiste Daisson est celui qui a véritablement ouvert le spectacle après cette intro hip hop : adossant le rôle d’un conteur avec toute l’éloquence qui va avec, l’artiste Daisson a déroulé l’histoire des Sao, la légende des géants guerriers enrobée de rêverie, de mélancolie, donnant une connotation particulière au récit fait par l’artiste Daisson.

Les violences et les discriminations faites aux femmes au cœur du spectacle

Melodji dans le rôle de cantatrice © Saomagazine

Après ce détour historique dans l’histoire des sao, ce fut le temps découvrir les différents thèmes choisis pour agrémenter le spectacle. Une mise en scène des femmes subissant des violences de la part des hommes donnait directement le ton. Qui de mieux que l’artiste Mélodji, auteure du classique « Dian koudj » pour être la voix qui porte le cri des femmes violentées et discriminées ? Dans sa magnifique robe, Melodji a donné le ton pour crier et surtout chanter haut et fort le cri des femmes.

L’arrivée de l’artiste Sultan sur scène dans la peau d’un roi, accompagné de sa reine jouée par l’artiste Bouchra pour venir trancher sur le problème des violences et des discriminations dont sont victime les femmes. Dans un rap très posé, le roi a donné sa sentence : la femme doit être respectée, vénérée. La femme doit être seule maitresse de ses choix.

C’est alors que l’on a assisté à une bataille de rap dans le but de courtiser les jeunes femmes du royaume. A l’arrivée ce fut aux jeunes dames de choisir chacune son prétendant et non le contraire comme cela se fait à l’accoutumée.

Une mosaïque des danses Sao présentées au public

Démonstration de danse mbilé © Saomagazine

La mission des danseurs sur ce spectacle n’était pas la plus facile : entre les différentes danses et les différentes tenues qui vont avec, la synchronisation visait la perfection. Danse hip hop, danse contemporaine, danses traditionnelles (Saï et Mbilé) etc. les danseurs ont tout donné durant le spectacle. C’est connu en Afrique, tous les moments de la vie sont rythmés par les chants et les danses et les Sao ne font pas l’exception dans ce registre.

Le sempiternel conflit éleveurs – agriculteurs une fois de plus dénoncé

le rappeur M’Res dans le rôle d’éleveur © Saomagazine

Le conflit éleveurs – agriculteurs semblent être l’un des plus vieux conflits mettant en mal la cohabitation sociale et pacifique des descendants des Sao. Le spectacle de l’artiste Sultan y a fait un détour en rap en mettant en scène les artistes M’Res et Imaam T dans les rôles d’éleveur et agriculteur et une fois de plus c’est le roi Sultan qui est venu trancher. Vivre dans l’harmonie, privilégier le dialogue aux affrontements, se parler et surtout s’écouter, telles sont les recommandations du roi.

Un spectacle visuel très abouti, résultat d’un travail d’équipe remarquable

L’artiste Sultan remerciant ses acteurs © Saomagazine

Visuellement parlant, le spectacle de l’artiste Sultan et sa team se positionne comme l’un des plus réussis et des plus aboutis de ce début d’année. Lors de la conférence de presse annonçant cette résidence, l’artiste Sultan avait présenté l’équipe qu’il a réuni pour ce projet en allant jusqu’à chercher les expertises ailleurs. On avait donc à la mise en scène le tchadien Maxime Oulouna Damsou venant du Burkina Faso, la touche du bodypainter camerounais Keulion au maquillage, au son et à la lumière le français Quentin. Pour être complet, le spectacle a vu la participation des artistes Melodji, Daisson, Imaam T, Omaarson, Tchadiano ; Bouchra et M’Res.

Le One Master Tchad 2021 est connu au bout de la compétition organisée par Africa Queens Agency

La 2ème édition du One Master Tchad s’est tenue au Selesao Restaurant Lounge de Sabangali le vendredi 28 mai 2021. Le concours de mannequinat exclusivement masculin a livré son verdict après une belle soirée riche en couleur et spectacle pour élire celui qui allait succéder à Azingo Gabin, One Master Tchad 2018. Après donc un arrêt de deux ans, la compétition One Master Tchad a livré sa 2ème édition cette année 2021. Après la réception des canditatures et des présélections qui ont débuté en fevrier 2021, c’est finalement une short-liste de 10 candidats qui ont été retenus pour la finale de la compétition. C’est sous la présentation de Clément Mortodé que le jury devait donc durant toute la durée des différents étapes de compétion élire le trio gagnant. Après l’accueil et l’installation des invités, partenaires et les amoureux de la mode et de l’élégance qui ont fait le déplacement que la soirée a débuté.
Sortie de revelation des candidats © Saomagazine
Première sortie de révélation des différents candidats habillés aux couleurs du partenaire major de cette 2ème édition Tecno Mobile Tchad. Le public découvrait ainsi les 10 candidats prétandant au titre en compétition sous le regard admiratif et attentif du One Master Tchad 2018 et de la Top Model Tchad 2020 et ses dauphines.
Abdel Aziz, promoteur One Master Tchad et Directeur d’Africa Queens Agency © Saomagazine
Ce fut ensuite l’occasion donnée à l’organisation de remercier les différents sponsors qui ont apporté leur soutien à cette deuxième édition et de présenter les membres du jury pour cette édition. Présenter aussi African Queens Agency, organisatrice de la compétition et partager leur vision du mannequinat tchadien à travers leur directeur le très connu mannequin Adbel Aziz.
Différentes sorties des candidats © Saomagazine
Les candidats eu pour la compétition trois sorties pour permettre au jury et au public d’apprécier leurs atouts. Une première sortie en tenue de plage, une seconde sortie en tenue de ville et une autre en tenue de soirée. A ces trois sorties, faudrait ajouter une autre sortie avec la collection de la marque sportive El Tchado, partenaire aussi de l’évènement.
Prestation Crazy Missy © Saomagazine
Côté spectacle, c’est l’artiste rappeur KND du label Preston Concept qui a ouvert le bal des prestations artistiques. Il y’avait aussi le groupe Tchado star avec une chanson et une danse présentées en exclusivité à la soirée: La danse du Maréchal, en hommage au Maréchal du Tchad décédé recemment. La guest star de la soirée Crazy Missy était à la clôture des prestations artistiques.
Une heureuse gagnante de la tombola © Saomagazine
Un jeu Tombolo organisé par le partenaire Tecno Mobile Tchad a parmi à plusieurs spectateurs de repartir avec des lots Tecno. Un moment durant lequel le partenaire a aussi l’occasion de présenter la structure Tecno Mobile Tchad, son historique, ses différents services et bien sur les différentes gammes de smartphones commercialisés sur le territoire tchadien.
Défilé de mode par le styliste Haroun Fashion © Saomagazine
On n’a aussi droit à un défilé offert par un jeune styliste tchadien Haroun Fashion  qui nous présentait ainsi sa carte de visite dans le mode et la couture. De belles tenues pour hommes et femmes. Un travail varié, fait avec un plusieurs tissus, une véritable mosaique de choix présenté par le jeune styliste que le public a apprécié.
Le trio One Master Tchad 2021 et le One Master Tchad 2018 © Saomagazine
Pour la verdict de la compétion, le trio gagnant est composé de Oumar Djibrine, 1,91m, 2ème dauphin; Kouladoumbaye Maxime, 1,90m, 1er dauphin et de Aboulaye Matho, 1,94m élu One Master Tchad 2021. Un choix autant plébiscité par le public, que par le jury et aussi par les votes sur la page officielle de la compétition en ce qui concerne le One Master élu.
Remise de lots aux gagnants © Saomagazine
Les heureux gagnants ont reçu divers lots offerts par l’organisation que par les différents partenaires: des smartphones Tecno, des kits D-Tv avec un mois d’abonnement, des maillots personnalisés de la marque El Tchado etc…
Le trio One Master Tchad 2021, la Top Model 2020 et les organisateurs © Saomagazine
Ainsi a pris fin la 2ème édition de One Master Tchad, un pari risqué au départ comme a eu à le témoigner l’initiateur du projet dont beaucoup s’interrogeait sur la capacité d’un concours de mannequinat exclusivement masculin à susciter de l’intérêt du public. A voir le Selesao Restaurant Lounge plein à craquer et décoré aux couleurs d’un partenaire aussi prestigieux que Tecno, finalement le pari en valait la peine et le rdv est déjà pris pour la prochaine édition.  

La nuit des femmes rondes et belles du Tchad : une réussite au-delà de l’audace et du courage

0
Ce qui a commencé timidement comme une blague entre copines s’est finalement transformée à une grande fête et célébration des femmes rondes ce samedi 29 mai 2021 au snack bar le Concept de Chagoua. Le Collectif des femmes rondes et belles du Tchad est né de manière anodine, après que plusieurs femmes rondes du Tchad, très actives sur les réseaux sociaux ont commencé à s’identifier comme des « apouchou » (terme emprunté aux ivoiriens pour qualifier les femmes en chair) par différenciation aux « skinny ». Le phénomène a pris une telle ampleur que ces dames courageuses ont décidé de mettre ensemble leurs énergies afin d’être plus impactant dans l’affirmation de leur identité. Cette volonté va donc donner naissance à la 1ère édition de la Nuit des Femmes Rondes et Belles du Tchad et surtout a une association avec à sa tête là présidente Mercy assira Djimtolabaye. Les images partagées sur leur page Facebook quotidiennement des préparatifs laissaient peu de doute sur la réussite de cette soirée qui serait d’ailleurs une première. C’est donc un snack bar Le Concept plein à craquer, à ne plus savoir où mettre les gens qui a servi d’auditoire et de scène à ce collectif très audacieux. Le public était plus que présent, curieux et surtout solidaire envers ses braves dames qui ont décidé de briser le plafond de verre en une soirée !
Kamal & Beral, présentateurs de la soirée © Saomagazine
Il sera difficile de refaire le film de cette soirée ici (il fallait y être) mais nous allons résumer les moments forts pour vous donner une idée de ce que vous avez raté à la présentation le duo Beral et Kamal. D’abord les allocutions
Évelyne Loulou, Présidente du comité d’organisation © Saomagazine
Une soirée longue mais très peu d’allocutions et surtout des allocutions courtes. C’est d’abord la présidente du collectif des Femmes Rondes et Belles du Tchad qui a ouvert le bal en remerciant le public qui s’est déplacé pour l’évènement, les partenaires qui ont cru en leur initiative folle et surtout de rappeler le bien-fondé de leur association : l’acceptation et l’épanouissement de la femme au ronde. Parce que rappelle-t-elle, la femme ronde est souvent le sujet des moqueries, des railleries ce qui peut entrainer cette dernière à perdre confiance et d’estime pour soi-même. L’appel est simple : aimez ces femmes telles qu’elles sont, soutenons-les et témoignons-leur notre affection comme ce soir en étant aussi nombreux.
Mot de la marraine Mme Sarah Noudjalbaye © Saomagazine
A la suite de la présidence du comité d’organisation, c’est la marraine de l’évènement Mme Sarah Noudjalbaye qui a pris la parole pour signifier d’abord son émotion et sa fierté d’avoir été choisie comme marraine de cette évènement. La marraine a rappelé à son tour qu’au-delà de toutes les causes qui peuvent être à l’origine de la prise de poids chez une femme, tout est d’abord une question d’acceptation de soi et des autres. Une soirée qui vient donc à point nommé pour contribuer et faire évoluer les mentalités en ce qui les concerne. Que la femme dite ronde ne souffre plus du regard des autres et n’ait plus un regard si réducteur de sa personne. Une fois les discours passés, place au spectacle ! Des chorégraphies pour bouger de partout…
Instant de chorégraphie © Saomagazine
La mise en bouche et le plat de résistance de cette soirée furent les chorégraphies : les rondes et belles ont dansé avec joie, courage, enthousiasme et conviction. Pour l’ouverture, c’était la célèbre chorégraphie du titre « Jerusalema ». Il y’a ensuite eu une chorégraphie de danse gourane sur le titre « Bella » de des artites MH & Afrotronix pour clôturer avec une chorégraphie de danse Saï. A chaque chorégraphie la tenue qui allait avec. Tout ceci sous les encouragements et les applaudissements nourris du public. Les prestations des artistes venus soutenir l’initiative
Prestation du chansonier député Béral Mbaikoubou © Saomagazine
Plusieurs artistes sont venus témoigner leur soutien à cette initiative en étant autant sur la scène que dans le public. Pour ce qui est de la scène, plusieurs artistes se sont succédés : le zoukeur Aristide Djimrangue en intro pour diffuser de la douceur à travers ses mélodies zoukantes, Rolenzo Nkosi, Geneviève Matibeye la pleureuse qui a livré en exclusivité un bout de son projet « Kélou », la jeune pépite Liguy avec ses belles reprises et le chansonnier Béral Mbaikoubou. Chacun dans son registre a tenu le public dans la magie de cette belle soirée. Un sketch bien amené sur les clichés quotidiens de la femme ronde
Instant comédie avec Herbert le Sage en couple © Saomagazine
Pour ce sketch d’une vingtaine de minutes, le collectif des femmes rondes et belles a pris en renfort quelques têtes connues dont personne ne soupçonnait les qualités de comédien. C’est le cas de Lou Djidalloum, le très célèbre président autoproclamé des immatures du Tchad qui a livré une prestation à la hauteur de son immaturité même si la grosse performance est revenue au couple du très célèbre Herbert le Sage qui a cartonné dans son rôle d’époux d’une femme ronde. Quelques conseils pratiques de spécialistes à l’endroit des femmes rondes
Les précieux conseil de la docteure Madjiré Victoire © Saomagazine
Un moment particulier de sensibilisation et d’information au programme ; si le coach Saleh Abdoulaye a été très bref dans son propos en demandant simplement aux femmes rondes de faire du sport, c’est au médecin Madjiré Victor qu’est revenu la tâche la plus délicate. Elle a tenu à rappeler aux femmes rondes les préalables qu’elles doivent s’imposer pour une meilleure vie : privilégier les vêtements amples et en coton, faire régulièrement son bilan de santé pour prévenir toutes les maladies dont elles sont exposées de par leur condition (diabète, hypertension, goutte etc.). Les sifflements et les cris désapprobateurs du public n’ont pas suffi à l’ébranler dans sa sensibilisation, ce qui lui a valu à la fin des applaudissements. Un défilé de mode et un poème pour clôturer en beauté Le collectif a d’abord offert un défilé avec des créations des stylistes Sy Élégance du Tchad et Obedia du Cameroun; des vêtements épousant parfaitement les formes de nos dames et les mettant vraiment en valeur. Nos dames arrachaient à chaque passage les applaudissements du public, qui pour une fois découvrait un défilé avec des modèles qui sortent de l’ordinaire, du moins des standards jusqu’ici servis sur les podiums de défilé du Tchad. Le collectif a clôturé la soirée à un poème, reprenant l’essentiel de la plupart des messages qui ont été distillés tout au long de cette soirée. Femme ronde, femme belle, qui s’accepte et qui s’assume, qui reste forte et debout face au regard des autres, face aux clichés du quotidien. C’est dans une ambiance de danse que s’est donc clôturée cette première édition inédite de la nuit des femmes rondes et belles. Des confidences des organisatrices et de la marraine de l’évènement, pour la prochaine édition, au regard de l’engouement et du succès de celle-ci, elles peuvent se permettre de rêver plus grand lors de la prochaine édition. Le collectif a tenu à rappeler qu’elles sont désormais, elles, réunies en association et lancent un appel à toutes les femmes rondes du Tchad qui hésitent encore à franchir le pas à les rejoindre au sein de leur association. Pour rester informé sur leurs activités, bien vouloir s’abonner sur leur page Facebook officielle La nuit des Femmes Rondes et Belles du Tchad.

L’association Femme aussi lance officiellement les activités de la 5édition du Festival KOURA GOSSO ce matin au Radisson Blu hôtel de N’Djamena.

0

Apres 4 éditions tenues à Moundou, la capitale économique du Tchad, l’association ‘’Les Femmes Aussi’’ (AFEMA) a délocalisé sur N’djamena pour sa cinquième édition l’événement culturel qui faisait bouger la ville de Moundou cinq jours d’affilé tant par la mobilisation des artistes venant de la capitale que par ses activités de formations, coaching etc.

Placé sous le thème ‘’Carton rouge aux violences faites aux femmes’’, la cinquième édition est lancée ce matin à l’hôtel Radisson en présence du Ministre de l’Aménagement du Territoire, Mme Amina Ehemir Torna, de la Ministre de la femme et de la protection de la petite enfance Amina Priscille Longoh, la Conseillère à la jeunesse, aux sports et à l’entrepreneuriat à la présidence Fatimé Boukar Kosseï, de la Directrice de la maison de la femme et de du Directeur de l’Institut Français du Tchad, tous derrière Netoua Ernestine promotrice de l’événement afin de donner un cachet particulier à cette première à N’djamena.

Netoua Ernestine, Promotrice du festival

Prenant la parole tour à tour, les intervenants ont salué la mobilisation de la jeunesse autour de ce thème qui  est encore d’actualité avec le viol de la jeune Meram dont les responsables sont en justice depuis hier. Ils encouragent l’équipe à porter le message et la lutter au plus loin afin que la femme soit épargnée de toute violence. La Ministre de la femme Amina Priscille Longoh après son discours officiel d’ouverture a lancé un message aux jeunes à propos du viol qui se vit ce jour et a signalé au public que son département suit minutieusement le dossier actuellement en justice et que justice sera faite pour Meram. C’est avec les mots de la Ministre qui patronne l’événement que la cérémonie du lacement a prit fin avec une séance de photos de famille.

Le festival Koura Gosso prend fin le dimanche 30 mai. Les activités se tiennent au village artistique du festival logé à l’espace Talino Manu (Ballet National), à l’Université HEC-TCHAD et à l’Institut Français du Tchad.

Les 10 collaborations musicales comme pari de visibilité pour la musique tchadienne.

0
Dans la musique, les collaborations (featuring) entre artistes de diverses nationalités dans des industries musicales structurées et concurrentielles sont souvent l’occasion pour eux d’élargir leurs audiences respectives. Dans d’autres cas, il s’agit souvent d’un artiste (moins connu) de « s’acheter » une audience grâce à une collaboration avec un artiste ayant déjà une grande notériété. Quoiqu’on en dise, les collaborations entre artistes ont depuis fort longtemps dépassé le simple cadre des affinités entre deux artistesn, elles sont stratégiquement commerciales. Ce n’est plus un sujet à débat, c’est un fait: le Tchad n’arrive pas à se faire une place dans la musique sur le continent, ne serait-ce que sur le marché culturel de l’Afrique francophone. Plusieurs artistes ont pourtant fait des collaborations avec des artistes d’autres nationalités sans que celà n’aboutisse aux résultats escomptés. Exception faite cependant du featuring entre Mannobeats & Afrotronix avec le titre « Akouna » qui cumule actuellement plus de 3,8 millions de vues sur YouTube. Pour le reste, c’est des succès mitigés: Mawndoé & Mani Bella, Mawndoé & X-Maleya, Ray’s Kim & Locko, le groupe D6bel & Serge Beynaud ou encore Moussa Aimé & Petit Miguelito. Pour ce qui est donc des artistes tchadiens aujourd’hui, l’on est plus dans une démarche de « s’acheter » une audience auprès des artistes de renom pour la plupart. A une exception prête pour l’un pour qui il s’agira plutôt de s’ouvrir d’autres audiences. Voici donc une liste de 10 collaborations qui seront très bénéfiques à nos artistes et à la musique tchadienne pour s’attirer les projeteurs du showbiz africain: 1- Afrotronix ft. Diamond Platnumz
Afrotronix & Diamond Platnumz
Ce serait sans doute l’une des collaborations les plus profitables à l’artiste et au Tchad en particulier. Diamond Platnumz est à ne plus en douter l’un des artistes africains les plus suivis du continent avec des clips vidéos qui ont dépassé le milliards de vues sur YouTube. Presque tout ce qu’il touche se transforme en or. C’est aussi un des artistes les plus prolifiques en matière de collaborations avec d’autres pays du continent: Congo, RDC, Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Ouganda etc. La plupart de ses featuring franchissent facilement la barre des 50 millions de vues sur YouTube. Une collaboration avec Afrotronix qui depuis lors franchi déjà le million de vues avec ses clips serait donc de bonne augure pour les deux. 2- Cidson Alguewi ft. Innoss’B
Cidson Alguewi & Innoss’B
La pépite congolaise Innoss’B en featuring avec Cidson Alguewi sur un titre très dansant pourrait aussi avoir un impact très fort. Cidson Alguewi étant l’un des rares artistes tchadiens ayant des atouts de « showman ». Très bon danseur autant que Innoss’B, Un bon titre, une bonne chorégraphie et tour est joué. Depuis justement sa collaboration avec Diamond Platnumz, Innoss’B fait en moyenne actuellement pas moins de 20 millions de vues par clip ce qui serait une belle exposition pour le seigneur de la ville avec son saïtonic qui vient de nous livrer le clip du titre « cardiolove ». 3- Obie G ft. Didi B
Obie G & Didi B
Un feat entre le peintre et l’ivoirien Didi B  serait d’une certaine saveur. Obie G a une  qualité en matière d’écriture incontestable. Une plume d’écriture qu’un Didi B viendra casser avec les choses de quartier. Une collaboration qui ne devrait pas être une guerre de punchlines à la Molière (d’ailleurs Didi B a dit qu’il y’a pas l’argent dedans) mais une bonne histoire du quartier avec la fougue des deux rappeurs combinés ça va donner quelque chose de fantastique et replacera bien le Tchad sur la carte du rap africain. Une sorte de « Baïlo » bien remixé quoi… 4- Genzy Matibeye ft. Charlotte Dipanda
Matibeye & Charlotte Dipanda
Imaginez un seul instant une collaboration entre la diva camerounaise et le rossignol tchadien auteure de « maman » … ce serait magique une belle ballade mélodieuse entre deux langues: le duala et le gambaye/sara. Les deux ayant une sensibilité presque similaire pour autant des mélodies que des titres un peu plus dansant. Mais il serait plus intéressant d’entre les deux sur une balade musicale. 5- Massood Dgam ft. Daphné
Massood & Daphné
Massood arrive à rapper aussi bien qu’il s’en sort en chant, l’auteur de « Kelou », « Fmc » ou « Maman » à prouver avoir une certaine polyvalence dans la proposition musicale. Quoi de mieux que d’associer la ravissante Daphné  un titre? Celle qui cumule actuellement presque 3 millions de followers sur Instagram serait d’une belle visibilité pour notre badboy Massood. 6- Mawndoé ft. Sidiki Diabaté Le registre dans lequel évolue l’artiste Mawndoé depuis la mise en place du projet « Au nom de l’art » est très propice pour essayer une collaboration avec le seigneur de la kora Sidiki Diabaté. les dernières propositions de Mawndoé « Au nom de l’art » et  » A koun dei deu » montre bien l’orientation musicale actuelle de l’artiste qui nous ramène à l’époque des belles balades comme « Netoua », « Gue ya »… La présence de la voix et de la Kora de Sidiki Diabaté sur un titre de Mawndoé actuellement donnerait une sonorité à la Ismaël Lo. 7- Vog Gaetito ft. Niska
Vog Gaetito & Niska
A la base il n’était pas dans mes propositions, bien que j’apprécie avec beaucoup de réserve la direction artistique de ce jeune que nous avons découvert grâce au slam, il peut faire des étincelles sur un feat avec Niska. Je m’explique: si vous écoutez la dernière proposition du jeune Vog « Sale gosse », c’est vraiment du sale qu’il a fait dans le sens complet du terme. Il se trouve que depuis que Maalhox a pris une pause, c’est Niska qui règne sur le sale. Il est d’ailleurs un gran fan de Maalhox. Alors si Vog est sur cette lancée, voilà de quoi les mettre ensemble. 8- Crazy Missy ft. Inna Money
Crazy Missy & Inna Money
Deux rappeuses de deux pays voisins, encore à l’école du rap à l’ancienne qui peuvent s’apporter mutuellement une audience. Inna Money forme un binôme avec le rappeur Teddy Doherty et ont à leur palmares quelques succès comme les titres « Bomayé »; « 3G », bref un bel accueil critique avec leur album Pyromanes. Comme Crazy Missy, Inna Money s’est faite une place et un nom auprès de l’arrière garde du rap camer. Une collaboration entre ses deux reines seraient de bonne augure. Visuellement et lyricalement ce serait interessant de voir l’auteure de « Trop loin » et la fille de la « Salade » ensemble sur une titre. 9- Lincy ft. Locko
Lincy & Locko
Lincy reste à ce jour le plus gros potentiel de la musique urbaine tchadienne féminine. Avec une carrière en dents de scie qui jusqu’ici tarde à vraiment décoller malgré  les belles opportunités. Son dernier succès en date est sa collaboration sur le titre « Habi » avec Waïti Chiftakef. Et si elle signait donc son très attendu et depuis annoncé come-back avec une collaboration avec le lover Locko? Locko c’est une carrière déjà bien rempli, des collaborations des titres à succès. C’est en moyenne 2 millions de vues par clip vidéo actuellement Ce serait bien que Lincy s’invite  « Au mariage de ma go ». 10- Abdoulaye Nderguet ft. Youssou Ndour
Abdoulaye Nderguet & Youssou Ndour
Pour la fin, rêvons une rencontre entre deux légendes de la musique: Youssou N’Dour l’auteur des inoxidables titres « Birima » et « 7 seconds » et notre voix de stentor Abdoulaye Nderguet donc les performances vocales ne sont plus à démontrer. Abdoulaye Nderguet des titres « Neloumta » et « Sans école » a toujours impressionné ceux qui l’ont écouté par sa voix et je reste convaincu que Youssou Ndour ne restera pas insensible à une telle puissance vocale. voilà 10 collaborations de rêve et stratégiques pour quelques de nos artistes. Le tout n’étant pas dans la collaboration mais de la stratégie à mettre en place derrière pour capitaliser sur cette exposition afin que celà ne finisse pas en une tempête dans un verre d’eau.

Le rappeur DMX est finalement décédé après une overdose

Comme beaucoup le présageait déjà, l’artiste DMX a finalement été déclaré mort ce jour de suite d’une énième overdose de drogue à l’âge de 50ans Alors que les rumeurs le donnaient déjà mort depuis ce matin, c’est son agent qui fera une première sortie pour démentir la rumeur en suppliant les internautes d’arrêter cette rumeur par respect pour sa famille qui vit cette douleureuse expérience. En effet, le rappeur DMX avait été hospitalisé une semaine plutôt pour une énième overdose de drogue. Earl Simmons de son vrai nom, DMX se bat contre les demons de la drogue depuis des années. Une addiction qui lui a valu des démêlés avec la justice et plusieurs cures de désintoxication dont la dernière connue remonte en 2019. rappeur de 50 ans a souvent fait les choux gras de la presse avec diverses controverses, déboires avec la justice et des problèmes d’addiction à la drogue, qui lui avaient valu un séjour en cure de désintoxication en 2019. Le 02 avril, l’artiste est admis en hospitalisation pour une overdose qui lui sera fatale. Selon le tabloïd Tmz, Simmons a été transporté en urgence à l’hôpital après s’être effondré chez lui. Il est actuellement en soins intensifs dans un état critique », pouvait-on lire dans un communiqué publié par le tabloïd. « Bien que les efforts de réanimations l’aient maintenus en vie, DMX est resté pendant près de 30 minutes sans oxygène, ce qui a entraîné une activité cérébrale très faible », était-il ajouté dans l’article, qui précisait alors que le rappeur était dans le coma. « Le manque d’oxygène a gravement impacté son cerveau. Ça ne présage rien de bon », ajoutait un proche à TMZ. Véritable star du hip-hop outre-Atlantique, DMX s’est fait un nom sur la planète rap dans les années 1990. Earl Simmons est né le 18 décembre 1970 à Mount Vernon, dans l’Etat de New York. Une enfance violente dans la banlieue de la Grosse Pomme qui lui vaudra plusieurs démêlés avec la justice. Dès la fin des années 1980, il amorce sa carrière musicale et collabore avec LL Cool J dans les années 1990. Son premier album, It’s Dark and Hell Is Hot, sort le 12 mai 1998. S’en suivront sept autres, pour un total de plus de 30 millions de disques écoulés à travers le monde. Figure du rap hardcore, DMX enchaîne les tournées et les tubes et devient le deuxième rappeur de l’histoire, après Tupac, à avoir publié deux albums à se hisser la même année au classement Billboard 200.

Beyoncé: Une tournée enfin en Afrique annoncée… et gratuite

Beyonce, Queen B, la record woman des Grammy Awards, celle qui occupe les charts US et mondial depuis maintenant plus de deux décenies viendra enfin faire une tournée en Afrique. Celà fait des années que les fans africains se plaignent du couple Jay-Z & Beyoncé de « négliger » l’Afrique dans leur tournée, s’arrêtant souvent au « confort » de l’Afrique du Sud uniquement. Ces dernières années encore plus que les précédentes, les critiques sont de plus en plus dures envers le couple milliardaire qui est accusé de vendre à l’Afrique à toutes les sauces dans leurs projets artistiques, reprenant des contenus du continent, sans souvent citer les sources ni les rémunérer et surtout  sans jamais y mettre vraiment pied. Le dernier projet de Queen B l’album visuel « Black is King » est venu une fois de plus relancer la polémique sur le sujet. Malgré les efforts faits par la Pop star américaine en invitant beaucoup d’artistes africains sur son projets (chanteurs et stylistes), les critiques demandent que la Queen B en fasse un peu plus pour le continent qui a gagné sa place sur à la table des grands de la culture désormais et que les afro-américains doivent arrêter de considérer comme une destination exotique tout simplement. En fait, Beyonce coûte extrèmement chère à l’Afrique pour un déplacement. Si ce n’est pas dans le cadre d’une invitation « diplomatique » ou « caritative », déplacer Queen B semble coûter très cher! En 2012 par exemple, invitée par le ministère des sports en Afrique du Sud pour s’y produire, Beyoncé avait touché un caché de 2 millions de dollars, payés par le contribuable sudafricain. Encore en 2016, Beyoncé était au coeur des débats lorsqu’elle avait reclamé 4 millions d’euros à la Soda ( Société des divertissements d’Abidjan) pour un concert. Pas que la pop star ne vaut pas ce cachet, mais tout simplement on se demande pourquoi réclame-t-elle des sommes aussi faramineuses à « son continent » où d’autres grosses pop stars et stars ont souvent consenti à revoir leur cachet à la baisse ou simplement renoncer à leur cachet pour se produire en Afrique (James Brown, Michael Jackson par exemple). Un effort donc que Beyonce aurait consenti à faire surtout qu’elle est désormais taxée de « d’exploiter » les richesses culturelles du continent de plus en plus dans ces projets artistiques. Elle viendra gratuitement en tournée en Afrique. Une tournée gratuite en Afrique après « Black is King », plus de 25 dates annoncées
Beyoncé lors de la tournée On the Run en juillet 2018 © Tous droits reservés
Tournée gratuite? Oui, Queen B ne touchera rien de ses prestations et sera elle-même bailleresse de ces concerts. Une tournée qui débutera probablement au mois de novembre 2021. Avec la crise au coronavirus que connait aussi le continent, on se pose la question de comment et où se dérouleront les concerts de la Beyoncé. Plusieurs villes vont accueillir la pop star: Johannesburg, Lagos, Accra, Nairobi, Kempala et aussi Lomé, Dakar, Abidjan, Libreville, Douala etc. Un gros challenge logistique et sécuritaire attend les villes qui vont vouloir s’offrir la Queen B en cette période. Passera-t-elle par le Tchad? Disons que nos chances sont minimes de voir la Queen B séjourner au pays de Toumaï mais osons rêver quand même.

Meilleur rappeur de l’année N’Djam Hip hop 2021: Qui s’est moqué de nous?

Le festival compétition N’Djam hip hop reste à ne pas en douter l’évènement de référence d’expression du mouvement hip hop made in 235. Depuis que j’ai l’occasion de vivre cette compétition, elle est l’une des rares compétitions dont les résultats ont toujours presque fait l’unanimité. Mais cette année 2021, on n’a l’impression que quelqu’un s’est moqué de nous! Oublions d’abord les pleurs de Tchobpa Le Myth
Tchobpa le Myth en prestation ©saomagazine
Le rappeur Tchobpa le Myth, lauréat par défaut de N’Djam vi 2020 catéorie hip hop a fait plusieurs sorties où il se plaignait spécialement des règles du jeu imposées par les organisateurs. C’est vrai qu’un jour ou l’autre, il faudra vraiment que les organisateurs de cette compétition apprennent à s’auto-censurer de leurs manquements au lieu de les transposer sur ceux qui acceptent jouer à « leur jeu » parce-qu’après tout, il s’agit bien de leur jeu à eux. D’ailleurs beaucoup de rappeurs aujourd’hui se refusent à ce jeu là. Pour être franc, je doute fort que Le myth aurait pu faire grand chose face à ses « habitués » qui l’ont toujours laissé sur le tapis depuis qu’il participe à cette compétition. Il a été lauréat hip hop à N’djam Vi quand il n’y avait plus personne en face! Il n’a pas accepté les règles du jeu donc faut pas s’en plaindre. On n’a vu ce que ces règles de jeu ont failli coûter à Bokal dans la compétition Beatmaker. Parlons de la compétition des années antérieures 2018: l’année de révélation d’Obie G
Obie G ©Saomagazine
Cette année là, Obie G avait tout rafflé dans le game grâce à sa playlist de très haute facture à N’djam Vi comme à N’Djam hip hop, il avait relegué tous les autres rappeurs au second plan, tellement son tsunami de fraicheur sur un mouvement qui n’arrivait pas à se renouveler était arrivé à point nommé. 3 titres indétronables lui permettait de surclasser les autres: « PDM », « Yadjama » et « ZXQZ ». Personne ne pouvait lui contester son titre! Disons que le jury s’est essentiellement appuyé sur les perfomances de chaque candidat… On n’est d’accord? lire aussi: Obie G, N2A Teguil et Ray’s Kim : Game of trônes sur la scène de la 12ème édition de N’Djam Vi 2019: Le respect des ainés!
M’Res champion N’djam hip hop 2019 © Saomagazine
Cette année là, le recaf a eu une belle idée en faisant compétitir tous les précédents lauréats (du moins ceux qui bien sûr ont accepté de se prêter aux règles du jeu). Les duels c’étaient M’Res vs Tchobpa le Myth (encore lui) et de l’autre côté Omaarson vs Obie G. Là encore, après les prestations de chaque candidat (une quinzaine de minutes), le résultat ne souffrait d’aucune contestation: M’Res et Omaarson avaient surclassé leurs adversaires sur scène. Là encore, le jury s’est tenu au performance de chaque candidat. Encore… Lire aussi: Finale N’Djam Hip Hop 2019 : le droit d’aînesse a primé, M’Res et Omaarson champions 2020: Année blanche!
Lauréat catégorie meilleur graffiti remis par le promoteur © Saomagazine
Oui, la compétition 2020 a été une catastrophe dans les propositions des candidats (Tchobpa était encore là). Ni la foule, ni le jury n’ont été emballé par les piètres propositions des rappeurs en herbe cette année là. Tout le monde était d’accord que la compétition perdait en qualité et il fallait un sérieux coup de dépoussiérant sur tout ça. Lire aussi: N’Djam hip hop 2020, il n’y a pas eu de finale à l’Institut Français du Tchad Qui s’est moqué de nous pour 2021? Les organisateurs et leurs règles de jeu… Durant toute la compétition, l’organisation de N’Djam Hip Hop n’a pas arrêté de s’excuser pour les manquements, les changements, les imprévus etc. Pour la plupart pour des raisons indépendantes de leur volonté. Ok! Mais qu’en est-il des règles du jeu? Il a été décidé que chaque candidat avait droit à quoi? une seule proposition sur scène? Quoiqu’il en soit, les candidats se sont pliés une fois de plus à des règles qui ma foi bafouaient même l’esprit du hip hop mais bon… excusons tout et accusons seulement le coronavirus! Les candidats et leur manque de créativité et d’engagement face à l’enjeu… Ce que nous ont proposé les trois candidats lors de la compétition meilleur rappeur (si c’était vraiment une compétition) n’avait rien de compétitif! Obie G nous a sorti « Ah bon hein » un rap de son Picasso , Massood nous a sorti « Oussiri », une chanson de son The Resistant et Dj Boum nous a ressorti (une fois de plus) son immortel « Hip Hop e my life » en bon templier qu’il est. Rien de bien nouveau, aucun ingrédient nouveau ajouté à ces « vieilles » recettes, aucune volonté de proposer quelque chose de chatouillant à nos oreilles et côté performance, il faut dire que Dj Boum est le seul qui était « hip hop » sur cette scène. Le jury qui a validé une imposture…
Le jury de N’djam hip hop 2019 © Saomagazine
Si le jury avait eu le même regard qualitatif qu’en 2020 un candidat serait-il reparti avec ce prix? NON! Si le jury était resté dans sa logique de s’en tenir à la performance scénique des protagonistes, Obie G serait-il reparti avec ce prix? NON! Dj Boum est celui qui a certainement eu la meilleure performance ce soir là! Quels sont les critères qui ont décidé le jury a accordé ce prix là? Peut-être des faits d’armes antérieurs à la compétition? Dans ce cas, au regard de la productivité du poulain de Homeland Empire sur l’année écoulée il va s’en dire qu’il merite bien amplement ce prix. Le Picasso & le Resistant ont raté l’occasion de se départager
Obie G & Massood © Saomagazine
Parce que dans cette catégorie, la compétition c’était Obie G vs Massood et ce pour plusieurs raisons: les deux rappeurs ont sorti chacun au cours de l’année écoulée un album et plusieurs clips vidéo chacun, sans compter les balles qu’ils ont passé le temps à s’envoyer. On se serait donc attendu à voir un duel au sommet pour que le jury et le public puissent finalement décider qui des deux est dessus de l’autre. Ils ont même oublié qu’il y’a moins d’un mois, un rappeur-danseur devenu chanteur est venu s’assoeir sur un trône doré sur ce même podium en disant qu’il est revenu prendre le trône du rap qui a laissé vacant depuis 2017! Apparemment il n’ya pas que leurs casquettes qui étaient à l’envers ce soir là à l’IFT! Bref, Obie G est reparti avec le prix face à Massood qui est venu chanter au lieu de rapper et de Dj Boum qui a rappelé au « jeune » public de l’IFT ce qu’est l’ADN du rap originel. Voilà donc ce game où tout les rappeurs s’attribuent des pseudonymes de super guerriers et où l’on n’arrive même pas à créer une tempête dans un verre d’eau… Le hip hop dans les cocons douillets Voilà à quoi nous avons désormais droit dans le game: des acteurs du hip hop qui chacun et chacune, dans sa bulle, se déclare meilleur. S’il fallait s’en tenir aux surnoms de chacun on croirait être dans le mouvement rap le plus chaud bouillant de l’Afrique alors que non! Chacun préfère rester bien oklm dans son chateau de cartes. Et dire que la moyenne d’âge de carrières des quadors de ce mouvement est de 10 ans de carrière! En tout cas 2D Kost, le Chef de classe célèbre ses 20 ans de carrière aujourd’hui à l’IFT! C’est aussi un rappeur il parait…

#Directeurartcritique

Le PNUD forme les journalistes et les blogueurs à la sensibilisation contre la Covid-19

0
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a organisé du 17 au 19 mars 2021 un atelier de renforcement des capacités des hommes de médias à Dandi. Cette initiative du PNUD avec l’appui financier du Fond Mondial et Technique de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA). L’objectif de cet atelier vise à outiller des journalistes et des blogueurs sur des notions appropriées sur la pandémie de covid-19, son historique, sa mode de transmission, sa prévention et son traitement. Et à l’issue de tout, comment traiter une information en temps de crise sanitaire et comment concevoir des messages de sensibilisation.
Dr Maïmouna Abdelhamid partageant son expérience © Saomagazine
Ce sont respectivement Dr Maïmouna Abdelhamid qui a échangé sur le premier thème et Touroum aye Geoffroy et Bétel Miarom, tous deux de la HAMA ont partagé leurs expériences sur comment traiter les informations en temps de crise sanitaire et comment concevoir un message de sensibilisation au deuxième jour dudit atelier.

Ndjam Hip-hop 2021 malgré les difficultés a eu lieu

0
Le RECAF a organisé malgré les difficultés l’édition 2021 de Ndjam Hip hop. Cette édition s’est tenue en deux jours du 11 au 12 mars 2021 au lieu de trois jours comme les années précendentes. Plusieurs contraintes ont défavorablementcontribué à la tenue de cet événement tant attendu par les amoureux du hip hop dans la capitale. Annoncé en début février via Facebook et les émissions radio de Hagui Fm et Hip hop Showtime de la Fm liberté, l’édition 2021 de Ndjam Hip hop est passé sous presque sous les radars. Il y’a d’abord la crise sanitaire liée au Corona Virus qui met tous les activités grand public à terre et a rendu réticent le peu de sponsors et mécènes qui soutiennent encore le showbiz tchadien. Une situation qui fragilise beaucoup d’activités culturelles dans le pays et pousse au report et annulation même des événements les plus attendus. Après, il y’a eu cette crise de communication en fin de mois de fevrier qui a déstabilisé la démarche de communication prévue par le comité et qui n’a pas permis aux candidats de postuler dans les délais. C’est lors du point de presse organisé à la veille de l’événement que le Directeur artistique du festival s’excuse auprès des artistes, mélomanes et médias de ce retard de communication et expliquer les entraves de cette édition. Pour cette édition trois catégories mettaient les acteurs du hip hop en compétition: la catégorie révélation de l’année; Beatmaker de l’année et la catégorie rappeur de l’année. La première scène s’est tenue à la Maison du Quartier Chagoua(MQC) et la finale dans le jardin de l’Institut Français du Tchad (IFT), l’un de plus grand partenaire de l’événement. La première soirée a mis en compétition que la catégorie révélation de l’année d’où les candidats Small Chris, Ndomich KGB, Benil et Bendoblack ont été retenus pour la phase finale qui s’est tenu à l’IFT. La révélation de l’année du rap s’appelle Small Christ
Revélation rap de l’année Small Christ © Saomagazine
La compétition revelation de l’année du rap était plutôt très relevée comparativement à celle de l’année précédente. Cette fois, les candidats finalistes ont donné de la voix et de l’espoir aux amoureux du hip hop qui voyaient cet art s’éteindre à petit feu au fur et à mesure des générations. Au bout d’une compétion de haut niveau, c’est Small Christ qui est reparti avec le titre (une petite surprise pour le public présent). Le beatmaker de l’année s’appelle Bokal
Beatmaker de l’année Bokal © Saomagazine
la catégorie Beatmaker de l’année a mis en compétition deux beatmaker: Kalifa, un jeune beatmaker en devenir, et Bokal, un beatmaker qui n’est plus à présenter dans le milieu. La confrontation des deux beatmakers a été très compliquée à mettre en place mais à l’arrivée, c’est le vétéran, à l’expérience qui a remporté la compétition. Obie G sacré meilleur rappeur de l’année
Rappeur de l’année Obie G © Saomagazine
C’était sans doute la rubrique la plus attendue de la compétition tant cette catégorie par le passé nous a donné des duels de qualité. Mais malheureusement cette année, c’est la catégorie qui a été la plus « faible ». Trois candidats: le peintre Obie G, le résistant Massood et le templier Dj Boum. Chacun des candidats a eu droit à une proposition sur la scène. Obie G, Massood et enfin Dj Boum. A l’arrivée c’est Obie G qui est reparti avec le titre. Les slameurs ont ensuite géré le reste de la soirée avec diverses prestations. L’édition 2021 de N’Djam hip hop a ainsi tiré sa révérence. RDV pour les prochaines éditions.