L’Association Charity officiellement lancée
Un collectif d’artistes lance un appel à la paix à travers la chanson « Afé »
Constitué de Six membres à Savoir, l’artiste qui représente le collectif au pays, Tchadiano la voix du peuple, le Prince Samy depuis Ouaga, de Sara D Bell et Dan Carter des États Unis, puis de Kent LEM et Dynamitt résidant en France.
Mis en marche avec les moyens des membres du collectif, ces derniers se disent prêt à faire envoyé le message d’amour du prochain, de réconciliation en guise de contribution afin de d’offrir un autre Tchad au plus petits et aux générations futures.
Que la Paix et le pardon peuvent nous éviter le pire. Recherchons Al Afé lé balad-nan.
Notons que le son est fait par Ghislain Malo Aka Ghis beat depuis l’Algérie et mixé puis masterisé par Samy depuis Ouaga.
Dream Comes True au-delà de l’accompagnement dans le basketball un cadre de partage pour les adolescents
Dream Comes true day 1ere édition est cette journée de détente dédié à ces jeunes qui ont passé plusieurs mois de dur labeur en vue de les offrir un moment de détente avec les membres de leurs familles, amoureux et anciens basketteurs, du partenaire officiel de cette journée qui est UBA Foundation


Lingui : le sujet de l’avortement au Tchad porté au cinéma par le cinéaste Mahamat Saleh Haroun
Le cinéaste tchadien résident en France Mahamat Saleh Haroun est en compétition pour la Palme d’Or au festival de Cannes avec son film « Lingui les liens sacrés ». Si le film a reçu une standing ovation lors de sa diffusion en première au festival, sur la toile tchadienne, il suscite déjà des débats virulents et pour cause, le film aborde un sujet autant délicat qu’incendiaire : l’avortement dans la société tchadienne.

« Le cinéma que j’aime c’est ce cinéma qui est un peu à un moment le porte-voix de ce qui se passe et qui provoque le débat, qui n’apporte pas toujours des solutions mais qui appelle à la responsabilité de tous ceux qui sont concernés par le sujet » tels sont les propos tenus par le cinéaste Mahamat Saleh Haroun dans une interview accordée à France 24. Quand on connait la filmographie de Mahamat Saleh Haroun, ses propos traduisent fidèlement son choix « cinématographique » et son gout pour la dramaturgie. Le cinéaste tchadien a finalement l’habitude de donner régulièrement des coups de claps dans la fourmilière des maux sociétaux du Tchad.
En 2013 déjà, Mahamat Saleh Haroun proposait le film « Grigris » qui abordait une histoire d’amour entre deux personnages controversés de la société : l’un handicapé et danseur et l’autre métisse franco-tchadienne prostituée rêvant de faire carrière dans le mannequinat. Dans le déroulé l’on retrouve aussi l’épineuse question du trafic d’essence qui sévit au Tchad. « Un Homme qui crie » (2010 Prix du Jury du festival de Cannes), « Une saison en France » (2017), le cinéaste tchadien a toujours s’est toujours attaqué à des sujets de société sur le fil du rasoir. Pour 2021, le cinéaste est retour à Cannes avec un sujet au cœur de l’actualité mondiale, au moment où les féministes sont au premier plan de toutes les revendications.
Lingui : l’avortement vu par Mahamat Saleh Haroun
Se basant sur le synopsis et la bande d’annonce du film, Lingui raconte le combat d’une mère Amina interprétée par l’actrice Achouckh Abakar et de sa fille unique Maria âgée de 15 ans, jouée par Rihane Khalil Aliou qui se retrouve enceinte d’une grossesse qu’elle ne veut pas garder. Elle va devoir se battre contre la loi et la religion pour arriver à ses fins. Le film livre ainsi une peinture du sujet de l’avortement mis en scène dans un pays où la loi interdit l’avortement et où tradition et religion sont intimement liées. Le film met aussi en exergue une solidarité insoupçonnable au sein de la sororité des jeunes dames et aborde aussi subtilement le sujet de l’excision. Un brief suffisant pour susciter déjà de virulents débats sur la toile tchadienne et particulièrement sur Twitter.
Une polémique sur le fil du rasoir d’un tabou sociétal où s’entremêlent mœurs, traditions et religion
Loin d’être un débat d’idées, ce qui a cours depuis au moins 48heures sur la toile tchadienne est en fait une polémique met en scène une bataille rangée deux camps : les fervents défenseurs de la religion d’une part, les féministes de l’autre côté et les progressistes et les modérés entre les deux feux. Les féministes ont une position très tranchée sur le sujet : « la société tchadienne est société patriarcale où l’homme n’est jamais coupable de rien et la femme est celle qui est toujours désignée comme la pécheresse ». Pour les défenseurs de la « tradi-religion » l’avortement est acte interdit par la religion et puni par la loi. » Ceux à quoi les progressistes rétorquent « qu’une femme devrait être libre de disposer de son corps comme elle le souhaite » et s’interrogent pourquoi à chaque fois que l’on parle d’avortement c’est toujours la femme qui est solitairement indexée alors que la grossesse est bien le fruit d’un acte commun à deux personnes… loin d’accoucher vraiment des idées et faire avancer le débat, la polémique suit son cours sur le réseau Twitter et ce qui est sûr, il n’est pas prêt de s’arrêter surtout que les protagonistes en question n’ont toujours pas encore visionné le film en question.
Des félicitations des autorités en faisant fi du débat, pendant que d’autres poussent la réflexion ailleurs…

Le Président du CMT S.E Mahamat Idriss Deby, le Ministre des Affaires Etrangères Chérif Mahamat Zene, l’opposant politique M. Saleh Kebzabo ont chacun twitté des félicitations au cinéaste Mahamat Saleh Haroun pour une fois de plus « porter haut » l’image du Tchad à travers son cinéma sans toutefois se prononcer sur le sujet porté par le film. A croire que ce n’est pas pour demain que le sujet sur l’avortement qui peine déjà à être porté sur la place publique le sera sur la place politique.
D’autres personnes portent un autre regard sur ce énième film du cinéaste tchadien il est alors taxé d’« africain complexé qui cherche à plaire à l’occident à coup de films stéréotypés » par des certains, d’autres aux idées plus « complôtistes » voient simplement un autre cinéaste africain moulé dans la volonté de l’occident de propager une certaine image des sociétés africaines dans le but de nourrir une propagande de la société et de la civilisation. « Un cheval de Troie idéologique » tel est le terme avancé par un twittos…
Le film est très attendu au Tchad et sera diffusé à grande échelle

Lors de l’interview que le cinéaste accordé à France 24 alors que la journaliste interrogeait Mahamat Saleh Haroun si un possible boycotte du film au Tchad vu son caractère « provocateur », Mahamat Saleh haroun s’est plutôt montré confiant et optimiste : « Le film est impatiemment attendu par les femmes parce qu’elles vivent ça tous les jours (…) on prévoit organiser des projections partout au Tchad et confier même le film à des associations féminines pour qu’elles en débattent et que les femmes puissent en fait jouir au sens propre de leur liberté… ». Une chose est certaine on n’a pas fini de parler de ce film.
- Titre du film : Lingui
- Réalisateur: Mahamat Saleh Haroun
- Casting : Achouackh Abakar, Rihane Khalil Aliou, Youssouf Djaoro.
La banque UBA Tchad organise un média talk pour remercier la presse locale.



L’Association Urban Act annonce la tenue du Festival Urban Act 1 en septembre
L’association Urban Act, créée par des rappeurs membre du Syndikat Toumaï Rap a tenu un point de presse ce matin à l’Institut Français du Tchad (IFT) pour annoncer la tenu de la première édition du ‘’Festival Urban Act’’ du 22 au 25 septembre 2021.C
Créée depuis quelques mois déjà, l’Association Urban Act vient s’ajouter à ces nombreuses autres qui œuvrent dans le but de promouvoir les cultures du Tchad. Celle-ci veut apporter sa contribution dans la propulsion des carrières des jeunes et la contribution de la culture urbaine dans l’assainissement de la capitale et le pays. C’est dans cette optique que l’association décide d’organiser un festival qui portera le nom de l’association.

Dans ses propos, le président de l’association, le rappeur Pif Pikini affirme que « l’objectif de cet évènement urbain est d’accroitre l’offre culturelle à Ndjamena, de réunir les habitants de Ndjamena , le secteur associatif, public et privé autour d’un évènement fédérateur, et de créer ainsi un moment de rencontres et d’échanges, facilitant la compréhension et favorisant l’émergence de projets collectifs et d’initiative locales »
Pour ce faire le Festival URBAN ACT 1 sera gratuit pour le public et se déroulera durant 4 jours à partir du Mercredi 22 septembre au Samedi 25 septembre 2021. Articulé autour du village sis à l’espace Talino Manu et des spectacles à l’IFT avec des ateliers des formations pour édifier les jeunes qui veulent faire carrière. « La réussite de cette première édition ne sera possible que grâce à la collaboration de l’association avec les autres associations paires (Syndikat ToumaÏ rap, l’association NAGDORO, l’association des peintres du Tchad et l’association des reggeaman du Tchad) qui s’impliqueront pour apporter chacune sa pierre à la mise en avant du mouvement de la culture urbaine » ajoute Pif Pikini.
Le comité nous donne rendez vous le 15 septembre 2021 pour une conférence de presse avec plus de précision sur le déroulement du festival et au public le rendez vous est pris du 22 au 25 septembre 2021.
Obie G livre le clip du single « Enfant Gâtée »
La nouvelle lumière du jazz made in Tchad s’appelle Adama Victorine
Attendue depuis quelques semaine par les amis, mélomanes et connaissances et surtout les ndjamenois actifs sur le réseau bleu, Adama a tenu le spectacle annoncé par l’Institut Français du Tchad le vendredi 11 juin 2021 dans la salle de spectacle dudit institut. Une soirée Jazz comme promis mais aux couleurs tchadiennes bien harmonisée de la scénographie à la musique jusqu’à la voix douce de l’artiste nous avions apprécié le package offert ce jour et nous vous le retraçons sur ces quelques lignes.
Depuis l’annonce ce concert, la toile tchadienne s’est enflammée à travers les messages de soutien et le partage de l’affiche de celle dont on ne se rappelle pas vraiment la dernière solo. Le vendredi 11 juin jour du concert, il y’avait du beau monde à l’IFT comme à chaque fois. Un long moment de détente dans le jardin le temps de boucler toute la mise en place. Y’a pas eu le traditionnel Apéro concert donc du temps il y’avait.
La scénographie originale et aux couleurs du Tchad

D’entrée de jeu, il faut noter que de plus en plus d’artistes et de promoteurs culturels mettent un accent particulier sur le côté visuel des spectacles en général et sur l’habillage de la scène en particulier. Ce fut déjà le cas avec les belles scènes que nous ont proposé les artistes Mawndoé Célestin à l’occasion de la restitution de son projet « Au nom de l’Art », l’artiste Sultan avec « L’apéro rap les Sao » et plus récemment la scène proposée par le festival Koura Gosso.
Déjà pour le public présent on doit signaler que c’était du sable sur le podium de l’Institut Français du Tchad ce soir, une première chose différentes nous rappelant que nous sommes réellement dans le pays du sable, ensuite nous voyons des vans, ce qu’on appelle »Tabak » en arabe local du pays tout rond dans l’espace derrière la scène et autour des instrument créant ainsi une décor particulier en accord avec la lumière de scène. L’accoutrement des musiciens comme les habitant des pays du sable et du désert est aussi remarqué, un travail bien réalisé par Ferdinand Nanga, Directeur artistique de l’artiste Adama. De plus en plus d’artistes et de promoteurs mettent un accent particulier
la prestation sensationnelle de Adama

Après une longue introduction de notre Maître de cérémonie habituel, Ricardo Nanadoumngar Labe, les lumières s’éteignent permettant ainsi à la star de la soirée d’entrée sur scène avec ce premier titre »Se ri bara? »,(Qu’est ce qui se passe?) comme pour questionner le public qui malheureusement ne remplissait pas la salle mais bien enflammée qui a réagit dès que l’artiste apparaissait sur scène. Adama nous a bercé avec une voix langoureuse bien accordé avec ses instrumentistes qui ont su mixé le Jazz ordinaire avec rythme du terroir le donnant une originalité signé Adama. Tour à tour le public à apprécié »Abobiya », »Kom-ma », »Bassa » »sawa sawa », »rafigué », »Mara », »Mekon’‘et »Isori’‘ qui ne laissaient personne indiffèrent.
Celle qui beaucoup ont connu comme membre suppléant du mythique groupe Matania est entrain de véritablement se construire une carrière solo dans l’univers Jazz. On se souvient encore de l’aventure Afro-jazz en 2016 ou encore du titre « Rafigué » sorti en 2018. Depuis lors, Adama s’est plusieurs festivals à son actif et surtout un énorme travail qui est abattu en background, dans la perspective de sortir un album très bientôt.

Au delà des cris qu’on pouvait entendre dans la foule à chaque fois que l’artiste entamait une nouvelle chanson ou à la fin, l’on remarquait aussi le podium toujours côtoyé par les proches et les mélomanes qui venait encourager l’artiste. A la fin du concert, c’est un public satisfait et conquis qui a quitté la salle, nous réconfortant dans le fait que le tient désormais une nouvelle flêche dans son carquois de jazz. De plus en plus d’artistes tchadiens s’illustrent dans le jazz avec une certaine originalité depuis Chari Jazz, en passant par Djim Radé ou encore Abdoulaye Nderguet. Nous croyons que l’artiste Adama a des beaux jours devant elle pour sa carrière et nous le souhaitons vivement.
Ngone Saar ou les jeunes prodiges sarhois, qui sont ils?


Le Café Hermopolis lance son fast food absolute take away




