Show de dégustation musicale de l’artiste Sandra Topona pour son premier album

0
Le samedi 24 octobre 2020, comme annoncé, l’artiste Sandra Topona a donné un show de dégustation musicale à l’occasion de la sortie de son premier album « Halali » au Selesao Restaurant Lounge. Occasion pour les mélomanes qui on fait le déplacement de découvrir la palette musicale de l’artiste.
Beral le Karismatik, présentateur de la soirée © Saomagazine
En conformité avec les nouvelles mesures préventives relatives à la pandemie de Covid-19, le show de l’artiste Sandra Topona a été ramené à 15h00. En attendant l’arrivée des invités et la mise en place, c’est finalement à 17h00 que la soirée a débuté, avec à la présentation le MC Beral le Karismatik, sous les caméras de la télévision Toumaï Tv qui ont fait le déplacement pour la circonstance. Après les salutations d’usage, c’est l’orchestre sous la houlette de l’artiste Mospa la Légende du groupe 4G Musique qui a assuré la mise en bouche des invités qui ne cessaient d’arriver.
Obie G en prestation © saomagazine
La première partie de la soirée a été assurée par les artistes invités, venus apporter leur force et leur soutien à l’artiste Sandra Topona. Le premier à se lancer c’est le rappeur Obie G avec les titres « Eve » et « Ah bon hein » de quoi donner un avant-goût de la soirée de présentation de son album « Picasso » prévue pour le weekend.
N2A Teguil en prestation © saomagazine
Le blamsia N2A Teguil lui a emboité le pas en nous proposant en live les titres « Star comme cache-nez » et « Virement passé », fidèle à son style. Des messages engagés et en lien avec l’actualité. L’humoriste Aladji Tawa est venu clôturé cette première partie avec son humour décalé, dont lui seul à le secret. L’artiste Sandra Topona a enfin pris en main la scène pendant environ une heure d’horloge. Une heure pendant laquelle, nous avons pu apprécier l’univers musical de l’artiste Sandra Topona.
Prestation de l’artiste Sandra Topona © saomagazine
Du reggae à la pop, en passant par la soul et la salsa, Topona n’a pas de limite. A l’aise aussi bien dans les titres engagés que sur des thèmes plus festifs et féministes, toutes les tendances, tous les styles, toutes les sensibilités se retrouvent dans les propositions de l’artiste Sandra Topona. Mention spéciale à sa famille qui a fait le déplacement pour la soutenir. La présence de son père et de sa mère qui se sont donnés à cœur joie sur la piste de danse est un message fort pour une artiste féminin. C’est important de bénéficier du soutien et de la bénédiction de sa famille dans un milieu où l’artiste féminin souffre encore de beaucoup de clichés et de préjugés. Tout le public a remarqué le ventre bien rebondi de l’artiste Sandra Topona que ne dissimulait pas sa robe moulante. Oui, l’artiste attend un enfant et cela n’a rien enlevé à la qualité de sa performance ce soir. Le bébé musical est né et s’appelle « Halali » en attendant l’arrivée de l’autre bébé. L’album est disponible en version physique au prix de 2.500frs CFA et sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

Halali, le premier album de l’artiste Sandra Topona est désormais disponible

0
Après plusieurs années de travail et de recherche dans le milieu artistique, Sandra Topona réalise son rêve, mettre sur le marché du showbiz son premier album solo. Ce matin au Selesao Lounge restaurant l’artiste a présenté devant les médias son album HALALI, un projet de douze titres qu’elle a composé et travaillé seule et sur lequel elle n’a que collaboré avec deux artistes dont Moussa Aimé du Tchad et Petit MIGUELITO du Benin.
Conférence de presse ©Saomagazine
Avec ce parcours dans le showbiz débuté très tôt en 2009 dans le septième art comme actrice de la série télévisée tchadienne « Age d’or », Sandra Topona sort son tout premier single « Déception » en feat avec Tagui BISSI en 2011 durant son séjour au Bénin pour des raisons d’étude. S’en est suivi d’autres tels que : « Ana Maché », « Habibi », « Femme » et « Touche pas » sortie en juillet dernier. Halali, un mot arabe qui veut dire simplement « ce qui m’appartient » est un projet qui évoque beaucoup de sujet autour de la femme, l’amour, la paix et le tout dans histoires quotidienne de notre société. L’Artiste veut par ce projet aller elle aussi dans lutte contre la marginalisation de la femme sous toutes sortes de violence en son égard, elle affirme devant la presse qu’: « Après le lancement je voudrais accompagner la promotion de cet album par des actions allant dans la lutte contre les violences faites aux femmes. »   Les mélomanes pourront découvrir en exclusivité l’album lors d’une soirée de présentation prévue pour demain à partir de 15h00 au Restaurant Selesao de Sabangali. L’album est disponible en version Physique et en version digitale sur toutes les plateformes de téléchargement légal.  

Top 10 des dernières sorties de clip vidéo au Tchad

0

Petit à petit, les artistes les activités culturelles reprennent leur rythme normal: concerts, sorties de singles, d’albums, de clips… on apprend désormais à faire avec la pandémie de coronavirus. Je vous propose donc le TOP 10 des clips vidéo qui sont sortis ces deux derniers mois. D’entrée de jeu, il faut dire que ce sont les rappeurs qui dominent le classement en terme de sorties. Ils sont même curieusement les plus actifs en cette période…

1- Mawndoé Célestin – Au nom de l’art

https://www.youtube.com/watch?v=q4LCjnHsi-A

Au nom de l’art, est le clip visuel qui traduit fidèlement l’esprit du projet Au nom de l’art initié par l’artiste Mawndoé Celestin. Le clip est désormais disponible en ligne après une diffusion en exclusivité lors du concert de restitution de la résidence. Un clip à la hauteur de la profondeur de la démarche artistique de l’artiste et du message contenu.

2- Massood Dgam – The Resistant

https://youtu.be/pJhSO_NNiRc

Le général qui se fait désormais appelé Maréchal Massood Dgam vient de sortir un album « The Resistant ». The resistant qui est justement le titre de son dernier clip où Massood nous propose un son plutôt reggae plutôt agréable à l’ouïe, un clip signé Mr Knit.

3- Rof Rider – Waget Wa Gamet

https://www.youtube.com/watch?v=Arr9ccZBRYg

Rof Rider, cette jeune pépite m’intrigue beaucoup: depuis maintenant 3 ans, il enchaine, à son rythme, les singles en mettant un soin particulier à la qualité visuelle qu’il propose. 10 mois seulement après la sortie du clip DNA, il revient avec « Waget wa gamet ». Un style qui s’apparente beaucoup à celui de Waïti Chiftakef, mélangeant français, anglais et arabe.

4- 6KA – Freestyle « Retour aux sources 4 »

https://www.youtube.com/watch?v=SzaPed99fcs

Le rappeur tchadien ancré dans la banlieue parisienne est un véritable défenseur du rap kickeur! Depuis quelques mois il nous abreuve d’une série de freestyles invitant justement aux retours aux sources. Depuis Fizzy Fizz, j’avais pas entendu un rappeur de la nouvelle génération kicker ainsi. Son rap percera-t-il dans l’audimat tchadien? Là est toute la question.

5- Mercy Leonessa – Hommage à Talino Manu 

https://www.youtube.com/watch?v=chZvgVdmrbE

Un nouveau visage qui vient enrichir la scène urbaine au féminin et seulement pour ça, elle mérite la mention spéciale. Nouvelle recrue du label Matyre, pour sa carte visite rend hommage à Talino Manu, artiste emblématique tchadien des années 80, décédé en 2009. Beaucoup de courage et surtout encore beaucoup de travail pour la nouvelle.

6- Baton Magic – Ame sœur

https://www.youtube.com/watch?v=OOtTAUgvefw

Enième ballade amoureuse du chanteur charmeur Baton Magic sous fond de rumba à la suite du titre 7ème ciel sorti il y’a maintenant un an. Un autre hymne à l’amour sous fond de rumba. Un autre clip vidéo signé Mr Knit.

7- TV3 Dj – Angelina

https://www.youtube.com/watch?v=ogZoXK7EAO0

Après une belle sortie un mois plus tôt avec le clip « Adieu Daishi », où l’artiste TV3 Dj rendait un hommage mérité à son frangin Houon Ange Didier alias Dj Arafat pour l’an 1 de son décès, l’artiste TV3 Dj revient avec Angelina.  Une déclaration d’amour comme en connaît beaucoup actuellement dans la musique urbaine. Vidéo signée Ed Habib.

9- KKJ – Chadian’s Girls

https://www.youtube.com/watch?v=V9lYnt8y7K8

KKJ l’omniprésent, le boss de KKJ Entertainment a, en l’espace de deux semaines mis sur la place deux clips vidéo. Chadian’s girls est le deuxième et celui qui bénéficie actuellement d’une grosse promo entamée à travers une diffusion sur les chaines musicales internationales dont Trace Tv Africa. Une production qui a bénéficié de la touche de fraicheur de l’artiste Mr Sto (Palesto) un talent de la scène reggae camerounaise des années 2000.

9- KKJ – Attack

https://www.youtube.com/watch?v=nlGACpdXSO0

Moins connu et moins médiatisé que son précédent clip, Attack a été mise en ligne une semaine avant « Chadian’s girls ». Loin d’être un clip qualitativement aussi clinquant que le précédent, Attack revient à un exercice vieux comme le mode dans l’univers du hip hop: de l’égo-trip. A chacun d’en juger le fond et la forme.

10- Massood Dgam – Ana fang

https://www.youtube.com/watch?v=DXYpA-sKF88

Dernier de mon classement? Parce que c’est vrai que j’aime beaucoup la musique de Massood mais simplement que le son en question est une reprise du titre « Dior » du rappeur Pop Smoke dont le clip est disponible depuis septembre 2019 à voir ici. La version audio a été mise en ligne en juillet 2020 et la production du Général est trop calquée dessus. Le beat, la manière de poser etc. Il ne s’agit pas ici d’avoir donc simplement sampler l’artiste. Je vous laisse le lien du titre de Pop Smoke pour vous faire votre propre idée. Pop Smoke – Dior

Le rappeur Tchadien 6KA vient de mettre en ligne son nouveau clip « Retour aux sources 4 »

0
Membre fondateur du groupe 13Nrv avec Chacal, 6KA travail depuis plusieurs mois sur le projet back to the roots qui pour lui est une série de Freestyle qui veut mettre avant le rap underground, avec des rythme qui sont plus innovant dans son côté mix entre l’ancienne et la nouvelle génération du rap. Ce rappeur qui se revendique d’être entre l’ancienne et la nouvelle école de ce milieu veut par son projet donner au rap classic ses lettres de noblesse en défiant tous les autres styles qui se sont ajoutés grâce aux influences de tendances plus modernes. Dans chaque épisode de ce projet que vous pouvez retrouver en intégralité ici: https://www.youtube.com/channel/UCsLYHM-bXRqk_HgWhsv-ZVg l’artiste nous amène dans son univers et la découverte de sa technique de kick Retour aux sources c’est aussi pour 6KA une introspection, un appel aux africains à prendre conscience et retourner aux valeurs africaines brisé par la colonisation. Il demande aux africains d’être fier de leur culture et de leur histoire et surtout de se mettre au travail pour faire de l’Afrique un continent puissant. Découvrez le tout dernier freestyle disponible sur ce lien: https://youtu.be/SzaPed99fcs 

Apéro concert à l’IFT: Géneviève Matibeye a fait sa part pour Escale Bantoo

0
Géneviève Matibeye, le rossignol tchadien a enfin retrouvé la scène tchadienne après plusieurs mois passés à Abidjan où elle prenait part au MASA qui a subi la loi de la pandémie de Covid-19. C’était dans dans le cadre des apéro concerts mis en place par l’Institut Français du Tchad (IFT) pour cette nouvelle saison culturelle 2020-2021. L’apéro concert, comme son nom l’indique sert d’apéritif au grand concert donné en salle les vendredis. Il se tient en dans les jardins de l’IFT. Pour cette fois, Matibeye  profité de l’occasion pour jouer sa partition pour le compte du festival Escale Bantoo auquel elle devait prendre part à Douala mais, une fois de plus, le coronavirus en a disposé autrement.
Prestation de Matibeye en apéro concert © Saomagazine
C’est donc une version virtuelle du festival qui a été mise en place et pour se faire, chaque artiste invité avait donc pour devoir de rendre sa prestation prévue où il se trouve. C’est ce qui justifiait donc la présence de la bannière du festival en fond de scène de l’apéro concert de l’artiste Matibeye. Fidèle à son style, elle nous a donné une prestation d’environ une heure d’horloge de ces meilleures chansons, que vous avez pu suivre en intégralité en live sur notre page Facebook. A revoir ici. Une habituée de la scène qui a su dompter les caprices d’électricité qui ont perturbé le début de sa prestation. Bon retour parmi nous et on retrouvera l’artiste Géneviève en concert grand format dans la salle de spectacle de l’IFT au mois de décembre.

Restitution de la résidence de création Au Nom de l’Art : Mawndoé et ses enfants mbororo ont illuminé la scène de l’IFT

0
Le projet Au nom de l’art initié par l’artiste Mawndoé Célestin en début d’année a, comme tout autre projet de 2020, subi le cours des évènements liés au Covid-19. Sans toutefois démonté ou démotivé son initiateur, le projet s’est au fur et à mesure adapté aux réalités et aux urgences sociales imposées par la pandémie de covid-19. C’est finalement ce vendredi 16 octobre 2020 dans la salle de spectacle de l’Institut Français du Tchad (IFT) que l’occasion a été enfin donnée au grand public d’apprécier le résultat de plusieurs mois de travail de l’artiste Mawndoé en compagnie d’une vingtaine d’enfants. Les 200 places disponibles étaient donc toutes prises pour la restitution de cette résidence de création.
Mot d’introduction du Directeur Délégué de l’IFT M. Pierre Muller © Saomagazine
De brèves mots d’introduction d’abord de notre habituel maitre de cérémonie Ricardo Labé et ensuite du Directeur Délégué de l’IFT ont servi de remblais à la mise en place de la scène après l’apéro concert donné par l’artiste Géneviève Matibeye. Le Directeur Délégué de l’IFT M. Pierre Muller a loué l’abnégation dont a fait preuve l’artiste Mawndoé pour mener à bien ce projet qui finalement aura couru sur presque toute l’année. Il n’a pas caché son impatience d’en découvrir les fruits essentiels comme nous tous en cette soirée. Bref, civilités faites, place au spectacle. Mot d’encouragement du parrain du projet M. Asalfo du groupe Magic System & la diffusion du clip au nom de l’art
Mawndoé , concentration à la levée de rideau © saomagazine
Avant la levée de rideau, un mot de soutien et d’encouragement de l’artiste Asalfo leader du groupe Magic System a été diffusé. Dans ces propos, il réitère son soutien à Mawndoé dans ce projet qu’il juge très noble, initier les enfants à l’essence même de l’art. Il s’est ensuite excuser pour son absence à N’Djaména pour des raisons liées à la pandémie de Covid-19 et a promis de faire le déplacement lors des prochaines éditions. Diffusion ensuite du vidéogramme Au nom de l’art, que la majorité découvrait en exclusivité ; véritable carte postale visuelle côté visuel, messages subliminaux au nom de la terre, envoyés en français encadrés de belles mélodies en gambaye habillés par les voix des enfants. Tout simplement magnifique ; un vidéogramme signé Takoum Productions. Pour la levée de rideau, l’artiste Mawndoé invite à se remettre en question
Mawndoé sur la scène © Saomagazine
Alors que remontait l’écran géant sur lequel les diffusions ont été effectuées, c’est un Mawndoé super concentré, vêtu de son tablier qui apparait au milieu d’une scène avec derrière lui son armée d’enfants qu’il a surnommé les Mbororo dans un splendide décor signé de l’artiste Doff dont les dernières œuvres sont encore visibles dans la salle d’exposition de l’IFT. Chanson d’entrée « Je ne me comprends pas ». Une chanson qui résume presque parfaitement le parcours artistique de l’artiste jusqu’ici (nous y reviendrons un jour). Un parcours fait de remises en question. Un choix judicieux pour une mise en condition car, sans le savoir, c’est un autre Mawndoé que nous allons découvrir tout au long de la soirée. Ce premier jet du spectacle ira dans le même sens « Je ne regrette pas d’avoir aimé », « Mon plus beau cadeau », c’est des messages pleins de maturité, qui nous appelle à n’avoir pas peur de nous remettre en question, d’accéder et assumer nos choix, reconnaitre que l’on peut se tromper etc. Des versions revisitées avec l’apport des chœurs des enfants. L’instant acoustique en chœur avec les mbororo et le public
Mawndoé en acoustique sur scène © saomagazine
Quand les instruments se taisent et que Mawndoé se saisit d’une guitare, l’instant est toujours magique. Pour ceux qui suivent l’artiste depuis toujours, ces prestations acoustiques sont les meilleures. Une fois sa guitare ajustée et que les premières notes ont annoncé « Gué ya », le public a instantané chanté avec l’artiste. Une communion parfaite entre l’artiste, ses mbororo et le public. L’émotion atteint son paroxysme avec le titre « Netoua » qui reste à ce jour l’un des titres préférés des fans de l’artiste. Même les mbororo derrière arrivaient à en réciter les paroles. Place à l’ambiance…
Le chœur endiablé des « mbororo » © saomagazine
Il y’a eu le titre « Djobo » et ensuite l’ambiance est montée avec Robinho de Souza qui s’est mis à la batterie. Le public a pu apprécié pendant cette séquence les pas de danse des enfants. Un moment marqué par une surprise envoyée par l’artiste Mawndoé et ses mbororo au parrain Asalfo, une reprise d’un de leur succès planétaire, le titre « Magic in the air » cumulant actuellement plus de 300 millions de vue sur YouTube. L’ambiance était pétillante en tout cas pour cette première sortie de restitution de la résidence de création au nom de l’art. D’autres titres bien connus ont été revisités : « mara zene », « Djerdjere », « on survivra », « i’m a lion », « Alfarhan ». Nous avons aussi pu apprécier quelques titres spécialement composés lors de la résidence.
Belle performance des enfants © Saomagazine
Comme l’a dit l’artiste Mawndoé, il a vécu les meilleurs moments de vie musicale auprès de ses enfants et, grâce à eux, il a compris l’essentiel. Des paroles dont la véracité s’est confirmée à travers la performance hautement artistique livrée ce soir à l’IFT pendant environ 1h 30minutes. Ce concert restera sûrement dans les annales comme l’une des meilleures performances scéniques de l’artiste Mawndoé. Quelques 200 autres personnes auront l’occasion de vivre une fois de plus ce concert ce samedi, même heure, même lieu.  Un article ne suffira pas à retranscrire toute l’expérience vécue dans la salle de spectacle de l’IFT alors, faites le déplacement pour cette dernière représentation.

Abdoulaye Nderguet est déjà à pied d’oeuvre avec Bex’Tet à Paris

0
Après avoir donné le concert d’ouverture de la nouvelle saison 2020-2021 de l’Institut Français du Tchad (IFT), et comme promis, Abdoulaye Nderguet s’est envolé pour la France pour une résidence de création, rejoindre le Bex’Tet. Arrivé donc sur Paris le 8 octobre 2020, Abdoulaye Nderguet a rejoint ses compagnons de route qu’il avait rencontrés lors d’une création à l’IFT en octobre 2019. C’est donc exactement une année plus tard qu’ils se retrouvent. Pour leurs retrouvailles, Abdoulaye Nderguet est invité par Bex’Tet lors de leur concert donné dans le respect des conditions restrictives liées au Covid-19.
Prestation surprise d’Abdoulaye Nderguet
Un concert coloré et explosif, passant d’un jazz explosif à un rock electro endiablé ou encore à une guinguette accordéon, guitare acoustique, percussions… tout ne fut qu’étonnement, du chant de l’aspirateur d’Emmanuel Bex jusqu’au triptyque « Station Saint-Denis » qui nous ramenait sur une scène locale non moins contemporaine. Au détour d’un rythme 6 8 intitulé « bleu vert » dédié au lien entre la musique du Bex’Tet et celle de l’Afrique, c’est Abdoulaye Nderguet qui fut finalement étonné d’être catapulté au sein du Bext’Tet pour fêter les retrouvailles après un an de séparation sur la scène jazz du théâtre national. Retrouvailles dont le programme est l’enregistrement de l’album « l’âme du Blues » de la voix d’or tchadienne. Un enregistrement qui se déroulera mi-novembre sur la mythique scène Jazz du Triton.
Abdoulaye Nderguet et Bex’Tet
L’aventure s’annonce très prometteuse pour Abdoulaye Nderguet et ses compagnons. L’album annoncé signera sans doute les prémices d’un summum de carrière de l’artiste Abdoulaye Nderguet qui pourra ainsi jouir d’une exposition médiatique à la hauteur de son talent jamais égalé à ce jour.

Retour poussif de l’artiste Daisson sur la scène de l’IFT

0
On commence à presque s’habituer à ne voir l’artiste Daisson que sur la scène de l’Institut Français du Tchad (IFT). En septembre 2018, c’est lui qui signait la concert d’ouverture de la saison culturelle de l’IFT avec un concert d’anthologie que nous avions couvert. Deux ans plus tard, le revoici sur la scène de l’IFT pour un autre concert dans un contexte particulier lié à la pandémie de coronavirus. Lire aussi: Daisson signe la rentrée culturelle de l’IFT avec concert live et un nouvel album Dans le nouveau format de  programmation de l’IFT, les concerts dans la salle de spectacle sont désormais précédés par des apéro concerts dans les jardins de l’IFT et pour celui de l’avant-concert de Daisson, c’est le groupe 4G Musique qui l’a assuré. Une prestation qui m’a permis de découvrir ce groupe pétri de talents, amené par un lead vocal doté d’un timbre vocal particulier et d’un doigté magique au piano. On aura l’occasion de revenir sur ce groupe.
Ricardo Labé, Mc du concert © Saomagazine
La salle de spectacle s’est donc garni de quelques spectateurs disposés selon le respect des mesures barrières prescrites. Ricardo Labé, le Mc de la soirée n’a justement pas manqué de rappeler que l’ouverture et la continuité des activités de l’IFT sont soumises au respect strict des mesures barrières. Il a donc appelé aux usagers de l’IFT à les observer car une violation flagrante desdites mesures pourraient entrainer un nouvelle fermeture de l’IFT au grand public.
Prestation de Daisson © Saomagazine
Place au concert, Daisson arrive sur la scène avec le titre « gana alamane » pour bien planter le décor. les back des chœurs sont assurés par Colby et Djicko qui est aussi à la guitare basse. Il va s’en dire qu’on n’allait surement pas vivre les mêmes émotions lors de son dernier concert où il avait aussi été accompagné par plusieurs artistes avec lesquelles il a de belles collaborations. Les titres « Chemin de l’exil » (feat avec le rappeur Sultan) ou encore « 100 kalebas » (en feat avec le rappeur Anonyme) ont ainsi souffert de l’absence de ces derniers lors de ce concert. Il a quand même pu performer sur les titres solo comme « Waitoché », « Harni » et « Dos d’âne », quémandant à chaque fois la participation des quelques rares spectateurs présents à ce concert. Heureusement, il y’a toujours un titre indétrônable qui, quelque soit les circonstances réveille toujours la foule.
L’instant « fille de taxi » © Saomagazine09
« Fille de taxi », la saveur de cette chanson reste inégalée et semble se bonifier avec le temps comme du vin. Dès les premières notes reconnaissables posées par le pianiste, le public s’est instantanément animé. Cinq minutes de pure partage avec le public chantant en chœur avec l’artiste sur ce qui reste à ce jour sa meilleure chanson. Voici donc le public gonflé à bloc alors qu’arrive la dernière chanson de ce concert « rida merissé ». Un titre qui va bien profiter de l’ambiance établie par la précédente au point où le public est carrément surpris par la fin du spectacle. Une situation bien analysée par le Mc Ricardo qui va demander à l’artiste Daisson de revenir pour un dernier virage avec en prime une fois de plus « fille de taxi ». Vivre des concerts dans ce contexte particulier à l’IFT n’est pas du tout évident quand l’artiste n’a pas avec lui un public pour le pousser vers des envolées performantes. Vivement que les concerts de l’IFT retrouve toute leur magie malgré la situation pandémique. Les prestations iront certainement crescendo avec le temps. Ce weekend, place à l’artiste Geneviève Matibeye pour l’apéro concert et l’artiste Mawndoé Celestin pour deux concerts.

L’Institut Français du Tchad lance sa saison culturelle 2020-2021 et s’ouvre à nouveau au public

0
Une cérémonie de réouverture de l’Institut Français (IFT) au grand public s’est tenue dans la soirée du 29 septembre 2020 dans son jardin. Après 6 mois de fermeture dû à la pandémie de coronavirus. C’est un IFT rénové, relooké et repensé qui a été présenté aux quelques invités de cette brève cérémonie qui s’est tenue dans le stricte respect des mesures barrières. L’IFT ouvre donc à nouveau son espaces et ses services au grand public, telle était l’annonce principale de cette cérémonie à laquelle furent conviés des personnalités, des artistes et des hommes médias essentiellement. Un dispositif mis en place pour le respect des gestes barrières: lavage des mains à l’entrée, exigence d’une invitation et une disposition des places assises respectant le mètre de distance. Au centre de ce dispositif, un écran géant déroulant l’essentiel de la programmation culturelle prévue pour le mois d’octobre: concerts, expositions, théâtres etc. tout porte à croire que l’IFT reprend son plein régime. La saison culturelle 2020-2021 est lancée.
Ricardo Labé, Mc de la soirée © Saomagazine
Ricardo Labé en maitre de cérémonie reprenait donc du service avec beaucoup de joie et d’enthousiasme, content de retrouver les sensations de son travail. Après l’accueil et la mise en place des invités, il s’est chargé des introductions d’usage avant d’annoncer le déroulé de la soirée essentiellement ponctuée par des allocutions et un apéro concert donné par l’artiste Abdoulaye Nderguet en clôture.
M. Pierre Muller, Directeur Délégué de l’IFT dans son allocution © Saomagazine
C’est  le Directeur Délégué de l’IFT M. Pierre Muller qui a ouvert les allocutions. Une allocution introduite par une revue de salutations des personnalités diplomatiques ayant faites le déplacement et de tous les catégories d’invités: artistes et médias essentiellement. Tout d’abord, il fallait faire état des lieux et le bilan des activités entreprises par l’IFT durant les 6 mois « d’arrêt des activités culturelles ». Le Directeur Délégué à rappelé les différentes initiatives prises par son institut pour continuer de faire vivre la culture: Les web concerts et l’émission Acqua Culture diffusés en ligne via les réseaux sociaux de l’IFT et qui ont engrangés l’adhésion du public à travers le nombres de vues cumulées par les différents numéros produits. C’était l’occasion idoine de remercier les artistes et son équipe qui, ensemble, ont tous fait preuve de résilience face à la pandémie de coronavirus et ont, chacun à son niveau, donné pour la diffusion de l’art et de la culture de proximité quand toutes les mesures étaient à l’isolement et au confinement. Il a réaffirmé l’engagement de l’IFT à soutenir et à accompagner plus que jamais la création artistique au Tchad. Dans cet élan, justement, il a tenu à rappeler que malgré le contexte qui reste délicat vu que le coronavirus est toujours présent, l’accompagnement des artistes a bel et bien repris. Pour preuve, l’artiste Mélodji s’est envolée il y’a quelques jours pour la France pour une résidence de création de 3 mois. Elle sera suivie dans les mois à venir par les artistes Abdoulaye Nderguet et Mounira Mitchalla bien d’autres.
M. Judikael Regnaut, Directeur de l’IFT © Saomagazine
M. Judikael Regnaut, Directeur de l’IFT qui lui a succédé à M. Pierre Muller a abordé dans son allocution, le bilan des travaux de rénovation et de relooking de l’IFT déjà effectués et à venir. Pour ce qui est des travaux réalisés, les invités pouvaient constatés d’eux mêmes le relooking des jardins de l’IFT avec la pose des pavés, le réaménagement des espaces verts et des bancs publics. l’éclairage revu, un studio d’enregistrement mis en place etc. Pour le Directeur de l’IFT, il était temps de donner un coup de jeune et modernité à l’institut et l’adapter au mieux au jeune public tchadien qu’il reçoit. Beaucoup d’autres réaménagements sont prévus au niveau de la salle de spectacle, de la médiathèque etc. Cette période d’arrêt à justement été l’occasion de repenser autant le fond que la forme de l’IFT. Plus de modernité et une place encore plus importante du numérique dans les activités régaliennes de l’IFT. Des travaux réalisés grâce à l’apport des partenaires et des entrepreneurs locaux que le Directeur a tenu particulièrement à féliciter et confiant de compter une fois de plus sur eux pour les travaux à venir.
S.E.M Bertrand Cochery, Ambassadeur de France au Tchad ©Saomagazine
Pour clôturer les allocutions, parole est donnée à Son Excellence M. Bertrand Cochery, Ambassadeur de France au Tchad. En introduction, il a d’abord tenu à remercier toute l’équipe de l’IFT de n’avoir ménagé aucun effort pour faire face à cette crise sanitaire mondiale pour continuer à faire vivre la culture. La beauté qui jaillit de la création artistique est une force que nous devons tous convoquer en nous. Il se dit avoir été le témoin des activités mises en place et à l’implication des artistes dans la lutte à travers la sensibilisation. Convaincu cependant que le virtuel ne remplacera jamais la présence des êtres humains côte à côte, il était plus que nécessaire d’ouvrir à nouveau l’IFT et continuer à proposer les activités et les espaces de l’IFT malgré la situation.  Il rappelle que l’IFT est décider de diffuser les talents tchadiens sur la scène internationale et, rien ne nous garantissant des lendemains meilleurs au regard de cette pandémie, il n’a qu’une recommandation à l’endroit des artistes: « Chantez plus fort, rêvez plus haut, voilà votre rôle dans le monde d’aujourd’hui et de demain. »
Abdoulaye Nderguet en prestation © Saomagazine
Chantez plus fort, c’est justement ce que nous a proposé l’artiste Abdoulaye Nderguet durant une trentaine minutes de sa prestation. Au menu quelques exclusivités de son atelier de création en cours sous l’attention conquise du public. Une prestation de haut vol, terminée par l’indétrônable titre « Sia ». L’artiste a exprimé à la fin toute sa joie de pouvoir retrouver la scène et public. L’Institut Français est donc de nouveau ouvert au public, cependant dans le strict respect des gestes et mesures barrières. La programmation du mois est déjà disponible sur le site internet aussi relooké de l’IFT à l’adresse https://www.institut-francais-tchad.org/ et ça commence avec du 02 au 03 octobre 2020 la grande scène du Festival reggae Afro’on. Bonne reprise…  

Le Festival Kouleur accoustic ouvre les portes sa deuxième édition

0
C’est au cours de la conférence de presse tenu ce jeudi dans les locaux du Selesao Restaurant Lounge que le Directeur du Festival, l’artiste D2 Kost lance les activités du festival Kouleur Accoustic qui pour cette seconde édition a pour thème : Culture et Société face au Covid
2D Kost promoteur du festival © Saomagazine
Le Festival Kouleur Accoustic qui a lieu du 25 au 27 septembre 2020 est un plateau dédié essentiellement aux préstations artistiques en accoustique comme son nom l’indique, cette année le festival acceuille non seulement les artistes du Tchad mais aussi ceux qui viennent d’ailleurs tel que Franc Degospa et Clement Masdongar qui s’associeront aux artistes locaux ; Beral Mbaikoubou, Olivier le Belge, 2D-Kost, Xena et bien d’autres. Pour cette édition les activités du festival ne se limiteront pas seulement aux Concerts et Ateliers mais aussi une assistance aux populations dans le cadre de la sensibilisation dans la lutte contre le coronavirus, le promoteur de Kouleur Accoustic affirme dans ses propos que : Nous sommes des leaders d’opinions, nous allions organiser des concerts certes mais le consommateur, le mélomane de apprecie nos œuvres et nous suit est cette population. En cette période de crise sanitaire il y’a des familles qui passent des moments difficiles et il est pour nous un devoir de venir sensibiliser surtout par rapport aux mesures barrières afin d’empêcher au coronavirus de se propager. Nous accompagnerons notre sensibilisation les dons. Programmé pour le mois d’avril, le Festival Kouleur est réporté pour les raisons de pandémie qui a secoué le monde. Le promoteur du Festival, D2-Kost a confié à la presse que l’organisation de cette édition se tient malgré les mesures sanitaires grâce à l’appui du Ministre de la culture, l’institut Français du Tchad et le Selesao, les partenaires clés de cette édition. Le Rendez-vous est donc prit pour trois concerts le 25 au Bar Concept et le 26 et 27 au Selesao Restaurant Lounge