Le grand défilé de la N’djamena Fashion Week en clôture de la 8ème édition de Saamha au Hilton Hôtel de N’Djamena.

La N’Djamena Fashion Week de la 8ème édition de Saamha a livré son dernier défilé dans une somptueuse salle du Hilton Hôtel de N’Djaména, spécialement décorée pour l’occasion. Et encore une fois, les couleurs et les décibels ce sont mélangés pour donner un concert agréable aux yeux des nombreuses personnes venues assister à cette grande célébration de la mode sur la terre de Toumaï.
Mme Solkem entourée des Membres de l’Association des Fashion Week Africaines ©Saomagazine
C’est la promotrice de Saamha, Mme Solkem Léonie Ngarmbatina qui a ouvert la soirée par son mot de bienvenue, juste après une mise en condition assurée par le balai national. Dans son allocution, Mme Solkem a tenu à remercier toutes les personnes qui ont fait le déplacement pour cette soirée. Elle a aussi rappelé pourquoi Saamha a été créé il y’a maintenant 8ans, c’était pour casser les stéréotypes et images de guerre à travers lesquels le Tchad était vu de l’extérieur. Elle a tenu à organiser cette grande messe de la beauté pour envoyer un autre message à l’extérieur comme quoi au Tchad il fait bon vivre et les gens s’y amusent aussi. Elle a conclu en remerciant les partenaires qui la soutiennent depuis le début de cette aventure, tout en émettant le vœu de voir ceux qui rejoignent l’aventure de les voir y rester aussi longtemps que possible. La suite de la soirée se passe en images : C’est la styliste Sénégalaise Tonty qui a ouvert le défilé avec une proposition de modèles tout en blanc avec des motifs colorés.
Tonty, styliste sénégalaise ©Saomagazine
Collection Tonty du Sénégal ©Saomagazine
Collection Tonty du Sénégal ©Saomagazine
Collection Tonty du Sénégal ©Saomagazine
Collection Tonty du Sénégal ©Saomagazine
Ce fut ensuite Christon, styliste gabonais qui a présenté sa collection ; une collection mixte pour homme et femme.
Collection Christon du Sénégal ©Saomagazine
Christon, styliste gabonais ©Saomagazine
Collection Christon du Sénégal ©Saomagazine
Collection Christon du Sénégal ©Saomagazine
Le coup de cœur de cette édition et qui a reçu une standing ovation est le styliste tchadien Saalar qui, malgré son handicap fait des merveilles avec des doigts. Une collection subliminale qui a été applaudie par tous.
Collection Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
Collection Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
Le styliste Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
Collection Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
Collection Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
L’autre découverte de cette édition c’est Obedia Tamadji, styliste tchadienne résidente au Cameroun qui a reçu son baptême sur un podium de défilé à cette 8ème édition de Saamha.
Collection Obedia ©Saomagazine
Collection Obedia ©Saomagazine
Styliste Obedia Tamadji ©Saomagazine
Collection Obedia ©Saomagazine
Un autre baptême de feu celui du styliste camerounais Maurice Leroy qui présentait pour la première fois au de-là des frontières de son pays natal La pause musicale a été assurée par la mélodieuse Mélodji qui a présenté deux titres de son deuxième album qui sortira bientôt et qui a reçu des ovations du public pour la qualité de sa proposition.
Melodji sur scène ©Saomagazine
Le styliste ivoirien Isabelle Anoh a ensuite présenté sa collection exclusivement féminine.
Isabelle Anoh ©Saomagazine
Collection Isabelle ©Saomagazine
Collection Isabelle ©Saomagazine
Présentation de la collection de la marocaine Fatima Firas
La styliste Fatima du Maroc ©Saomagazine
Collection Fatima ©Saomagazine
Collection Fatima ©Saomagazine
Collection Fatima ©Saomagazine
Collection Fatima ©Saomagazine
Présentation de la collection d’Emma Style
Collection d’Emma ©Saomagazine
Emma Style ©Saomagazine
Collection d’Emma ©Saomagazine
Collection d’Emma ©Saomagazine
Collection d’Emma ©Saomagazine
En clôture la collection de l’ivoirien Patrick Assoh
le styliste Patrick Assoh ©Saomagazine
Collection P. Assoh ©Saomagazine
Collection P. Assoh ©Saomagazine
Collection P. Assoh ©Saomagazine
Collection P. Assoh ©Saomagazine
Collection P. Assoh ©Saomagazine
La grand défilé s’est clôturé avec d’abord la présentation des membres de l’Association des Fashion Week qui ont fait le déplacement, suivi de la présentation des personnes qui en coulisse ont assuré le travail niveau coiffure, make-up et accessoires.

La N’Djamena Fashion Week de Saamha 8ème édition a livré son défilé de clôture au Hilton Hôtel de N’Djamena.

Depuis maintenant deux ans, le défilé de haute couture Saamha qui est arrivée à sa 8ème édition cette année s’est transformé en une fashion week sur la terre de Toumaï. La N’Djamena Fashion Week s’est donc tenue du 06 au 08 décembre dans la ville de N’Djaména. Durant ces jours, le Tchad est devenue capitale de la mode et de la haute couture avec la présence de stylistes venus de plusieurs pays africains.
Saamha in the street ©Mine de Rien
C’est le Saamha Street, le défilé dans la rue qui a ouvert la fashion week ; le défilé s’est tenu sur l’avenue Mobutu, l’une des artères les plus fréquentées de la ville de N’Djamena. Pour ce défilé, ce sont les collections des stylistes Obédia Tamadji et Saalar Couture deux stylistes tchadiens ajoutées à cela les vêtements de la boutique Shop by Mine de Rien de la promotrice de l’évènement. Le défilé s’est tenue sous le regard de nombreux curieux qui ont fait le stop sur l’avenue et en présence de Mme le Maire du 3ème arrondissement de N’Djamena.
Saamha Kids à SOS Village d’enfants du Tchad ©Saomagazine
Le vendredi 7 décembre, l’équipe de Saamha s’est déportée au quartier Djari plus précisément à SOS Village d’enfants pour le Saamha Kids, défilé des enfants en faveurs des enfants orphelins et défavorisés. Pour ce défilé de cœur, c’est Mme la Ministre des postes et télécommunication, représentante de la Première Dame du Tchad qui a fait le déplacement. La grande particularité pour cette deuxième expérience avec les enfants était que tous les vêtements portés par les enfants leur revenaient gratuitement. Un Noël avant l’heure pour ces enfants, les Stylistes Obedia du Tchad et Tony du Sénégal et aussi la boutique Mine de Rien ont offert les vêtements pour ce défilé.
Mme Solkem Ngarmbatina, Promotrice de Saamha ©Saomagazine
La grande messe a été dite le samedi 08 décembre à l’hôtel Hilton de N’Djamena pour le grand défilé de haute couture pour clôturer la fashion week n’djamenoise. Beaucoup de personnalités ont fait le déplacement pour ce grand défilé. La ministre des Postes et Télécommunication et la Ministre de Culture arrivée la veille sur N’Djamena qui a tenu cependant à être là.
Collection de Saalar Couture du Tchad ©Saomagazine
8 stylistes ont présenté chacun une collection à cette grande soirée : Tonty du Sénégal, Christon du Gabon, Obédia et Saalar couture du Tchad, Maurice Leroy du Cameroun, Isabelle Anoh et Patrick Assoh de la Côte d’Ivoire et Emma Style. La présence remarquée à cette édition des membres de l’Association des Fashion Week Africaines venus soutenir et épauler Mme Solkem Ngarmbatina dans le renforcement du nouveau statut de Saamha qui est passé de défilé à une Fashion week.
bouquet final Saamha ©Saomagazine
Saamha reste sans doute le plus grand rendez-vous de mode de la terre de Toumaï et donc la portée et les fruits du travail commencent à se faire ressentir au-delà des frontières tchadiennes. Comme le rappelait sa promotrice, Saamha a justement été créé avec une volonté de casser les stéréotypes de paix de guerre attribué au Tchad depuis fort longtemps. Grâce à Saamha aujourd’hui, le Tchad se positionne comme un pays avec lequel il faut désormais compter dans le paysage de la mode africaine.

Saamha in the street inaugure la N’djamena Fashion Week

Le jeudi 06 décembre 2018, la mode s’est invitée dans une rue de la capitale tchadienne. Comme l’année dernière, c’est l’avenue Mobutu du 3ème arrondissement de la ville de N’Djamena qui a servi de podium au premier défilé de la N’Djamena Fashion Week Saamha qui est à sa 8ème édition.
Affluence au Saamha in the street ©Saomagazine
Le défilé Saamha in the street qui est à sa deuxième expérience reste une curiosité pour les populations de la ville de N’Djamena qui se retrouve toujours massivement au lieu dit. Des passants, des personnes qui spécialement on fait le déplacement dès 17h occupaient déjà les chaises prévues pour qui veut s’asseoir pour assister à ce défilé. C’est Mme le Maire du 3ème arrondissement qui, comme l’année dernière a ouverte le défilé.
Mot d’ouverture de Mme le Maire ©Saomagazine
Dans son allocution de bienvenue, elle s’est dite honorée que ce soit son arrondissement qui abrite ce défilé et qui, le temps d’une soirée change de manière agréable le paysage de sa circonscription administrative. Tout en remerciant la promotrice de cet évènement, elle espère que voir cette initiative se pérenniser et pour cela elle souhaite beaucoup de courage et d’abnégation à toute l’équipe qui y travaille.
Mme Solkem Ngarmbatina, promotrice de Saamha ©Saomagazine
La promotrice de Saamha Mme Solkem Leonie Ngarmbatina avant le début du défilé proprement dit a tenu à remercier toutes les personnes qui ont fait le déplacement pour cette occasion. Plus qu’un défilé, l’esprit derrière cette initiative est de permettre aux personnes lambda de découvrir ce qu’est la mode et tout ce qui gravite autour. Des choses qu’elles n’ont pas souvent l’habitude de voir de près faute de temps, ou encore de moyens. Saamha in the street apporte donc la mode et son univers vers eux. C’est la jeune styliste tchadienne Tamadji Obedia évoluant au Cameroun qui a ouvert le défilé. Elle a présenté une collection jeune et tendance, un mélange de tissu et de t-shirt en coton.
Collection Obedia ©Mine de Rien
Obedia Tamadji ©Mine de Rien
Collection Obedia ©Mine de Rien
Collection Obedia ©Mine de Rien
Collection Obedia ©Mine de Rien
Place ensuite à Saalar Couture, styliste tchadien qu’on ne présente qui est déjà un habitué de Saamha et donc la créativité fait de lui un choix pour les podiums de la fashion week de N’Djamena. Sa collection constituée de chemises, robes et jupes aux motifs très colorés avec des finitions très appréciable a séduit le public présent.
Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
Collection Saalar Couture ©Mine de Rien
C’est la boutique Shop by Mine de rien qui a clôturé ce défilé dans la rue. La boutique Shop by Mine de Rien située au sein du Hilton Hôtel de N’Djamena est représentant exclusif de la marque Pathé’O du grand styliste Pathé’O. On n’y retrouve aussi des accessoires de mode, la majorité des tenues présentées venaient ainsi de la main de maître Pathé’O.
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Shop by Mine de Rien ©Mine de Rien
Le défilé s’est terminé dans une ambiance de fête et rendez-vous a été pris pour le Saamha Kids, défilé des enfants à SOS Villages d’enfants le vendredi 7 décembre 2018. La Fashion Week de N’Djamena est donc en cours.

Obie G, N2A Teguil et Ray’s Kim : Game of trônes sur la scène de la 12ème édition de N’Djam Vi

Le plus vieux des festivals du Tchad a ouvert sa 12ème édition hier au stade du 10 octobre au quartier Habena de la ville de N’Djaména. Pour le concert d’ouverture, une vingtaine d’artistes programmés pour un spectacle qui annonçait les couleurs. Le village artistique qui retrouvait le stade du 10 octobre après avoir longtemps occupé l’espace Fest’Africa et l’espace culturel Talino Manu. Au regard de l’affluence, c’était un pari déjà réussi car N’Djam Vi retrouvait son public. Comme à l’accoutumée, c’est Marius Version Fils de l’Homme qui tenait les rênes de la présentation et comme cela tend à devenir une habitude, il était accompagné de plusieurs présentateurs et présentatrices déjà connu du grand public et bien sûr aussi quelques de la nouvelle génération. Une seule grosse absence remarquée celle de Ricardo Labé occupé à d’autres activités pour ce jour. La scène s’est ouverte sur un brin d’humour suivi par la prestation des lauréats de l’édition 2017 du festival en l’occurrence Obie G lauréat catégorie Hip Hop, Déborah lauréate de la catégorie World music et Ousman Mayonnaise lauréat music arabophone. A l’arrivée, trois artistes se sont placés un cran au-dessus pour ce concert : Obie G, N2A Teguil et Ray’s Kim EDM. Qu’est ce qui fait le succès de ces trois artistes sur la scène de N’Djam Vi ? c’est de ça que nous parlerons ici.
Public N’djam vi ©Saomagazine
Tout d’abord, il faut comprendre le contexte et l’environnement : Ndjam Vi est le festival le plus populeux du Tchad. C’est celui qui rassemble le plus de monde possible et dans ce public qu’il rassemble, il y’a les habitués qui se retrouvent toujours à tous les villages artistiques quel que soit la manifestation culturelle assis derrière une bouteille de bière et de jus. Ensuite il y’a ces jeunes des quartiers défavorisés qui n’ont pas déjà de quoi se payer une bière ou un jus mais qui viennent profiter à fond de ces rares moments de divertissement « gratuits » qui leur aient accessibles. C’est ce public là que l’on retrouve debout autour de la scène, et c’est auprès de ce public que Obie G, N2A et Ray’s Kim marquent des points. Obie G la voix de la musique urbaine qui dénonce
Obie G la scène ©Saomagazine
Depuis 2017, Obie G est la jeune dynamite qui a tout raflé sur son passage en matière de compétition : lauréat de Ndjam Hip Hop 2017 et lauréat de la 11ème édition de N’Djam Vi catégorie Hip Hop, il se situe à l’opposé de ces autres semblables de la scène urbaine par la qualité surtout de ces textes. Ces textes sont très engagés. Il a sorti son 1er album il y’a quelques semaines sous le label KKJ Entertainment mais bien avant cela, il surfe sur le succès de quelques de ses singles déjà très connus : « ZXQZ » (nous excusez), « Yadjama », « Well Well », et l’incontournable « PDM » (problème de mentalité). Obie G réussit ainsi à mélanger des textes engagés dans un argot digeste à de l’afro trap, très à la mode chez les adolescents. N2A Teguil, le gilet jaune du Tchad
N2A Teguil ©Saomagazine
Depuis l’histoire de l’arrestation et l’emprisonnement de l’artiste N2A Teguil, l’auteur de « Populasson Gay Korr » est passé à un autre niveau de célébrité. Une forte mobilisation des artistes et des acteurs de milieu culturel tchadien lors de cet épisode a placé l’homme en jaune sous les feux des projecteurs et il en profite bien. Sur la scène de Ndjam Vi on n’a eu la juste mesure de sa popularité de N2A qui a mis la foule en pagaille comme un seul savait le faire jusqu’ici ! il s’est même offert un bain de foule. Ces textes aussi ne laissent aucun sous-entendu. A chacune de ses phrases, la foule partait en délire, une foule qui a presque oublié qu’il y’a encore quelques minutes c’est une autre personne qu’elle réclamait sur la scène. La personne attendue cependant n’a pas tardée à monter sur la scène. Ray’s Kim le Bunda boss, retour sur le trône
Ray’s Kim sur la scène ©Saomagazine
Ça faisait un moment qu’on n’avait plus revu le bunda boss Ray’s Kim sur une scène grand public et quelle scène mieux que celle de N’Djam Vi pour retrouver le boss ?  Après le bordel qu’a mis N2A Teguil, l’on était loin d’imaginer que le public avait encore de l’énergie en réserve pour le Bunda Boss et cette fois, la sécurité qui avait déjà toutes les difficultés à maintenir la foule en ordre avec le passage de l’ouragan N2A n’a pas pu maitriser le tsunami provoqué par Ray’s Kim. Une fois de plus, le Bunda Boss a montré qu’il est le boss et il a comme Obie G et N2A avant lui payé le prix de sa popularité à la descente de la scène. La sécurité improvisée autour de lui n’a pu rien faire face à cette foule qui avait décidé de toucher pour une fois à leur « seigneur ». Obie G, N2A et Ray’s Kim ont tous en commun l’engagement dans leurs textes, ils ont en commun de rapper en argot, ils ont en commun de savoir jouer avec le public. Ils sont tous les trois au sommet du game tchadien actuellement car ils parlent aux tchadiens de leurs maux avec leurs mots. Ils ont mis le feu sur la scène au point de faire oublier le froid qui régnait.

Caled Ngaba – Je te Yamo live au Selesao

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Lors de la soirée caritative « Sois les mains d’Espoir », l’artiste Caleb Ngaba nous a servi le titre « Je te Yamo » (je t’aime en argot). Un savant mélange de soul, rnb et gospel.

Caleb Ngaba chante la main sur le cœur pour les femmes enceintes et vulnérables

Le Selesao Restaurant Lounge du quartier Sabangali, a connu une ambiance particulière ce vendredi 30 novembre 2018. Une soirée caritative en faveur des femmes enceintes et vulnérables initiée par l’artiste auteur-compositeur, chanteur et interprète Caleb Ngaba sous le thème « Sois les mains d’espoir ».
Geneviève Matibeye ©Saomagazine
Une soirée destinée à toucher les cœurs des personnes présentes pour les amener à épouser cette cause d’humanité et de solidarité à l’égard de la femme porteuse de la vie. Pour se faire, il s’est entouré de quelques artistes acquis à cette cause pour mieux agrémenter la soirée. C’est l’artiste Geneviève Matibeye qui a ouvert la soirée en chanson; répondant à la circonstance de la soirée, elle a chanté l’enfant, elle a chanté la femme. L’initiatrice du projet musical des « pleureuses » a pleuré la femme mère de l’humanité, porteuse de la vie.
Dr Habsita témoigne ©Saomagazine
Sa prestation a laissé place ensuite au témoignage de docteur Habsita Mahamat, partie à cette initiative qui a exhorté les personnes bénévoles et bienveillantes à adopter des attitudes transformatrices envers les personnes vulnérables et défavorisées. Il est important selon elle de donner à ces personnes des outils pour améliorer leurs capacités de vie. c’est pourquoi il est prévue une formation en diététique, en alimentation de base pour le nourrisson et la femme enceinte. Une formation qui pourra réduire considérablement les risques de voir des nouveaux nés souffrir de malnutrition.
L’artiste Xena ©Saomagazine
Après ce témoignage chargé d’enseignement, c’est l’artiste gospel Xena accompagnée de son chœur qui a tenu la scène et dans le même registre elle a chanté la femme, elle a loué l’Éternel pour la merveille qu’est la femme et pour le miracle qu’est la vie. C’est la femme qui donne la vie.
Caleb Ngaba ©Saomagazine
l’artiste Caleb est ensuite monté sur la scène pour sa première prestation avec un hymne à l’amour avec le titre « Je te yamo » (je t’aime en argot). Un titre soul/Rnb mettant bien en exergue toute sa maîtrise vocale. Il a enchaîné avec le titre « Maman » un hommage sincère et touchant à la mère, pour lui dire merci pour la vie donnée, merci pour ce plus beau des cadeaux. Il nous a ensuite invité à nous interroger sur la vie après la mort… un appel à l’humanité, à la solidarité, à ne pas rester insensible aux souffrances de la vie.
Samira des Gazelles du Sahel avec son tableau ©Saomagazine
Une vente aux enchères de tableaux offerts pour la cause par les artistes Lty et Gamal a eu lieu et des personnes bienveillantes ont mis la main à la poche pour l’acquisition desdits tableaux. D’abord Samira directrice des Gazelles du Sahel qui a acquis le tableau de l’artiste Lty pour 75 000frs CFA. Un tableau représentant une femme enceinte avec l’Afrique en fond.
Génération ABCD avec leur tableau ©Saomagazine
Le deuxième tableau de l’artiste Gamal représentant une femme en pleur tenant son enfant est acquis par la Génération ABC pour 50 000frs CFA. D’autres tableaux seront aussi acquis par le Sélésao Concept. D’autres dons plus anonymes ont été faits via les enveloppes posées sur chaque table pour permettre à chacun de participer à cet élan de solidarité. L’artiste Caleb Ngaba est revenu sur scène pour clôturer cette soirée, sans oublier tout d’abord de remercier tous les partenaires qui l’accompagne dans cette aventure qui ne fait que commencer. Il invite ces collègues artistes à faire de la musique un levier de développement durable. Caleb Ngaba a décidé de faire la musique qui avant tout touche les cœurs et éveille les consciences.
Sois les mains d’espoir ©Saomagazine
Même si les objectifs en terme de levée de fonds sont loin d’être atteints, l’équipe de Caleb et du Dr Habsita commenceront dès le mardi 2 décembre 2018 un ciblage de 10 femmes enceintes et/ou allaitantes vulnérables dans les hôpitaux Notre Dame des Apôtres et Hôpital de Guinebor.

Le Sénégal remporte la 1ère édition de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie

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La Coupe d’Afrique de Slam Poésie N’Djaména 2018 a livré son verdict ce samedi 10 novembre 2018 et au bout du suspense et de la compétition, c’est Abdourahamane Dabo le candidat du Sénégal qui repart avec le trophée et le respect de tout un pays.
Trophée de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie © Saomagazine
Une « idée folle » qui a germé il y’a environ deux ans dans la tête d’un certain Baana Enono Arnaud alias Faithfull s’est matérialisée à N’Djaména à une compétition africaine durant laquelle les mots, les vers et les rimes ont été sublimés. Au départ ils étaient 37 candidats attendus mais c’est plutôt finalement 20 candidats soit 20 pays africains qui ont pris part à cette compétition  et c’est le pays de Toumaï qui a eu le mérite d’accueillir cette 1ère édition de la CASP.
compétition à Baba Moustapha ©Saomagazine
Depuis le 06 novembre 2018, la capitale tchadienne et surtout la jeunesse de N’Djaména a vibré au rythme de la CASP. Le centre culture Al Mouna et la Maison de la culture Baba Moustapha ont servi de ring de combat aux gladiateurs et gladiatrices du slam venus s’affronter au Tchad. Au bout d’une compétition très discutée, c’est Mesko R. Tellah du Togo, Lens Ulrich Kami du Gabon, Thuthukane Myeza de l’Afrique du Sud et Abdourahamane Dabo du Sénégal qui ont obtenu leurs tickets pour la demi-finale et la finale qui allaient se tenir à l’espace Talino Manu abritant le village artistique de la CASP.
Aperçu du public ©Saomagazine
Le village artistique était plein à craquer pour ce dernier virage de la CASP pour accueillir les derniers prétendants au titre de champion d’Afrique de Slam et poésie. Les déclamations des candidats lors de cette demi-finale étaient époustouflantes à arracher des cris d’admiration autant au public qu’aux autres candidats qui étaient tous là, solidaires derrière ceux qui étaient encore en compétition. L’Afrique du Sud et le Sénégal se sont qualifiés pour la grande finale après délibération du jury et les candidats du Gabon et du Togo se sont affrontés pour la 3ème place dans la petite finale remportée haut la main par le candidat gabonais avec un slam dans lequel il a refait le mystère de l’origine de la création alors que le togolais proposait un autre hommage à la gente féminine.
Thuthulane Myeza, vice champion de slam poésie 2018 ©Saomagazine
La finale entre le Sénégal et l’Afrique Sud n’a vraiment pas laissé grand suspense auprès du public qui, pour la majorité d’expression francophone était déjà fan des phrasées et des jeux de mots du sénégalais, mais tombait quand même en admiration devant l’expression avec laquelle le Zulu déclamait ses vers chargés d’une émotion indescriptible. Le jury qui du début jusqu’à la fin a gardé la même concentration, ne laissant échapper aucun mot des candidats a finalement porté son choix sur le lion de Téranga Abdourahamane Dabo.
la grande famille du slam réunie au Tchad ©Saomagazine
Tous les candidats ayant pris part à cette 1ère édition de la Coupe d’Afrique Slam Poésie ont reçu solennellement des attestations de participation de la part de des membres du comité d’organisation des mains de Mirjam De Bruijn, présidente du jury, de Didier Lalaye alias Croquemort Président de la CASP. Les trois lauréats de cette première édition ont chacun reçu un chèque de la part de l’Association Tchad Plus avant que solennellement, le « fou » par qui tout cela est arrivé M. Faithfull ne remette le trophée de la CASP à l’heureux gagnant.
Abdouharamane Dabo, champion d’Afrique de Slam Poésie 2018 ©Saomagazine
L’histoire retiendra donc que N’Djaména et donc le Tchad a organisé la toute 1ère édition de la CASP, que le slam est au Tchad un art majeur qui a su fédérer beaucoup de personnes et d’énergie pour offrir à l’Afrique et au monde cette grande messe des mots, des phrasées, des vers, des rimes.

Pour que vive le slam…

Le concert des vétérans avec Hommes du monde, Valsero, Imaam T, Daisson et Big Walker

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Au regard des artistes programmés pour le 3ème concert au village artistique de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP), il était clair qu’on devrait s’attendre à du lourd, du hardcore et des rimes très engagées. Le public de plus en plus nombreux au village artistique de la CASP allait cette fois consommer une musique qui fait penser au lieu de faire danser.
Abram’s en présentateur ©Saomagazine
C’est pourtant au jeune présentateur Abram’s qu’a été confié la tâche de présenter les bibliothécaires, les testamentaires, les templiers, les antiquaires et les dépositaires du mouvement hip hop du 235 avec la présence du rappeur combattant le Général Valséro du Cameroun, l’une des guest stars de cette 1ère édition de la CASP. C’est donc au jeune Abram’s qu’il revenait d’introduire les calibres qui allaient se succéder sur la scène.
Pif Bikini & Kyam sur scène©Saomagazine
L’ouverture de scène avait un goût de retrouvailles entre deux personnes liées par des années d’amitié musicale et que l’on n’avait plus vu ensemble sur scène depuis plus de 5ans. Il s’agit de Pif Pikini et de Kyam qui reformaient à l’occasion le duo Hommes du monde, du nom même de l’album qu’ils ont sorti ensemble en 2013. Et c’est avec le titre « hommes du monde » qu’ils ont ouvert leur prestation. Deux entités artistiquement différentes mêlant rap puriste et mélodies reggae pour des causes très engagées. Ils ont rappé la force de l’amitié dans le titre « homies », dénoncer les excès avec le titre « y’a trop », dire leur détermination dans « we got the spirit », ils ont aussi envoyé un coup de gueule vers les politiciens avec un « babylone fire burn them » dans le bon sens bien sûr.
Valsero sur la scène ©Saomagazine
Des coups de gueule aux politiques, prémices de l’arrivée du Général Valsero. Après une revue rapide des troupes,  le général a pris la scène d’assaut avec le titre « j’en veux » oui, le général en veut à tout le monde, à tous ces mecs qui dirigent le monde, il en veut même à lui-même. Valsero est venu avant tout faire passer un message à la jeunesse tchadienne et à la jeunesse africaine réunie au Tchad à l’occasion de la CASP. Il nous a servi une autoflagellation avec « c’est la misère qui m’a blessé » un titre qu’il a conclu par des mots très durs à l’endroit de nous, la jeunesse, nous les africains à qui l’ont a toujours fait croire qu’on ne mérite pas mieux que la misère que nous avons. Valsero a continué ainsi jusqu’à la conclusion de son passage avec sa « lettre au président ».
Imaam T sur la scène ©Saomagazine
Les templiers Imaam T & Daisson ont continué le travail commencé par le Général Valsero. Il s’agissait beaucoup plus d’Imaam T au rap et Daisson au refrain. L’on a eu droit à quelques titres du dernier album d’Imaam T. Un rap en langue locale très engagé aussi contre les politiques « Inti gaï wen ? » une question qui veut tout dire (demandez la signification au tchadien à côté de vous). « Gardien du temple », dépositaire du rap originel, qui ne s’est pas laissé travestir par le temps et les influences, d’ailleurs « nous ne sommes plus des esclaves » comme il le dit dans l’un de ses titres.
Big Walker sur scène ©Saomagazine
S’il y’a bien un rappeur qui n’a subi aucune usure et aucune influence du temps c’est bien le testamentaire qui a clôturé la scène : Big Walker ! le Big Walker est resté fidèle à l’époque où les rappeurs dégainaient leur flow avec leurs c**lles dans la main. Ce n’est pas le titre « Gansta rap » qui va nous démentir. Big Walker a tenu le reste du public en respect.

Nac le Xenopi, Lydol, Lady B, Lincy, Bokal et KKJ ouvrent le bal des spectacles au village artistique de la CASP.

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Comme l’on commence à s’y habituer, L’espace culturel Talino Manu de Moursal ne chôme pas en cette période de fin d’année à N’Djaména durant laquelle le climat est plus clément et plus doux. Le village artistique de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) s’y est donc installé. Si l’on peut regretter le fait que les prestations artistiques aient commencé très tardivement alors que le village était déjà bondé de monde depuis 18h30, l’on a cependant eu droit à un spectacle de bonne qualité.
Ebah Essongue, présentateur ©Saomagazine
Sous la présentation cette fois de Ebah Essongue en solo, les artistes programmés pour ce spectacle d’ouverture étaient présents à quelques exceptions près. Une fois la présentation faite de ceux qu’il a nommé « le slam Band » c’est-à-dire les musiciens qui vont accompagner les artistes durant toutes les prestations programmées pendant toute la CASP, c’est le champion tchadien 2016 de slam Nac le Xenopi qui a ouvert la soirée.
Nac le Xenopi sur scène ©Saomagazine
Nac le Xénopi dans son style bien à lui a ouvert les hostilités de en déclamant les réalités tchadiennes entre autres les échecs des politiques gouvernementales, dans la manipulation des mots pour parler de ces maux qui se cachent derrière les concepts de « Tchad fort et émergent » avec tout ce qui va avec. Le rêve du « Tchad nouveau » jusqu’au parcours de désillusions de « Rimté le petit fonctionnaire », hier grand étudiant.
Lydol sur la scène ©Saomagazine
Après une déclamation des réalités tchadiennes du Xénopi, place à une déclamation émotionnelle de la belle Lydol, slameuse camerounaise que le monde a découvert il y’a quelques années à la compétition l’Afrique a un incroyable talent. Spontanéité est ce qui qualifie le mieux cette slamazone qui nous surprend à chacune de ses prestations en adaptant ses textes au public en face. Elle a slamé d’abord son amour inconditionnel et incontrôlable pour son gars qui s’appelle slam. Elle s’est remémorée une lettre écrite à un ami alors que son pays le Cameroun est déchirée par une guerre civile et que naissent un peu partout des foyers de tensions tribales. Elle a slamé ses peurs, des craintes, ses douleurs et ses espoirs.
Lady B sur la scène ©Saomagazine
Une camerounaise pouvant en cacher une autre la figure emblématique du hip hop camerounais au féminin qui a posé ses valises sur la terre de Toumaï depuis les Woman Entrepreneurship Days Lady B a emboîté le pas à Lydol. Un saut vertigineux vers du rap, reggae-rap à la Lady B. « Libérez, africains libérez-vous » un hymne à une indépendance vraie des pays africains, un hommage à tous les martyrs africains. La bombe d’énergie est lancée dans son rap énergique très engagée. Une prestation encore plus endiablée que celle qu’elle nous a servi lors des Woman Entrepreneurship Days. Elle est descendue du podium en laissant le public survolté, un survoltage que le prochain artiste devait maintenir et qui de mieux placée que Lincy pour répondre à l’énergie d’une Lady B ?
Lincy sur scène ©Saomagazine
C’est une Lincy feignant la timidité qui débarque sur la scène, se demandant et demandant au public que faire après le passage d’un tel ouragan qu’est Lady B… Il fallait donc prendre son élan et elle l’a pris avec son titre « C’ pas du game » dans une version soul à laquelle elle nous a habitué. De quoi tromper la vigilance du public. Mais elle ne faisait que reculer pour bondir telle une tigresse. Elle a donc mis le public dans « l’impasse », le classique qui l’a révélé au public tchadien et qu’elle sait revisiter à chaque fois en le rendant plus actuel. La vitesse de croisière était atteinte. Un medley d’une reprise de « Napesi » de Makoma  et de son single « Mariage » avec le plus tchadien des congolais Kolby au chœur. Des déhanchées spectaculaires ont accompagné cette version reggaeton qui n’a pas laissé le public indifférent. Lincy a mis le feu !
Bokal sur scène ©Saomagazine
Un feu que le rappeur, arrangeur et Beatmaker Bokal se devait de maintenir. Celui qu’on présente comme le lover-rappeur a fait son entrée en slamant l’intro de son dernier album «amour au champ de bataille ». Il a enchaîné avec du rap love « mon bb pourquoi tu me fais ça ? »  La question est rappée, par le Bokal. Il est monté avec énergie avec son cri sur les filles qui mangent et boivent et ne veulent pas rentrer avec… en guerre contre les filles qui escroquent alors. Il a fini sur le titre « Anita »  encore du rap love qu’il a commis il y’a un an en featuring avec Elete. Pour l’occasion c’est Kolby qui l’accompagnait sur le titre qui a fait danser beaucoup d’Anita dans le public.
KKJ sur la scène ©Saomagazine
C’est l’homme qui se fait appeler KKJ l’Omniprésent qui est venu donner le coup de grâce à cette belle première soirée de prestations. L’homme à la mitraillette vocale a tout mitraillé : la musique, le podium, le public, même son backeur n’arrivait presque pas à suivre. Quoiqu’il en soit, ce mercredi 7 novembre, après les premiers matchs de poule de la CASP, l’on se retrouvera encore au ballet cette fois ci pour un show de DJ, danseurs et les prestations du désormais célèbre N2A Teguil, le Général Massood et toute la team Preston Concept Records au complet.

La cérémonie d’ouverture de la 1ère édition de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie à N’Djaména annonce les couleurs.

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La cérémonie officielle d’ouverture de la toute 1ère édition de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) N’Djaména 2018 s’est tenue dans l’auditorium du Radisson Blu Hôtel de N’Djaména a montré tous les signes d’un événement qui restera dans les annales culturelles tchadiennes et africaines. Dans une salle quasiment pleine dans laquelle se sont retrouvés autorités publiques, corps diplomatique, partenaires à l’organisation, invités et compétiteurs, une nouvelle page du slam africain s’est écrite.
Président de l’Association Tchad Plus ©Saomagazine
La cérémonie coprésentée par M. Ricardo Labe et Ebah Essongue qui a duré environ deux heures de temps s’est ouverte avec le discours du Président de l’association Tchad Plus qui est l’organe organisateur de cette 1ère édition de la CASP. Occasion pour le président  de présenter brièvement le folio de l’association Tchad Plus et de signifier sa gratitude à la communauté de slameurs africains d’avoir fait confiance à la candidature du Tchad à l’organisation de la CASP. S’en est suivi les discours du Représentant de l’Institut Français du Tchad qui n’a pas manqué l’occasion pour rappeler quel est rôle important que joue les instituts français dans l’accompagnement des activités culturelles à travers le monde. De quoi justifier leur participation et contribution à cet événement majeur qui est une première en Afrique.
DG Selesao Concept ©Saomagazine
Du mot du Représentant de l’Union Européenne, l’on retient d’abord un sentiment de surprise au regard de la solennité et de la portée de l’évènement qu’ils ont décidé d’accompagner et promettent de faire plus et de s’impliquer d’avantage dans les prochaines éditions. Les discours s’enchaînant et ne se ressemblant cependant pas, Le directeur de Selesao Concept l’un des partenaires majeurs de la CASP et hôte officiel de la CASP à quant à lui réaffirmer sa détermination à aller en guerre contre la médiocrité : « il faut  qu’on arrive à faire les choses par nous-mêmes et pour nous-mêmes ».
Président de la CASP ©Saomagazine
Une vision que partage le Président de CASP Didier Lalaye alias Croquemort en s’adressant aux autorités et potentiels partenaires africains en ces mots « Donnez-nous un appui et nous soulèverons ce continent ».  Il l’a rappelé, la CASP à l’origine était une idée folle, qui a germé dans la tête d’un fou il y’a de cela deux ans en la personne de Baana Enono Arnaud alias Faithfull, par ailleurs SG de la CASP. Une folie qui réunit actuellement 34 pays africains dans la capitale tchadienne, une folie qui ouvre désormais la voie à une culture panafricaine, une culture sans frontières à laquelle l’on voudrait bien être fou de croire.
l’homme qui a imaginé la CASP ©Saomagazine
« Le fou » dont par lequel tout cela a été possible a eu l’occasion de s’exprimer, submergé d’émotions par rapport à ce rêve fou qui lui a fait perdre le sommeil pendant deux ans, qui l’a amené à prendre des cours de langue anglaise pour briser toutes les barrières en espérant voir 54 pays africains réunis par le slam. A l’arrivée c’est plutôt 34 pays qui sont aujourd’hui réunis mais c’est déjà une belle réussite pour un projet qui est né d’une idée folle.
Chaima, jeune slameuse ©Saomagazine
Deux prestations de slam ont agrémenté cette cérémonie, la première celle de l’incroyable et époustouflante Chaïma, fillette âgée de 11ans, tchado-française et championne junior de slam en France qui n’a débuté le slam il y’a à peine quelques mois. Elle a époustouflé le public par sa prestation et a eu droit à une standing ovation. Fille de Kent Dakor, l’un des pionniers du rap tchadien dont on a finalement compris de qui elle tient son verbe. Une autre invitée de marque, la slameuse ivoirienne Amee a aussi donné du verbe et des rimes dans un slam très engagé.
Alvin, champion du Tchad présentant le trophée ©Saomagazine
Le trophée de la CASP a été ensuite présenté officiellement par M. Alvin Naparengar, candidat du pays d’accueil de la CASP avant que M. le Directeur des arts et de la culture, représentant Mme la Ministre de Culture du Tchad a déclaré officiellement ouvert la CASP. Un speech sur le panafricanisme proposé par le rappeur engagé Valsero et le Pr Mirjam de Bruijn est venu mettre fin à cette cérémonie. La CASP est donc lancée et dès le mercredi 07 novembre 2018, les 37 candidats s’affronteront pour remporter le premier titre de champion d’Afrique de slam poésie.