L’année 2018 qui vient de s’achever a été une fois de plus pas assez productive en matière de clips vidéo au pays de Toumaï. Entre la difficulté de la mise en ligne des clips et aussi celle de savoir référencer cette dernière pour quelle puisse mieux apparaître dans les recherches, nous avons pu cependant faire un récapitulatif en étant presque sûr de quelques omissions.
Découvrons ensemble les clips mis en ligne en 2018 avec le nombre de vues à ce jour:
Janvier:Omaarson Jérusalem – Envie de briller: 256 vues
https://www.youtube.com/watch?v=JyJA0M9Ie-I
2D kost – Deoudjé rémix by Bokal: 235 vues
https://www.youtube.com/watch?v=jrZFrlbl2EM
Février:
MBH – Passer dessus (clip by Regis Talla): 3,2 k vues
https://www.youtube.com/watch?v=YSaqQQA2o5c
Avril:
Stev’N-T – La force de l’amour (clip by Frank Kelly):516 vues
https://www.youtube.com/watch?v=mJKCFTVYYG4
Sultan – Elle est si petite (clip by Mesco) :1,3 k vues
https://www.youtube.com/watch?v=kYQ4wIM-8nE
Mai:
DeGospa Ft. Mawate – Brouteuse 4G – (Clip by SaTchaProd) : 386 vues
https://www.youtube.com/watch?v=9vWUl7C0jnw
Juillet:
Jumelles d’Afrique – le Kwata (Clip by Bokal) : 1,5k vues
https://www.youtube.com/watch?v=eRLGyRMeVgw
Dj Casimir – Qui peut boire (Clip officiel by Mesco) : 572 vues
https://www.youtube.com/watch?v=zZmA6jipHUY&t=29s
Septembre:
Jumelles d’Afrique – je pense à lui (clip by Mesco) :2,3k vues
https://www.youtube.com/watch?v=lphmbUDmWOU
KKJ Feat LANDJO – Too young to be hurt: 1,1K vues
https://www.youtube.com/watch?v=tjZ7WYmcqPs
Anonyme – Thank you Lord feat Christian Saar (By SaTchaProd) : 3,2k vues
https://www.youtube.com/watch?v=woe2v17Yv-o
Moussa Aimé – Mami Wata (directed by R.TALLA) : 1,7k vues
https://www.youtube.com/watch?v=frkoKeXxf1A
Djemila Ft Ray’s kim Edm – Gawala 2.0 : 1,8k vues
https://www.youtube.com/watch?v=6BflKv2q8zc
Décembre :
Anonyme – Kete (Official video By Steven Awuku) : 4,2k vues
https://www.youtube.com/watch?v=doS93u9ZEag
ROBINHO de Souza – Pas Pareil (Clip by Djérabé): 1k vues
https://www.youtube.com/watch?v=-ytjvfvyGmY
Nous avons recenser ainsi 16 clips vidéo mis en ligne en 2018. ce qui n’est déjà pas mal en plus et avec un majorité tournée au Tchad (12).
Dans le monde des affaires, le rôle que joue la chance dans la réussite et la réussite de soi est rarement discuté. Lorsqu’on mentionne la chance, celle-ci est faite avec une légère condescendance et est généralement considérée comme produit d’un travail acharné ne méritant pas d’attention particulière. Bien que le travail acharné soit primordial – et j’ai beaucoup écrit sur l’importance de travailler dur – le récit et mes propres expériences font preuve qu’il existe souvent un élément important de succès que le travail acharné ne peut en soi expliquer. Ce n’est tout simplement pas vrai que « vous êtes l’auteur de votre propre chance ».
J’ai commencé ma carrière en tant qu’agent commercial, au fait agent vendeur de machines photocopieuses, jeune, affamé et travailleur, mais la réalité était que je n’étais qu’un parmi de milliers jeunes diplômés nigérians, tous désireux de réussir. Comment suis-je arrivé de là à mon présent statut? le travail acharné, la résilience, la vision à long terme – mais aussi la chance bien sûr.
Un an plus tard, ayant obtenu ma maîtrise en sciences économiques de l’Université de Lagos, j’ai posé ma candidature pour rejoindre une banque de la nouvelle génération, Allstates Trust Bank. L’annonce d’une page de la banque dans le journal exigeait un diplôme portant une mention minimum de ‘très bien’, mais j’ai quand même postulé, en soumettant une lettre de motivation et le formulaire de demande d’emploi bien rempli avec mon diplôme en sciences économiques de mention ‘bien’.
Par coup de chance, ma candidature a été examinée par le président-directeur général, un homme méticuleux qui a soigneusement lu ma lettre de motivation et qui a été séduit par la confiance en mes paroles. ’Je sais que je n’ai peut-être pas satisfait les critères requis aux postes annoncés, mais je suis intelligent, déterminé, ambitieux et je ferai la fierté de la banque. Mon diplôme de mention ‘Bien’ n’affiche pas toute l’étendue de mon intelligence et de mes capacités, et je sais que je peux faire beaucoup plus’. Ayant lu ces mots, il a misé sur moi. N’étant pas ‘qualifié’, a-t-il jugé bon de m’offrir une ligne de vie, une opportunité.
J’ai été invité à rejoindre la liste des candidats retenus, suivi d’une longue série d’entretiens et de tests supplémentaires. Au terme d’un processus très rigoureux, j’ai reçu de bonne nouvelle: j’ai été offert un poste en tant qu’analyste débutant. Jusqu’à ce jour, je me demande: que serait-il passé si le fondateur n’avait pas personnellement examiné ma candidature? Et si ma candidature avait été rejetée au début? Et si je n’avais jamais eu l’opportunité de travailler chez Allstates Trust Bank?
Le récit continue: après 12 mois à la banque, à l’âge de 27 ans, je suis passé d’analyste au poste de directeur d’agence – le plus jeune Responsable d’Agence de banque de jamais vu à l’époque. J’étais travailleur, dynamique, créatif et prioritaire pour faire avancer les choses, mais c’était aussi une bonne chance que mes patrons, Toyin Akin-Johnson et Ebitimi Banigo, en ont pris conscience et croyaient en moi. Ils ont tenté la chance de me nommer Chef d’Agence après une période incroyablement courte à la banque. Ils ont reconnu en moi les matières premières nécessaires de faire un bon leader et étaient prêts à investir en moi et en mes capacités. Mon ascension au poste de Chef d’Agence en peu de temps est une belle histoire, mais je sais au fond dans mon esprit que j’étais chanceux et aussi digne à le mériter.
Ce poste de Chef d’Agence constituait une plate-forme solide qui m’avait propulsé aux plusieurs postes de direction. Lorsque nous, un petit groupe de jeunes débrouillards, déterminés et affamés, avions pris le contrôle de la Crystal Bank qui était au seuil de faillite, c’était le résultat direct des premiers pas de préparation et de visibilité que nous avions reçus au début de nos supérieurs et de nos mentors. Sans l’intervention et la bonne volonté de ces personnes dans ma carrière, je n’aurais pas été préparé, car je devais assumer de rôles beaucoup plus importants. Ces possibilités d’apprentissage ont ouvert la voie aux réalisations de l’avenir. En terme simple, j’ai eu la chance d’être identifié et en qui on faisait confiance si tôt dans ma carrière, ce qui m’a mis sur une voie unique vers le succès. Je garde cela à l’esprit – c’est humble et motive en grande partie ce que je fais à présent.
Quand j’ai quitté UBA en tant que Directeur Général en 2010 pour poursuivre d’autres intérêts, j’ai juré que, je ferai ‘institutionnaliser’ la chance et ferai démocratiser l’accès aux opportunités pour les jeunes Africains par le biais de la Fondation Tony Elumelu. J’ai promis d’exploiter le succès que j’ai connu, de transmettre la chance et l’espoir, d’offrir des opportunités d’autonomisation à la prochaine génération d’entrepreneurs africains. Sans la chance au début de ma carrière, je ne serais pas l’homme que je suis en ce jour. A présent, je suis leader et philanthrope parce que j’ai rencontré des personnes qui m’ont donné une chance au début de ma carrière. Ça a été un objectif à vie de verser cet engagement de manière transformatrice et percutante.
Au cours des trois dernières décennies de ma vie en tant que banquier, investisseur et expert en redressement, j’ai eu l’occasion de rencontrer de milliers entrepreneurs, de mon rang. Beaucoup d’entre eux sont des jeunes, portant des rêves et des idées d’entreprise incroyables, mais sans l’expérience ni l’accès au mentorat et au soutien nécessaires pour établir des entreprises prospères. Mais surtout, ils n’ont pas encore été exposés à la bonne opportunité.
Sur tout le continent, nos entrepreneurs sont travailleurs, identifiant les lacunes du marché des produits et services spécifiques tout en comblant ces lacunes par leur innovation et leur ingéniosité. Pourtant, nombreux sont ces entrepreneurs débutants qui manquent souvent du capital, des réseaux, de la formation et du soutien nécessaires pour mener leur petite entreprise à l’échelle nationale ou régionale. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un coup de main, de la chance, de quelqu’un pour croire en eux et se permettre de tenter leur chance.
Voilà ce que propose la Fondation Tony Elumelu: une plate-forme pour autonomiser les entrepreneurs africains – de la formation à la gestion d’entreprise au mentorat, en passant par le financement au réseautage – pour défendre leur cause et en leur donnant une voix mondiale pour concrétiser leurs ambitions. C’est précisément pour cette raison que j’ai lancé le programme d’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu, doté d’un budget de 100 millions de dollars, pour autonomiser la prochaine génération d’entrepreneurs africains. En effet, il s’agit peut-être des UBA (United Bank for Africa) de l’avenir.
Alors, quand on me pose la question: ‘Tony, pourquoi vous et votre famille se sont engagés dans cette histoire? Qu’est-ce que cela vous rapporte?’ Je souris et raconte ma propre histoire de chance. La chance est réelle, elle est puissante et je m’engage à la diffuser le plus loin possible. J’en suis bénéficiaire et je suis passionné de la partager sur tout le continent, dans les 54 pays.
Je veux que nos jeunes entrepreneurs ambitieux y postulent. Je veux que vous fassiez partie de ce mouvement mondial pour de bon. Je vous encourage à avoir l’audace de laisser la chance vous trouver. Il y aura 1260 places ouvertes à partir du 1er janvier 2019. Figurez-vous parmi les chanceux de cette année? Tentez votre chance! Votre avenir pourra prendre forme dès aujourd’hui. Postulez dès maintenant sur TEFCONNECT.COM
« Le concert d’hier a été interrompu, nous allons simplement reprendre le concert que nous avons commencé hier. Je suis venu partager ma musique avec mes fans tchadiens et je tiens à le faire donc je serai encore là pour la jeunesse tchadienne et nous ferons la fête ce soir. »
M. Naïr Abakar, représentant la festival Dary rassure que toutes les conditions de sécurité seront réunies pour que cette fois la fête soit des plus belles.
C’est dans une ambiance bonne enfant que L’utile a été joint à l’agréable.
Le Mercato snack bar a bouclé les festivités de son anniversaire d’existence par un match amical de football et un barbecue qui a été offert à tous les clients et partenaire de « Le Mercato ».
Du 12 au 16 décembre dernier, le Mercato Bar a fêté ses cinq ans d’existence au quartier Moursal, dans la commune du 6ème Arrondissement. A cet effet, l’ouverture des activités s’est faite par un piano bar live où toutes les sonorités musicales tchadiennes et étrangères ont été servies. A travers une interprétation des anciennes sonorités les clients présents, ont ressassé les vieux souvenirs de leur jeunesse. D’autres dansaient visiblement sous le coup de l’émotion. S’en est suivi un concours des DJ (Disc Jockey) de nationalité tchadienne, leur offrant ainsi, l’occasion de démontrer leur talent. Pour beaucoup, ce concours est initié par le Mercato, juste pour faire danser ses clients mais pour l’équipe du Mercato c’est une façon de dire à ces jeunes DJ que beaucoup de gens croient en ce qu’ils font, et aussi un essentiel dans des cérémonies. Car sans eux, il n y a pas d’ambiance, mais eux aussi doivent croire en leur talent. Derrière cet établissement qui est pour certains, un maquis où l’on vend et l’on consomme de la bière, se trouve un acte de solidarité très fort, et cette leçon de vie qu’est la « solidarité, la fraternité ».
Il faut signaler que la boucle est bouclée avec une compétition de football dit « Tournoi de l’intégration » de regroupant les ressortissants du Togo, de la Cote d’Ivoire, du Nigeria, du Mali, du Cameroun et du Tchad. Selon les organisateurs, l’idée de ce tournoi est de permettre le brassage entre la jeunesse tchadienne et celle venue des autres pays. Aussi, de leur permettre de mieux s’intégrer dans leur pays d’accueil. C’est aussi un lieu de leur dire qu’ils sont chez eux car le Tchad est un pays hospitalier au delà des difficultés qu’il rencontre. Lors de cette finale, il y a eu une démonstration techniques et tactiques des deux équipes. Mais au coup de sifflé final, les Sao du Tchad opposés aux éperviers du Togo ont remporté le trophée par un score de 3-1. Ainsi la Côte d’Ivoire, double championne a été détrônée par le Tchad à cette 4ème compétition de l’intégration.
Raissa Ngarsitibaye
A l’occasion des cinq ans d’existence du Snack bar ‘’le Mercato’’, plusieurs activités culturelles se déroulent du 12 au 16 décembre 2018, dans l’enceinte du dudit bar.
A cet effet, dans la nuit du 12 décembre dernier, une partie du quartier Moursal, dans le 6ème Arrondissement de N’Djaména, a été bercé par des sonorités musicales du passé. Vu la décoration ainsi que l’ambiance qui s’y déroule, cela peut donner l’envie à un passant à faire un arrêt. L’ouverture des activités s’est faite par un groupe de musiciens-interprètes qui ont joué en live, toutes les sonorités musicales tchadiennes et étrangères.
Les clients et les invités ont dansé aux rythmes du jazz, zouk, soukouss, saï, ndalla, blues et reggae en live. « Au delà des verres, le Mercato est un lieu de rencontre, de brassage culturel et de fraternité. Ici au Mercato, nous on ne connait ni nordiste ni sudiste.», à souligné Robhino De Souza, un jeune artiste tchadien.
Cet établissement qui est pour certains, un maquis où on vend et on consomme la bière, est aussi pour d’autres, un ‘’arbre à palabre’’. Dans le Mercato, il s’est constitué une famille hétéroclite regroupant les Tchadiens des différentes classes sociales, de tous les horizons y compris les étrangers.
Des discutions intellectuelles, des échanges culturels, l’initiation des projets ainsi que des réalisations ont vu le jour, dans cet établissement. Nous osons dire qu’en dehors du bar ‘’le Mercato’’, que dans ce pays, aucun tenancier d’un bar et ses clients n’ont eu l’idée de faire construire un forage dans une école publique afin d’offrir de l’eau potable aux élèves ; de mettre sur pied un programme sportif constitué de plusieurs disciplines tels que le football, la course, la gymnastique, etc. pour tout le monde sans distinction d’âges.
Soucieux du taux de chômage qui gangrène la jeunesse tchadienne, ‘’le Mercato bar’’ a aussi offert de l’emploi à plus d’une dizaine de jeunes, leur permettant de subvenir à leurs besoins et de leurs proches.
« L’idée de création du ‘’Mercato’’ est venue d’une seule personne mais elle a grandi grâce aux apports de tout le monde . Car certains de mes clients sortent même l’argent de leur poche pour la propreté du coin. Pour moi c’est un grand geste significatif.», a témoigné le promoteur du Mercato, Djikoloum dit Djiko.
« Je ne peux pas mettre du pain sur chaque table mais si aujourd’hui ces jeunes qui travaillent ici, se réveillent chaque matin en disant qu’ils ont du travail, c’est une fierté pour moi. Ce n’est pas seulement une question d’argent mais de fierté car travailler pour soi n’épuise jamais. », a-t-il ajouté.
Il a en outre, fait comprendre, qu’au-delà des retrouvailles, beaucoup de ses clients sont devenu plus que des ami(es), car ils ne manquent pas de s’entraider en cas de besoin. Il faut le dire, ‘’Mercato’’ n’est pas seulement un bar ou un snack mais c’est un petit village où tout le monde y trouve son compte. « Le Mercato, c’est petit mais costaud » !