Les métiers du web : le Community Manager

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Depuis la vulgarisation numérique constatée avec les réductions des couts d’accès à internet, le nombre des internautes a augmenté de façon considérable soit 3, 26 millions d’internautes aujourd’hui. Même s’il est encore tôt de parler d’une révolution technologique au pays des Sao, un nouveau métier se fait une place sur le marché de l’emploi, celui du community manager. Quel est ce métier ? Beaucoup de personnes se posent encore la question aujourd’hui sur ce qu’est un Community Manager ; Le CM tel qu’on l’appelle, est formé en communication digitale. Pour donner de la visibilité, construire puis développer une communauté pertinente par rapport à une l’activité ou un évènement. De plus en plus, des entreprises privées ou publiques, des personnalités politiques font appel aux services d’un CM pour marquer leurs présences sur internet. Et si tout le monde peut créer une page sur Facebook, Instagram ou Twitter, est-ce qu’il est facile de gérer une communication digitale ? Les missions du Community Manager Le Community Manager ou animateur de communauté en français, est une personne qui possède plusieurs casquettes. La principale étant d’être le médiateur entre une communauté et la structure pour laquelle il travaille. La communauté est généralement liée à un groupe d’internautes qui se rassemblent autour d’un intérêt commun, qui peut être lié à une cause, un produit, une personnalité politique, un artiste, etc… En un mot, une communauté est l’ensembles des abonnés ou followers d’une page professionnelle. Les actions du Community Manager englobent toute la création du contenu (texte, hashtag, photos et vidéos) et doivent encourager les abonnés et les « followers » à réagir et interagir avec la marque autant que possible. Ainsi, les publications seront de plus en plus visibles pour de nouveaux abonnés potentiels avec pour objectif final, de créer une communauté la plus importante mais surtout la plus pertinente et active possible. La difficulté du métier réside dans la création et la gestion de contenu Web. Sur la toile, on remarque que chaque jour, il y’a de nouvelles pages qui se créent mais peu d’entre elles sont animées par manque de créativités ou de régularités d’informations. D’où, il est important pour un CM d’être à la page et hormis sa mission de fédérer les internautes autour d’un intérêt, le CM doit avoir l’amabilité de prendre soin de l’image de l’institution dont il s’occupe, notamment sur les réseaux sociaux. Pour cela il doit nécessairement avoir une large culture générale, maitriser les outils de gestion des Réseaux Sociaux (Hootsuite, Swello, Buffer, etc…) et des créations graphiques (Photoshop, Illustrator, Canva, tec…) et surtout disposer d’une bonne base de métier de communication pour ne pas dire être expert dans la communication. Concrètement les missions du Community Manager sont :
  • Animation des communautés : les comptes Facebook, Instagram ou Twitter, sont alimentés en contenu par le CM. Il cherche constamment à « créer » de l’engagement et susciter de l’interaction avec les abonnés. Cette tâche comprend aussi parfois une part de modération.
  • Rédaction de contenu : avant de poster sur les réseaux sociaux, il faut d’abord créer un contenu en relation avec la présence en ligne. Une démarche qui passe généralement par la rédaction de billets de blog.
  • Relation blogueurs : être en contact avec les blogueurs qui exercent sur un même secteur d’activité. Pour s’informer, et parfois pour relayer des informations ou des opérations spéciales.
  • Évènements divers : de la création d’un concours à la retranscription en live d’une conférence, le CM doit parfois prendre une tournure évènementielle.
  • Veille : veille informationnelle et concurrentielle. Cette veille s’accompagnera d’une constante vigilance sur ce qui se dit sur la marque ou l’entreprise sur les réseaux.
Animer une communauté sur internet c’est aussi faire face aux incidents, comme tout métier, le quotidien d’un CM peut être chamboulé par les buzz, fake news, des trolls ou des crises à gérer par les réactions des internautes plus ou moins virulentes. De nos jours, le CM est avant tout un professionnel du digital devenu indispensable pour toute entreprise ou une personnalité publique cherchant à développer sa visibilité sur le web. Il faut retenir aussi que grâce au CM, beaucoup d’entreprises ont pu augmenter leurs chiffres d’affaires et des personnalités publiques ont vu leur côte de popularité exploser.

R9 GARANDI, un  »AIR neuf » dans la production radio

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De son vrai nom Hanponre Garandi alias R9 Garandi est un acteur culturel tchadien polyvalent. Il est animateur et producteur radio, présentateur de cérémonie et manager. Aujourd’hui un des animateurs qui détient une émission culturelle la plus suivi ce jeune animateur apporte de l’air neuf dans cette sphère où des grands noms comme Ricardo, Preston et Marius fils de l’homme se sont un nom. Cette nouvelle année qui est la cinquième d’existence de notre média est aussi une année pour nous de mettre en avant ces personnes du show-biz que nous avons vu progresser au fil de temps.
Ambiance de studio de l’émission © Saomagazine
Finaliste d’une émission radio ‘’Vacances en couleurs’’ organisée par la radio Harmonie Fm en 2010, R9 GARANDI se fait remarquer et obtient un stage d’application auprès de ses pères à la même radio. Il marque ses aînés par son sérieux et sa motivation de vouloir apprendre et faire mieux, cette détermination fait de lui l’animateur de deux émissions ; « Guest star » et « NRJ fm ». Cette expérience lui permet de s’améliorer et se faire un petit nom auprès des auprès auditeurs de ce média. Pour des raisons d’études et après la fermeture de Harmonie Fm, il disparait quelques années mais continue de murir son rêve d’apporter sa pierre de contribution pour booster la culture du Tchad, on l’a vu sur la scène de World for Chad en 2017 aux côtés de la célèbre présentatrice Juliette Fievet. Il manage quelques projets des artistes du pays avant de reprendre avec le micro en 2019 avec la radio FM HAGUI comme animateur et producteur de l’émission MUSIC PROMO qui passe chaque dimanche à partir de 12h. « R9 GARANDI » de l’air neuf dans la production radio Appelé par l’administration de FM HAGUI pour proposer une émission jeune dans la grille de cette radio, R9 initie, une émission qui met en avant la musique tchadienne et qui donne la parole aux artistes de toutes catégories, ses productions permet de promouvoir des talents, de donner un espace d’expression et d’appréciation de l’art tchadien. Dans sa détermination à faire de mieux, il associe les nouvelles technologies de la communication pour laisser des traces de toutes ses productions. Aujourd’hui au-delà des pages officielles de l’émission et personnelle où MUSIC PROMO passe en direct sur Facebook pour les mélomanes qui sont hors de la zone de couverture de la radio, il détient une chaine YouTube où l’on retrouve toutes ses productions. Détenteur d’une agence de communication, il prête sa voix pour plusieurs spot radio et Tv, présente des spectacles et cérémonies. Aujourd’hui avec 39 productions disponibles sur la chaîne YouTube de l’émission, ce jeune animateur se positionne comme un de ceux qui apportent une innovation dans le milieu et qui méritent l’encouragement de toute la sphère du showbiz tchadien. Nous avons eu Mehemics et RH pour Hip hop show time, Preston avec Passion Zouk et autres, Ricardo avec Gardez l’écoute, Marius version fils de l’homme, Abram’s, Innocent Berenger, Mac Alex et le feu Modilé Lebad qui ont fait la belle époque et reste inoubliable mais de nos jours nous dévions être fier de cette relève qui suit les pas et apporte une touche particulière dans le ‘’Game’’. Fier de voir le talent et la détermination de cet animateur, nous le souhaitons le meilleur et vous invitons à suivre MUSIC PROMO tous les dimanches à partir de 12h sur FM HAGUI 101.1 MHZ pour avoir toutes l’informations culturelles et surtout musicale du Tchad. Suivez toutes les productions sur la chaine YouTube en vous abonnant ici: https://www.youtube.com/channel/UCvExlUnRYR4XU25NCUD3zJw La page Facebook de l’émission Music Promo: https://www.facebook.com/musicpromotchad/ La page officielle de l’animateur: https://www.facebook.com/Air9-Garandi-Officiel

Ghis B est de retour chez Homeland Empire

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L’artiste tchadien originaire de Moundou résident au Bénin auteur des titres « I Go deh » ou encore « Habibti » est de retour chez Homeland Empire. L’annonce a été faite conjointement par Kandenoji Njetein, proprio du label et l’artiste Ghis B sur leur page respective. Si à ce jour l’on n’a aucune idée sur les raisons qui avait poussé les deux parties à se séparer, la nouvelle est plutôt une bonne pour les mélomanes. Pour rappel, Ghis B avait signé chez Homeland Empire en 2019, il fait partie des premières signatures du label avec Obie G.
L’artiste Ghis B paraphant son contrat © Gigi
C’est à la suite de cette signature que le single et le clip « Habibti » verront le jour.  Comme un symbole, la signature s’est faite dans la nuit et dans la rue. On souhaite aux deux parties encore une belle aventure ensemble.

Le Seigneur de la ville, Cidson Alguewi fait une démonstration de pouvoir à l’Institut Français du Tchad

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L’année 2022 commence avec une programmation spéciale à l’Institut Français du Tchad, après Adama, Géneviève et M’RES, le Seigneur de la ville, Cidson Alguewi a clôturé le mois de Janvier en faisant monter la pression avec une démonstration de pouvoir avec le Sahel Academy.

Le concert du Sahel, chef suprême de l’armée rouge annoncé depuis le dernier trimestre de l’année écoulée s’est tenu hier dans une grande ambiance avec les mélomanes à l’Institut Français du Tchad. Déjà à quelques minutes de la fin de l’Apéro – Concert les mélomanes ont prit d’assaut l’entrée de la salle de spectacle afin d’occuper les premières places dès l’ouverture des portes. On pouvait remarquer un monde fou en attente de ce show pendant près d’une heure de temps. Cidson Algewi fais une entrée sous une grande animation de ses instrumentistes et surtout ceux qui on fait tout ce chemin avec lui depuis le début. Robinho à la batterie et Ya Djobingo « Solo du ciel » à la guitare solo.

Prestation de Cidson © Saomagazine

Le Show commence en mode crescendo, la rumba bien douce à la sahélien, amour, paix et reconnaissance étaient au centre des messages que Cidson partageait à son public, cette première partie qu’il va conclure avec le titre qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, Roméo et Juliette qu’il sort 2006. Cette chanson qu’il a chanté en chœur son public va clore la première partie et va laisser la place au show 100% Saïtonic.

Cidson sur la scène de l’IFT © Saomagazine

Plusieurs titres se sont enchainés, les académiciens avaient réellement pris le contrôle total de l’Institut Français en deux heures de spectacle la salle est restée pleine, chanson, danse, animation avec les musiciens, c’était juste une grande démonstration de la grandeur de cet artiste très talentueux.

Ce spectacle offert par le Chef de l’armée rouge est une occasion de montrer au responsable de l’Institut Français du Tchad et aux promoteurs d’événements qu’il y’a une catégorie d’artistes qui méritent plus que cette salle et plus d’investissement.

Musique: retour aux sources gagnant, les coups de coeur

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La musique reste l’un des meilleurs et des plus performants vecteur de la culture. Dans un environnement où le digital a fait tomber toutes les barrières cuturelles, les pays ayant une « forte présence culturelle » pèsent lourds sur les autres et le Tchad fait figure de petit poucet dans cette bataille. Le risque ici est d’adopter les sonorités des cultures influentes au détriment des siennes, histoire de « surfer sur la vague à la mode » avec le risque justement de se noyer dans cette vague. La démarche la plus inteligente est celle qui est le plus adoptée actuellement et qui est celle justement de nos coups de coeur. 1- Mawndoé: Au nom de l’art https://www.youtube.com/watch?v=iArW8EbCbWQ La nouvelle démarche artistique adoptée par l’artiste Mawndoé Célestin en 2020 ne cesse de porter ses fruits. Il faut dire qu’après une incursion dans la musique urbaine avec l’album Ky Dan C, l’artiste est décidé comme il le dit lui-même dans le titre qui porte ce projet « Au nom de l’art » d’un retour à l’essentiel. Un retour gagnant car le titre « A koun Doi Deu » est devenu très rapidement un hit joué partout à N’Djamena. Le dernier titre livré par le projet est « A Mos Pa Mari » qui reste aussi une très belle balade dansante que nous vous recommandons. 2- L’originalité Ngone Saar https://www.youtube.com/watch?v=qy5IfKWk70o Qui aurait parié sur ce duo formé par Arson’B et L’homme Sheriff? D’abord eux-mêmes qui ont respectivement décidé de mettre une pause à leur carrière solo respective pour former un groupe. Ensuite il y’a eu cette idée lumineuse de faire un titre hommage à la ville de Sahr et à sa culture accompagné d’un clip carte de visite avec danse et tenue traditionnelle. Le cocktail parfait pour séduire avec un clip qui cumule désormais 200k vues sur YouTube  et qui vaut au groupe toutes les invitations aux évènements majeurs du pays. Un deuxième titre a été proposé après le succès du premier toujours dans la même démarche: « Ngandja identité ». Le titre cumule actuellement plus de 5k lectures sur YouTube. Le groupe a trouvé sa voie. 3- Le « Mbang » Robinho est ô village! https://www.youtube.com/watch?v=kOjr-eJ98a8 Robinho de Souza devenu désormais le « Mbang » Robinho n’a jamais si bien porté son nom après la livraison de son dernier titre. Il a fallu attendre 6ans après la sortie du titre « Kodjantan » qui reste l’un des titres les plus courrus de l’artiste. Il y’a maintenant 5 mois que le Mbang est revenu avec le titre « Ô Village », une chanson qui plaide pour un retour aux sources, pour la valorisation de notre culture. Le titre est une merveille sonore même s’il ne cumule que 3k vues depuis sur YouTube, cela n’enlève rien à son authenticité surtout que l’artiste reste très plébiscité sur la place. 4- Moussa Aimé, de monde de ses rêves dans le Guéra https://www.youtube.com/watch?v=IlvutM2oROQ Il y’a maintenant quelques mois que l’artiste Moussa Aimé a sorti son album « Le Monde de mes Rêves » lors d’une soirée-évènement durant laquelle il a regalé le public de sa palette vocale inégalable. L’album reste attendu cependant sur les plateformes de téléchargement légal (comme le reste de sa discographie d’ailleurs). Le clip du titre « Kohisse » sorti il y’a maintenant trois (03) semaines donne un avant-goût des sonorités à retrouver dans cet album. Le titre est une sérénade comme il sait bien le faire, on se souvient encore du titre « Mami Wata » dans le même régistre. Seulement cette fois la recette est encore meilleure: un touchée de guitare unique dans l’instrumental, une sérénade complètement chantée en arabe local et une belle carte postale du Guéra signée Djerabé NdigNgar. le titre cumule actuellement 13k vues sur YouTube, son meilleure démarrage à ce jour. Il y’a eu bien sur le titre « Kouri » sorti avant qui reste dans la même démarche d’authenticité mais qui n’a pas eu le même accueil public. Mention spéciale pour le titre « Yayo » sorti maintenant il y’a plus d’un an en hommage à la danse Guruna et à l’un de ses meilleurs promoteurs qui fût l’artiste Djorio Stars. https://www.youtube.com/watch?v=KBKcWBl0yDs Dans le visuel au moins, les titres « Boom Boom » du jeune Enocko le Gros et le titre « Djamila » de Tchadok Boy (Rubs du groupe P-Sang) peuvent être ajoutés à cette liste. Si les sonorités de ces titres sont très urbains, dans le visuel, il y’a cette volonté de présenter une authenticité culturelle. https://www.youtube.com/watch?v=rozs8we4s04 Une démarche à encourager chez la nouvelle génération qui s’approprie très la communication sur les médias sociaux, un domaine où la génération d’arrière garde devra faire un effort supplémentaire pour donner plus de visibilité à leurs oeuvres.

Lancement de la 3ème édition du Festival Dary sous fond d’hommage au feu Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno

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Annoncée et ensuite reportée au 27 décembre 2021, la cérémonie officielle d’ouverture de la 3ème édition du Festival Dary s’est tenue cet après-midi à la Place de la Nation. Une cérémonie riche en émotion et en hommage au feu Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno. La cérémonie a été présidée par le Premier Ministre de la Transition S.E Albert Payimi Packadet et a vu la participation des personnalités publiques, diplomatiques, des acteurs économiques et bien sur les acteurs culturels.  Après l’accueil et l’installation du parterre d’invités, une chorégraphie introductive a été présentée par la troupe conduite par Ahmed Taigue en hommage justement au Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno.
Abakar Rozzi Teguil, président du comité d’organisation © Dary 2021
Plusieurs allocutions ont été prononcées, le Maire de la ville en introduction, le président du Comité d’organisation, la Ministre de la Culture. Chacun se félicitant de voir à nouveau ce grand rendez-vous culturel en terre de Toumaï avoir de nouveau lieu après une interruption liée à la crise sanitaire liée au Covid-19. Il a justement été rappelé que la pandémie de Covid-19 est loin d’être terminée raison pour laquelle le respect des mesures barrières font partie intégrante des festivités.
Chorégraphie d’hommage au feu Maréchal du Tchad © Dary 2021
Dans chacune des allocutions, il est rappelé à quel point la culture occupait une place de choix dans la politique du feu Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno qui a d’ailleurs de son vivant institutionnalisé le Festical Dary.  Voilà pourquoi il est de tout à fait mérité de lui rendre hommage à travers un festival qui est désormais inscrit au cœur de la politique culturelle du Tchad. Le lancement officiel du Festival Dary effectué par le Premier Ministre de Transition.
défilé des provinces © Dary 2021
Le traditionnel défilé des 23 provinces du Tchad présentes à travers leur délégation respective est toujours un moment unique. Le temps d’un passage pour chaque délégation de présenter leurs danses, rythmes et symboliques culturels propres à chaque province. La cérémonie s’est clôturée par la visite des stands des différentes provinces. Ainsi donc est lancé la 3ème édition du Festival Dary qui se tiendra jusqu’au 08 janvier 2022 à la Place de la Nation.

Saamha N’Djamena Fashion Week a livré sa 11ème édition: 11ans de célébration de la mode au Tchad

La fashion week n’djaménoise Saamha a livré sa 11ème édition qui s’est déroulée du 16 au 17 décembre 2021. Trois jours durant lesquels stylistes, créateurs de mode, mannequins et autres personnes des métiers affiliés à la mode se sont retrouvés autour de 3 défilés: Saamha in the street, Saamha Haute Couture et Saamha for Kids. Retour sur l’évènement majeur de célébration de la mode au Tchad. Après une édition light de Saamha N’Djamena Fashion Week qui s’est tenue l’année passée pour cause de la crise sanitaire mondiale de covid-19, la 11ème édition s’est remise à la formule qui se renouvèle au fils des années. Trois jours pour 3 défilés différents, chacun avec sa coloration particulière. Pour cette édition, 12 stylistes du Tchad et d’ailleurs ont été sélectionnés: Yves Tchinda (Cameroun), Fatou Seydi (Cameroun), Bozz Création (Côte d’Ivoire), Touty Sy (Sénégal), Zenab Création (Tchad), Silhouette Nil (Sénégal), Collé Sow (Sénégal), Zena Couture (Tchad), Karibu Kutur (Tchad), Wawa Danab (Tchad), Lohou Couture (Côte d’Ivoire) et Pathé’O (Côte d’Ivoire).
Saamha in the street © Gigi
La fashion week Saamha s’est ouverte avec Saamha in the Street, le défilé de rue qui s’est tenu à son emplacement désormais habituel à l’avenue Mobutu. L’idée derrière ce défilé qui s’affirme désormais est de susciter la curiosité et aussi l’intérêt des personnes qui ne sont pas forcément attirées par les défilés de mode dans leurs cadres plus conventionnels. A chaque fois désormais, c’est une foule important de passants qui marquent l’arrêt pour regarder des mannequins s’exhiber avec des créations.
Collection Zenab Création © Gigi
Saamha Haute Couture, le point culminant de la fashion week s’est tenu le 17 decembre 2021 au Radisson Blu hôtel de N’Djamena avec son désormais parterre d’invités. Salle archi pleine pour vivre en toute convivialité le défilé de haute couture made in Africa. Un défilé rempli d’histoire qui a fait briller et décoler tellement de carrières autant dans la couture que dans le mannequinat. Le défilé de haute couture de cette édition a justement été l’occasion de rendre hommage à ces personnalités qui ont aidé à la construction de Saamha.
remise de prix spéciaux © Gigi
Plusieurs prix spéciaux ont été remis pour l’occasion à ces personnalités avec en tête de fil Mme Hinda Deby qui a cru dès le départ à ce projet en lui accordant son parrainage. D’autres seront aussi distingués entre autres M. Khayar, le styliste Pathé’O, le mannequin Abdel Aziz, l’ingénieur son et lumières Krys l’Excellent, le directeur artistique Joachin Melingui et les fidèles sponsors CBT et Electron tv. Un hommage a aussi été rendu à ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la fashion week Saamha et qui ne sont plus de ce monde. Une sortie hommage au styliste Eloi Sessou a été faite. Des moments qui ont sublimé encore plus le défilé de haute couture Saamha.
Saamha for kids © Gigi
Saamha for Kids a cloturé la fashion week, pour cette édition, l’équipe de Saamha s’est rendue au village Djamalma à la rencontre des enfants et de leurs parents. A côté des dons qui ont été remis aux enfants, il était question de parler éducation aux parents de ces enfants. Un instant de sensibilisation des parents sur l’importance de l’éducation scolaire pour la construction de l’avenir de leur progéniture. Le constat sur le terrain était amère: 240 enfants inscrits pour seulement un instituteur. Un crie de coeur a été ainsi lancé par la promotrice de Saamha N’Djamena Fashion Week Mme Solkem Ngarmbatina pour rémédier à cette situation. Le rideau est ainsi tiré sur la 11ème édition de la fashion week n’djaménoise. Les énergies vont prendre le temps de se renouveler pour préparer la prochaine édition.

L’association Charity organisera un gala de charité pour les femmes détenues de la prison de Klessoum

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Charity, l’association mise en place par Yasmine Dona Tchouadang, 1ère Dauphine Miss Tchad 2016 a annoncé lors d’un point de presse la tenue d’un Gala de charité dénommé « Un Kit, Une détenue’’ ce 29 décembre 2021 au Radisson Blu hôtel. Après une visite des membres de l’association auprès des femmes dans la prison de Klessoum afin de s’acquérir de leur situation et voir les possibilités de leur apporter un appui, ayant constaté que les besoins étaient énormes l’assemblée a décidé de faire un événement public afin de récolter le plus de moyens et d’appuis possibme pour aider ces dames dans les geôles.
La cellule communication de l’Association Charity © Saomagazine
Dans la présentation du projet faite par Bouchra Abdelhakim, chargée de communication de l’association Charity, elle fait savoir que plusieurs femmes croupissent en prison et même des mères d’enfants vivent difficilement leur quotidien à la prison de Klessoum. Ce Gala de charité qu’on organise en partenariat avec le Radisson et une façon pour nous de tendre la main au grand nombre afin d’avoir plus des ressources pour faire une descente et apporter un appui considérable à ces femmes. Lors de ce Gala l’assistance pourra faire des dons en faveur de ces femmes et les ressources récoltées lors de cette soirée vont permettre à l’association Charity d’acheter des kits  qui contiendront du lait, du savon, des moustiquaires, de la farine, etc. et qui seront déposé à la prison de Klessoum. L’association reste ouverte à toute collaboration avec les partenaires désireux d’apporter un appui à ces femmes prisonnières. Les réservations des places et la remise des dons se font en contactant l’association via ses plateformes en ligne.

Darsila célèbrera ses 35ans de carrière à la veille du nouvel an au Radisson Blu

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L’artiste Darsila et son équipe ont tenu un point de presse ce jeudi à la Maison de la Culture Baba Moustapha pour annoncer la soirée de célébration de ses 35 ans de carrière ce 30 décembre au Radisson Blu Hôtel de N’Djamena. L’artiste Darsila, petri de talent se fait remarquer très tôt dans l’art. Dessinateur, comédien, footballeur, c’est finalement dans la musique que ce jeune natif de Goz Beida fait carrière. Auteur – compositeur, Darsila embrasse la scène très tôt durant sa formation sous les regards de ses formateurs au Soudan, de retour au pays, il participe à la tournée avec Ahmat Pecos et Gazonga en 1996 avant de créer officiellement le groupe ‘’DARSILA’’ en 1997.
Point de presse de Darsila et l’organisation © La Relève
Durant ces années de carrière, il n’a pas été seulement un artiste pour semer la joie dans le cœur, il est aussi parmi ceux qui se sont engagés pour des bonnes cause à travers la musique. On peut le retrouver normalement sur le projet de Malaria No More dans la lutte contre le paludisme, la campagne de la lutte contre la poliomyélite avec Médecin Sans Frontière et bien d’autres. Cette soirée qui se veut grandiose verra la participation de plusieurs artistes du pays. Ce point de presse organisé par son équipe est un appel lancé aux sponsors qui souhaiteraient associer leur image à cette grande soirée au Radisson Blu.

Haoua Mai, une mère qui lutte pour l’éducation des enfants de sa région

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« J’ai vécu en capitale et après avoir vu et travaillé en ville, je suis revenu chez moi mettre sur pied cette école. Aujourd’hui si on doit penser développement pour Fada, on doit éduquer nos enfants » C’est sous ces propos dans une mine triste que Madame Haoua Mai fondatrice de l’école privée la ‘’Patience’’ conclu la séance de remise de don de livre offert par l’association Chad Volunteer Organization. Le courage et la patience de cette dame nous amene à mouiller notre plume pour partager avec vous cette action louable. En effet, durant le séjour à Fada pour la randonnée dans le désert, nous apercevons une école sur la voie menant au bureau de African Park de Fada dans l’Ennedi Ouest. Les responsables de African Park qui géraient notre séjour et programme étant informé de l’activité de remise de don de document scolaire prévu par l’association nous proposent de le faire à cette école et nous informe que c’est une école privée crée par une femme. Ah ! surpris, déjà de savoir qu’une femme puisse mettre en place une école dans la région qui a une pesanteur culturelle fort sur a femme qui sont pour la plupart des cas mises à l’écart du savoir(l’éducation). Quelle audace ! nous avions hâte de découvrir la dame en question et faire ce geste. A la minute nous changions de programme et nous prévoyons le don des livres dans cette école pour le jour suivant en matinée avant le départ pour la découverte de la réserve naturelle de l’Ennedi Haoua Mai, image de la ‘’Patience’’ qui s’étend sur l’école.
Mme Houa Mai avec une membre de l’association Chad Volunteer © saomagazine
Nous accompagnons l’association Chad Volunteer Organization à la remise de don des documents scolaire à l’école ‘’La Patience’’ quelques minutes avant notre départ pour la réserve de l’Ennedi en présence du personnel de African Park, de l’administration et corps enseignant de l’école dont la fondatrice Madame Haoua Mai et les participants à la randonnée. En larme dans ces propos, la fondatrice partage avec les jeunes présent les motivations qui lui ont poussé à ouvrir une école à Fada. Madame Haoua Mai est veuve et mère d’un enfant, ancienne fonctionnaire à la poste de Ndjamena durant plusieurs années, c’est en 2016, la retraite déjà proche qu’elle décide de s’installer à Fada, chez elle. C’est là qu’elle entreprend de mettre en place une école privée pouvant appuyer les efforts de l’État dans l’encadrement. La proximité avec la population, le manque d’instituteurs dans les écoles publiques poussant les jeunes à regagner les grandes villes pour étudier sont des raisons qui ont motivé. Cette mère consciente de l’impact de l’éducation commence l’école avec ses fonds propres et sur son terrain. La première classe ouvre en 2016 dans sa cour avec un instituteur. Après une première année réussie, la seconde classe va suivre l’année suivante et chaque année une classe s’ajoutait. Aujourd’hui, avec six classe, elle a bénéficié pour la première fois d’un soutien pour la construction des salles avec un projet. Nous avions découvert l’école avec déjà les salles construites. C’est le seul appui qu’elle a eu et le second coup de main c’est le don des livres par l’association CVO. Touchée par l’action des jeunes de Chad Volunteer, elle était en larme en affirmant que c’est pour la première fois qu’on s’arrête pour savoir ce qui se passe ici. Même les autorités et les responsables dans la ville passent par ici, mais personne ne s’est demandé ce que cette femme fait avec les enfants et comment j’arrive a payé mes collaborateurs. Et pourtant je le fais juste pour ma région, je veux voir ces enfants épanoui et porté la ville de Fada dans le futur dit-elle.
Vue d’ensemble sur l’Ecole la Patience © Saomagazine
Nous quittons l’école la Patience touché par le courage de Madame Haoua malgré les conditions difficiles. Dans la voiture sous un calme de cimetière à l’intérieur et le bruit des vents du Sahara à l’extérieur, avec le coordonnateur de Chad Volunteer et Marie-Ange la seule fille participante à cette randonnée, nous commençons à réfléchir sur des stratégies pouvant permettre à l’association de continuer à accompagner l’école de Madame Haoua.