Découvrez le clip du titre « Allo » de Rocky la Citadelle

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Le jeune réalisateur tchadien installé en Côte d’Ivoire Djerabe Ndigngar de Sa Tchad Prod a dévoilé aujourd’hui sa chaîne YouTube le dernier clip du titre « Allô » de l’artiste Rocky la Citadelle. A découvrir https://www.youtube.com/watch?v=G85yDOk1694

Point de presse de Mawndoé : Tout sur et pour « au nom de l’art »

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L’artiste musicien Mawndoé Célestin a donné une conférence de presse cette matinée de samedi 29 juin 2019 à l’Institut Français du Tchad (IFT). Une occasion pour lui d’échanger avec le presse sur ces projets à venir et surtout celui dénommé Au nom de l’art. Un moment d’échanges avec la presse durant lequel l’artiste Mawndoé a d’une certaine façon fait un récapitulatif des ses trois dernières années passées entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso avant d’en dresser un bilan : « l’album Nemaylem est un mort-né (…) je suis finalement retourné à l’une de mes premières passions qu’est la sculpture ».
Mawndoé Célestin ©saomagazine
A l’occasion de son séjour au Tchad où il a été invité par l’IFT à l’occasion de la fête de la musique, Mawndoé en a profité pour présenter son projet « Au nom de l’art » au directeur de l’IFT. Un projet qu’il a déjà expérimenté au Burkina Faso et qu’il aimerait bien réaliser ici au Tchad. « Au nom de l’art » est une création artistique dirigée vers les tous petits et qui mélange la sculpture et la musique nous a expliqué Mawndoé Célestin.
M. Le Directeur de l’IFT ©saomagazine
Le Directeur de l’IFT présent à cette conférence a pris la parole pour simplement exprimer la volonté de l’IFT d’accompagner l’artiste Mawndoé dans cette démarche artistique qu’il partage effectivement. D’autres parties prenantes à ce projet ont été présentées à la presse par l’artiste Mawndoé à l’instar de l’incubateur Wenaklabs et de l’afroptimiste entrepreneure Sandrine Naguertiga. La conférence s’est terminée par l’écoute du titre « Au nom de l’art » qui figurera sur l’album à venir et aussi au visionnage du clip « African love » sa dernière collaboration avec l’artiste camerounaise Mani Bella. Clip réalisé au Burkina Faso.
la presse présente ©saomagazine
Mawndoé Célestin entame ainsi une nouvelle page de sa carrière artistique avec un retour à la sculpture. Ce point de presse lui a permis d’expliquer à la presse tchadienne sa vision de sa carrière et ce nouveau projet. Au-delà de quelques coups de gueule bien placés à l’endroit de la presse et un avis assez critique de la condition de l’artiste au Tchad, c’est un artiste qui fait une fois de plus sa mue et dont nous attendons impatiemment la peau neuve qui en sera issue.

Récapitulatif des dernières sorties musicales tchadiennes

Pour ce début de semaine, on fait un récapitulatif des dernières sorties musicales livrées par les artistes tchadiens ces deux derniers mois. C’est parti! 1. Lincy – Ma Musique https://www.youtube.com/watch?v=ceCOYD77mP8 Lincy, l’artiste qu’on ne présente plus actuellement signé chez PCR (Preston Concept Records) répond à ces fans qui ne l’avait plus écouté seule sur un titre depuis quelques années. Elle a livré 16 juin un version rafraîchissante du titre « Sans école » de la légende Abdoulaye Nderguet. 2. Sultan feat D6Bel – Monika https://www.youtube.com/watch?v=Llik2f5Vvrw Le rappeur Sultan en collaboration avec le trio D6bel on livré aux mélomanes tchadiens le clip du titre « Monika ». c’était lors d’un concert caritatif qui s’est tenu le 15 juin au Selesao restaurant Lounge.  Un titre très cadencé qui traite de l’un des métiers les plus du monde… à découvrir 3. 100 Preju-G feat Tony Yves – Dari https://www.youtube.com/watch?v=NFzOLos2x8k Le duo de rappeurs 100 Preju-G en featuring avec le chanteur-arrangeur du label PCR nous ont déposé « Dari ». Un titre qui a bénéficié du soutien de Wenaklabs à écouter aussi. La cuisine PCR n’a pa chômé ce mois la preuve la suite. 4. Crazy Missy – Sang à l’oeil  https://www.youtube.com/watch?v=l8c2SkoPdVQ On ce serait attendu que l’unique rappeuse du bled ait la larme à l’œil mais c’est plutôt du « sang à l’œil »! Le titre du dernier single du la PDG, entre rap sale et afrotrap un titre à écouter. Vivement que la rappeuse ait des collègues (lol). Pour le moment, elle dégaine au mic et l’album est annoncé pour bientôt, signé PCR bien sûr. 5. Nasta Phenix – Ayelina https://www.youtube.com/watch?v=xOnDeDiINTg Artiste indépendant, Nasta est issu d’une famille qui compte déjà la panthère douce Mounira Mitchalla et Bouchra Alio comme artistes musiciennes. Nasta s’est fait connaitre il y’a maintenant plus d’un an avec le titre « sois posé », « Ayelina » est le 4ème single que nous livre le phénix tchadien résolument tourné vers le Rnb originel. Un artiste à surveiller et à suivre. Autres de ses titres sur sa chaîne YouTube ici: https://www.youtube.com/channel/UCuGiiddwekVA3axfsYfhtVg/featured 6. Dilson – Médicament https://www.youtube.com/watch?v=1bMeFhqQF0Q Dilson le Prince Aouzou, bien connu des mélomanes tchadiens amoureux de la rumba tchadienne a livré un nouveau titre « médicament ». D’autres titres à découvrir sur sa chaîne YouTube pour mieux connaitre l’univers rumba de l’artiste: https://www.youtube.com/channel/UCJDPAEdt-sDwob8tdXB6hLA 7. Massood Dgam – Kelou https://www.youtube.com/watch?v=7DRXT2BS6ec Plutôt, il y’a eu la livraison du clip vidéo du titre « Kelou » du Général Massood Dgam. Le bad boy du showbiz tchadien qu’on ne présente plus, celui que d’autres surnomment affectueusement le « Tupac tchadien » est toujours entre coups de gueules sur ces collègues et coups de génie en studio, la preuve avec ce titre. Elete feat Audrey Joëlle – Paniqué https://www.youtube.com/watch?v=hcrxDx_6JDE Il y’a quelques jours seulement que l’artiste Elété a dévoilé le clip du titre « Paniqué ». Fidèle à son style, après « tourner la tête » dont le clip a été tourné à N’Djaména où il se baladait et laissait balader ses doigts sur une belle fille du bled (une fois de plus), cette fois exceptionnellement il sort de sa routine (surement parce que c’est plutôt une composition d’Audrey Joëlle). A écouter aussi. L’on peut citer d’autres sorties comme le maxi single de Robinho de Souza « Hypocrites », autant que les albums de Soul Le VIP, Hono Solo qui ne sont pas encore disponibles en ligne. Nous y reviendrons dès que disponible. Bonne semaine

Coup d’envoi de l’acte 2 de Channel Vacances le 22 juin 2019

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La 2ème Édition des activités de la compétition Channel Vacances est lancé officiellement ce matin . C’était au cours d’une conférence de presse animée par la Coordonnatrice Générale Mme Achta Saleh Kadre au Restaurant lounge Selesao. Channel Vacances faut-il le rappeler,un programme éducatif diffusé sur les ondes de la télévision nationale Tchadienne ,qui se veut être incontestablement un vecteur de la promotion de la culture Tchadienne et de l’épanouissement de sa jeunesse. L’objectif principal est de détecter, stimuler e révolutionner les talents variés que regorgent la jeunesse Tchadienne. Selon la coordonnatrice générale Mme Achta Saleh Kadre, ce programme citoyen vise à faciliter l’accès au savoir, la connaissance, l’imagination, l’acquisition des capacités d’expression, de communication déroulé à travers la danse, le chant, le défilé de mode, la chorégraphie etc. L’innovation de cette édition est l’action humanitaire et social ainsi que la formation des jeunes en entrepreneuriat. À l’issue des activités, l’équipe de Channel Vacances compte faire des dons aux personnes défavorisées, encourager les jeunes au maniement des Tics mais aussi organiser aux participants une formation certifiée en montage et gestions des projets. Cette stratégie de la promotion de l’entrepreneuriat à la base est la particularité que le programme éducatif Channel Vacances compte vulgariser annuellement afin de permettre aux élèves d’avoir la culture du concept de l’entrepreneuriat dès à présent afin de mieux s’orienter. Channel Vacances va s’étendre sur 2 mois de compétition, tous les samedis de 14h à 18h au cinéma le Normandie et diffusé à la Télé Tchad. Les gagnants en sortiront nantis d’un certificat, des trophées et plusieurs autres lots. Channel Vacances aidera les jeunes pendant les vacances à mettre à profit leurs calendriers pour des activités hautement propres, saines et civiques. Le coup d’envoi c’est ce samedi 22 juin à 14h.

« De la rue à la scène » le centre Dakouna Espoir célèbre l’enfant africain à l’IFT

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En prélude à la célébration de la journée mondiale de l’enfant africain, l’Institut Français du Tchad a donné la scène aux enfants de la rue à travers le spectacle « De la rue à la scène » suivi d’un concert et d’une exposition photos. L’enfant a été au centre de tout durant cette soirée. C’était en présence de quelques autorités dont le Ministre de la Jeunesse, la Directrice de l’IFT et la Représentante de l’Unicef. Un bilan plutôt élogieux et encourageant pour le projet Dakouna Espoir
Mot d’introduction d’Aleva Davogo ©saomagazine
Dans son mot d’introduction, Aleva Davogo, membre du groupe de danse Tchado Stars et initiateur du projet Dakouna Espoir a dressé un bilan de travail abattu pour leur centre au profit des enfants de la rue jusqu’ici. Plus de 584 enfants recensés dans les rues, une centaine prise en charge par le centre en mettant un toit sur leurs têtes. D’aucuns sont scolarisés, d’autres formés aux métiers et aussi plusieurs enfants réinsérés dans leurs familles. Après avoir remercié toutes ces personnes morales et physiques qui depuis des années ne cessent de leur apporter leur aide, il en appelle encore à plus d’effort à l’endroit de ces enfants. « De la rue à la scène » présenté pour demander le respect de leurs droits
les enfants en pleine prestation © saomagazine
La levée de rideau a donc été la proposition chorégraphique « de la rue à la scène », œuvre des chorégraphes Aleva Davogo et Marion Rosseel présentée par les enfants du centre Dakouna Espoir pendant une trentaine de minutes. Le public s’est laissé amener dans ce voyage chorégraphique avec des accompagnements bien placés de jazzman Djim Rade à la guitare. Une chorégraphie qui s’est conclue sur un message fort des enfants : « respectez nos droits ». Présentation du livret photographique « studio Dakouna » par la Directrice de l’IFT
Mot de la Directrice de l’IFT © Saomagazine
Chose rare, la directrice de l’IFT Mme Radhia Oudjani à introduire elle-même la présentation du livret photographique « Studio Dakouna ». Pour la directrice l’IFT, ce projet « fou » est le résultat de trois rencontres : le danseur Aleva Davogo, la proviseure du Lycée Montaigne et la photographe Clothilde. C’est la synergie de ces énergies qui ont donné vie au « Studio Dakouna ». Un livret photographie qui ressort la beauté de l’âme des enfants et qui est aussi avant tout un recueil de témoignages de ces enfants. Un livret résumé dans un élément audiovisuel de 2 minutes présenté au public sur écran géant. Le concert de stars amies des enfants pour clôturer la soirée
Les artistes amis des enfants ©saomagazine
Des prestations humoristiques et musicales sont venues conclure cette soirée pleine d’émotions. Plusieurs artistes se sont relayés sur la scène. Pour apporter leur contribution à cette soirée en l’honneur des enfants. Aladji Tawa, Daisson, Colonel Dinar, Habre Doumia, Geneviève Matibeye, Sultan, Kartsym et Moussa Aimé entre autres.
le public visitant l’exposition ©Saomagazine
Le public a été invité à découvrir une fois à découvrir l’exposition de photos dans le hall de l’IFT, une contribution de l’Unicef à cette initiative en l’honneur de l’enfant. La rue n’a jamais enfanté, l’on vient tous d’une famille et si des enfants se retrouvent dans la rue, c’est de la responsabilité de tous. Voilà une expression qui a meublé tous les messages diffusés ce jour spécial à l’IFT.

Quelle est la place des festivals dans la carrière d’un artiste musicien?

Les festivals, il en existe en quantité industrielle dans chaque pays d’Afrique, au Tchad en particulier, nous en avons beaucoup, dans l’amalgame d’identité, nous avons même qui ne tiennent que sur une seule journée et qui ne proposent pas un contenu spécifique ou même varié. Cependant, nous ne parlerons pas des festivals « locaux » mais plutôt de ceux qui se tiennent hors de nos frontières car ils sont les plus prisés par nos artistes. On reviendra peut-être une autre fois sur les festivals « locaux » qui sont justement pour la majorité des fourre-tout auxquels l’on se saurait donner une identité. Des manifestations culturelles auxquelles les artistes prennent part par défaut la plupart du temps ou alors selon des critères laissés à l’appréciation des seuls organisateurs, au détriment de vouloir offrir au public un événement ayant une identité artistique « visible ». Quel festival pour quel artiste? Il existe plusieurs types de festivals culturels et/ou artistiques; il y’en a cependant qui ne souffre d’aucune ambiguïté: Un festival de slam, c’est avant tout les slameurs, un festival de rap, c’est avant tout les rappeurs, un festival de musique urbaine bon… là-bas ils ont encore du mal à définir les frontières donc c’est encore très compliqué. Pour ce qui est du choix d’un artiste à être à tel festival et pas à tel (oui parce qu’il faut savoir aussi faire de bon choix), tout est dans les objectifs visés et aussi dans la démarche de participation. La différence entre un artiste invité et celui qui a candidater à un appel… Il y’a souvent deux manières « officielles » de se retrouver à un festival: soit les organisateurs vous invitent. C’est la plupart du temps le cas dans les festivals populaires où l’objectif est avant tout de rassembler le plus de monde possible. On va donc miser sur les artistes populaires, ceux qui produisent la musique industrielle (fast food music), qui sont les stars de Trace TV etc… avec des cachets conséquents bien-sûr. Ils se reconnaîtront peut-être. Il y’a maintenant les artistes qui répondent à un appel à candidatures; ils sont ceux qui sont recherchés par les festivals de création et/ou de recherche artistique. Ils produisent une musique atypique, identitaire, celle qui surprend l’ouïe (la musique bio hein) et qui est consommée par un cercle souvent fermé de connaisseurs et d’amateurs d’une musique intemporelle. Ces festivals sont des vitrines qui permet la circulation et la diffusion de leur musique à travers des réseaux et des canaux bien précis auxquels ils auront désormais accès.  Si jusqu’ici ce n’est pas clair, alllons-y à l’essentiel donc. L’artiste de la fast food music avec les festivals populaires Pour un artiste de musique urbaine, les festivals ne représentent pas grand chose, si ce n’est de produire sa musique à quantité industrielle, de manière à ce qu’elle soit consommer à grande échelle et ainsi se voir inviter sur des festivals populaires et toucher des cachets trébuchants. Le plus difficile pour nos artistes urbains du pays Toumaï est encore d’arriver à répondre à la demande et surtout de franchir les frontières de Toumaï avec cette musique qui se consomme et se digère sur un temps très court. Arriver à avoir donc la popularité qui donne droit à un cachet conséquent reste donc très difficile. Le chemin est encore très long pour eux. Tant mieux, ils sont jeunes et nombreux. l’artiste de musique bio avec les festivals de création et de recherche artistique Il y’a aujourd’hui beaucoup de festivals avec de gros moyens financiers et des réseaux importants qui sont ouverts à ce type d’artistes. Seulement, à l’artiste de savoir si ça musique est sa musique est bio ou bourrée d’OGM. Le souci est que, pour la majorité, leur cœur balance entre « faire de bonne musique » pour des oreilles averties ou faire « le bruit à la mode » qui séduit les corps alcoolisés et stimule les instincts libidinaux. Pour cette minorité qui reste dans la recherche et la création artistique. Ces festivals représentent de véritables opportunités de pouvoir toucher le public adéquat, les mécènes adéquats et mêmes les producteurs adéquats. Il y’a quelques génies qui arrivent à bien se faufiler dans les deux univers, qui arrivent à servir tout type de public avec leur musique. Ils sont capables de proposer autant les produits de grande consommation que des produits destinés à une élite. Chapeau bas à ceux là. Pour ce qui est de la place que prendront les festivals dans la carrière d’un artiste, tout dépend des objectifs que l’artiste se fixe lorsqu’il participe à un festival et comment il arrivera à capitaliser ses rencontres, ses prestations scéniques. Pour ce volet là, referez-vous aux managers artistiques.  

Tchadia Airlines lance le vol inaugural de la ligne N’Djamena-Bangui

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S’est tenue dans la salle de réunion de l’aéroport Hassan Djamous, une cérémonie officielle pour le vol inaugural de la ligne N’Djamena-Bangui de la Compagnie Tchadi Airlines, ce 06 juin 2019. Le hall de l’aéroport a accueilli toute personnalité confondue, en leur rang et grade pour ladite cérémonie. L’ouverture s’est faite par le discours du Directeur Général de Tchadia Airlines, Mr Wasihun Asrés qui a été très honoré d’être présent à cette cérémonie faisant mention de leur collaboration avec la compagnie Ethiopians Airlines. Ces mots de reconnaissance à l’endroit des tchadiens et des responsables de la compagnie laisse croire à la volonté de toute l’équipe de Tchadia Airlines, de vouloir davantage, pour permettre aux voyageurs d’être en convivialité.
coupure du ruban ©saomagazine
L’Ambassadeur de la République Centrafricaine, Yagao Lazare Ngama, qui a pris part à cette cérémonie de lancement de cette ligne N’Djamena – Bangui, a fait savoir que son pays et le Tchad sont liés par leur situation géographique, par la délimitation des frontières et qu’ils ont une histoire socio-économique depuis la nuit des temps. « La Centrafrique est un pays enclavé au centre de l’Afrique mais qui renferme tant bien que mal beaucoup de potentialités et des choses à offrir. Cet accord aérien entre le Tchad et notre pays je peux le dire, est une fierté africaine. Car ces pays sont frères depuis belle lurette. Ce premier vol N’Djamena-Bangui est un facteur de renforcement entre ces deux pays frères et nous sommes très honoré et fier d’être présent ce matin », a souligné l’Ambassadeur de la RCA au Tchad, Yagao Lazare Ngama. Le Ministre de l’aviation Civile et de la Météorologie Nationale, Mahamat Tahir Orozi a, quant à lui, remercié tous ceux qui ont pris part à la solennité du premier vol N’Djamena-Bangui. Il a félicité par ailleurs, toute l’équipe pour le travail acharné qu’elle est en train d’accomplir et les exhorte à faire d’avantage.  « Ce premier vol que nous venons de lancer est un pas de géant pour notre pays le Tchad et ses pays voisins car ce n’est pas qu’un voyage mais un lieu de tisser une relation fraternelle. Ce vol va permettre à certains de découvrir notre pays, nos sites touristiques que renferme le Tchad, et nous les leurs. Bien plus, ça peut contribuer à un développement socio-économique », a souhaité le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale.
Photo de famille autour du gâteau ©saomagazine
La boucle est bouclée avec un gâteau géant coupé main dans la main par le Ministre, l’Ambassadeur de la RCA, le DG de Tchadia Airlines, la représentante du Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République et la coupure du ruban annonçant ainsi officiellement le premier vol N’Djamena – Bangui.

Leberger: « Ma musique voyage avec moi, elle s’arrête où elle veut, prend ce qu’elle veut »

Résidant au Tchad depuis maintenant plus d’un mois où il a été invité pour la 3ème édition du festival Koura Gosso, c’est dans le jardin de l’IFT que nous avons rencontré l’artiste Leberger pour cet entretien. Bonjour Leberger Bonjour Mbèèèèèèèh ! Qui est le berger ? Quelle est la personne qui se cache derrière le personnage ? Leberger c’est un berger, c’est Vounou Dougou, un être humain, un animal je ne sais pas trop… sinon c’est tout ce qu’il y’a à savoir (rires) Comment est-ce que ta carrière a débuté ? Ma carrière musicale a débuté je ne sais pas trop parce que tout petit j’étais déjà griot. Mon papa me disait de son vivant que « est-ce que tu sais que c’est toi qui nous faisait des p’tits shows à la maison comme ça quand on se rassemblait le soir ? » à l’époque on n’habitait en brousse, il n’y a ni télé, ni courant électrique à la maison et j’étais celui-là qui faisait rire tout le monde, avant d’aller dormir. C’est de là où tout est parti. Maintenant quand je suis arrivé en ville pour les études avec la rencontre des gens, de toute autre réalité, bref, c’est ainsi que tout a commencé. Aujourd’hui Leberger est un griot, un rappeur, un berger… Oui, un chanteur et un comédien aussi parce que j’ai suivant plusieurs formations de jeu d’acteur, de mise en scène etc. j’ai plusieurs spectacles de théâtre que j’ai monté, j’ai même commencé à tourner comme comédien et c’est ce qui a commencé à me rapporter de l’argent. C’est  même ce qui m’a permis de financer mes premiers projets de rap. Moi personnellement je t’ai découvert à la première édition de l’Afrique a un incroyable talent, avec du recul, qu’est-ce que tu retiens de cette aventure ? C’était une belle expérience, j’ai rencontré beaucoup d’artistes, de bonnes personnes. J’avais bien avant cela commencé déjà les shows télé donc rien de nouveau pour moi. C’était néanmoins une bonne vitrine pour se faire connaitre et gagner en notoriété. Cependant comme c’était une production « amateur », nous n’étions pas payés et moi je vivais déjà de mon art et je devais donc repartir pour la suite mais très vite j’ai pesé le pour et le contre et j’ai décidé de ne pas y retourner. Je n’avais pas de temps à perdre pour ce qui ne me rapporte pas donc… Parlant de ta carrière où en es-tu actuellement ? J’ai à ce jour sur les plateformes de téléchargement légal en ligne et sur YouTube 3 chansons : « le son du berger » (2015), « Bouge la tête » (2017) et « on est ensemble ». Juste pour que ceux qui veulent m’écouter déjà puisse le faire. Je n’ai pas voulu commencer ma carrière comme beaucoup le font entrer en studio, enregistrer un album etc. moi j’ai commencé ma carrière différemment, après avoir gagné la compétition Hip Hop Talent Search qui révèle chaque année le meilleur rappeur hip hop talent du Cameroun. J’ai décidé plutôt d’entrer en création avec plusieurs musiciens, j’ai fait tellement de chansons que je ne sais pas si je vais toutes les chanter durant ma vie (rires). Je suis donc entré en création avec des musiciens et j’ai écrit un spectacle 1h30min comportant 13 chansons. Je me suis produit à l’IFC et j’ai fait une belle captation vidéo et ensuite j’ai commencé à tourner avec le spectacle. Tu débarques à N’Djaména pour le Festival Koura Gosso (pour la 2ème fois) et depuis tu es à N’Djaména. A ce jour, comment vis-tu ton expérience tchadienne ? Très bien ! Moi je suis un nomade, quelqu’un qui a toujours marché, j’ai toujours vécu différentes expériences c’est ça qui me nourrit, c’est les voyages, c’est les rencontres je me sens chez moi ici. Je suis un berger qui n’est pas là pour donner les leçons, qui n’est pas là pour diriger les gens. Parce que quand je me présente comme berger, on me rattache à Moïse de la Bible, quelqu’un qui dirige, qui est là pour mener les gens quelque part etc. Moi je suis Leberger parce que j’ai grandi derrière les animaux, c’est eux qui ont été mes premiers enseignants. Je n’ai pas voulu me déconnecter de ce personnage-là, de la personne que j’ai été durant mon enfance. Je suis simplement celui-là qui veut partager ses expériences, qui veut aussi beaucoup recevoir des autres car je suis quelqu’un qui est très vide aussi. Je suis Leberger qui veut aller vers les autres, je suis celui qui est derrière, qui suit, qui écoute, qui apprend, qui se laisse guider. C’est ce que je suis venu faire au Tchad, Moundou c’était une deuxième expérience très chaleureuse, avec les enfants, la vie simple là-bas. C’est une découverte, c’est un partage voilà… Parlant de partage, tu as donné un spectacle au Selesao, comment le public tchadien a accueilli Leberger et son troupeau musical ? Il y’a une chose que je fais souvent, après mon spectacle, je rencontre deux, trois personnes pour avoir leurs avis sur le spectacle, avoir des avis critiques etc. là pour le coup les retours étaient plutôt positifs, des félicitations, certains ont salué mon humilité etc. le public était réceptif même si je crois qu’il y’a encore des choses à améliorer, je n’ai eu que quelques jours pour répéter avec les musiciens. C’était exceptionnel, j’ai personnellement apprécié ce qui était mon premier spectacle à N’Djaména. Tu te considères comme un nomade et ta musique comment est-elle ? Est-elle rattachée à une terre ? A-t-elle une origine précise ? C’est une très belle question ! Ma musique est nomade, c’est pourquoi je l’ai baptisé le hip hop alternatif, c’est vrai que je ne connais déjà pas ce qu’est le hip hop mais si je le définis selon mon contexte, je l’ai baptisé hip hop alternatif parce que dans ce hip hop j’y ajoute tout ce qui va me raconter une histoire à l’oreille : ça peut être les paroles d’un enfant que je trouve agréable, un chant d’oiseau, des cris d’animaux etc. d’ailleurs en tant que berger, les animaux ont été mon premier public. Donc il y’a toutes ses sensibilités sonores que j’ajoute à ma musique. Voilà, donc ma musique voyage avec moi, avec la liberté de s’arrêter où elle veut, de prendre ce qu’elle veut et de continuer son chemin. Elle est même sûrement plus nomade que moi parce qu’elle va où moi-même personnellement je ne suis pas encore allé. Vous y retrouverez des sonorités d’Asie, et c’est ainsi que moi je définis l’art car l’art devrait être quelque chose qu’on ne peut appréhender, qui n’a aucune limite, aucune frontière. « Passe-moi le micoro » quelle est la philosophie qui  se cache derrière cette expression qui est aujourd’hui ta signature ? Aucune philosophie ! Il y’a juste une réalité, une petite histoire : quand je suis arrivé en ville, j’ai vu des jeunes comme moi entrain de faire la musique, une musique différente de celle que je faisais en tant que griot et eux ils utilisaient quelque chose qu’ils appelaient le micro pour augmenter le volume de leur voix et moi je ne connaissais pas ça. Alors je me suis approché d’eux et j’ai simplement dit « les gars svp, passe-moi le micoro » une manière pour moi de dire que j’ai aussi des choses à dire et j’aimerai bien qu’on m’écoute, qu’on m’accorde l’opportunité de m’exprimer aussi au micro. Et c’est l’histoire de toute notre jeunesse (étudiant, pêcheur, chômeur, journaliste) qui a besoin de s’exprimer, qui a besoin que leurs voix portent aussi loin que possible. Et j’en ai fait une chanson que j’ai interprété pour la première fois en 2006. C’est ainsi que j’ai intitulé mon album en 2009, nous sommes en 2019 et il n’est toujours pas sorti mais il s’intitulera « passe-moi le micoro » Quels sont les projets chez Leberger ? Actuellement j’ai deux propositions de signature en édition, pour l’accompagnement sur la production car moi j’ai choisi l’indépendance dans ma musique. Je suis un berger et un berger se doit de se battre seul, mais je suis ouvert aux partenariats mais je n’aimerai pas être produit car la production t’enferme dans des obligations qui peuvent ne pas être en harmonie avec ma démarche artistique. Je continue de préparer la sortie de mon album que j’aimerai être produit dans plusieurs pays vu que je suis toujours en recherche. Ma musique voyage donc elle a encore besoin de rencontrer des personnes pour murir. Une partie de la production se fera au Sénégal, une partie au Mali, la prémaquette a été faite au Cameroun, mais il y’a encore à faire. Sinon le spectacle « passe-moi le micoro » continue de se jouer et de tourner. L’album est prévu pour 2020, donc on continue de peaufiner les choses. Tu as beaucoup voyagé, tu es allé au contact de beaucoup d’environnement musical, comme trouves-tu l’environnement, le showbiz tchadien ? Comme dans beaucoup de pays africains, on a les mêmes problèmes : le suivi, l’accompagnement, les difficultés à se faire écouter, à se produire sur des scènes, à faire de la communication. Ensuite nous sommes aussi souvent pressés de sortir le premier projet, de sortir un album, de faire des spectacles, de très vite vouloir rentabiliser alors que je pense que la musique est plus profonde que ça ! Quand moi j’ai décidé de faire la musique, ma copine elle est partie (rires) ! C’est comme une personne qui trouve un boulot et on lui dit, tu vas te former pendant cinq ans, sans salaire, toi-même tu payes ton transport pour venir et tout ce qu’on te donne c’est la formation et par la suite tu vas devenir un cadre dans l’entreprise, avec un salaire important. Voilà comment tu conçois une carrière. Beaucoup ne la savent pas mais le développement de carrière est un processus qui va sur minimum 3 ans. Il y’a un sérieux travail de marketing qu’il faut faire pour lancer un artiste, autant sur le contenant que le contenu. Il ne faut jamais négligé le contenant : comment présenter le produit, le packaging qui va avec etc. c’est ce qui manque encore cruellement ici et aussi même ailleurs dans la plupart des autres pays africains à la seule différence que certains mettent déjà le paquet sur le contenant. Sinon il y’a de la création au Tchad, les artistes sont de vrais fous et c’est tout cela qu’il faut canaliser, qu’il faut exploiter. Et on ne le dira jamais assez, il faut une réelle politique gouvernementale d’accompagnement des artistes. Y’a encore pleins de talents bruts ici qui ne demandent qu’à être façonnés, taillés et exploités. Comment Leberger se voit dans 5ans ? Leberger se voit en tournée à l’international, ça fait 5ans que je travaille à mon développement de carrière, comment faire consommer ma musique, par quel canal, quelle est ma cible, mon public. Donc dans 5ans, je me vois entrain de tourner avec l’album « passe-moi le micoro », sur des projets avec pleins d’artistes à l’international. Je serai probablement sur une tournée européenne, américaine et asiatique. Parce que cet album n’est pas seulement pour l’Afrique, je vais le rééditer à chaque fois pour d’autres continents. Donc dans 5 ans, on se reverra sur la route. Merci Leberger ! C’est moi qui vous remercie ! Mbèèèèèèèèèè !

Crazy Missy a le « Sang à l’oeil »

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La Princesse du rap game (PDG) Crazy Missy a lâché dans les back un nouveau missile lyrical: un single intitulé « Sang à l’oeil ». Crazy Missy reste curieusement la seule rappeuse du 235, elle est signé chez PCR (Preston Concept Records) où elle côtoie d’autres rappeurs et artistes du label. Miss Atobeya annonce les couleurs de son premier album qui est en cuisine. Après les singles « Appelle-moi Crazy Missy » (2016) et « Nan lei wa » (2018), la PDG a fil des singles nous présente de plus en plus son univers musical, dansant dans le rythme et percutant dans les paroles.

Une (re) découverte du répertoire de Moussa Aimé pour son concert à l’IFT

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Ce vendredi 31 mai 2019 a marqué le retour sur scène de l’artiste Moussa Aimé après une tournée régionale autofinancée dans cinq pays (Benin, Burkina Faso, Niger, Togo et Cameroun). Il avait hâte de présenter au public tchadien les fruits de cette tournée mais aussi quelques exclusivités de son nouvel album qui sortira cette année. Et comme promis lors de sa conférence de presse, il a été au rendez-vous de ces promesses. Après l’introduction d’usage assurée par Ricardo Labé, mc de l’Institut Français du Tchad (IFT) qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Moussa Aimé surtout pour l’audace qu’il a eu d’autofinancer sa tournée, place au spectacle. C’est en djellaba et sous le rôle de cameraman que Moussa Aimé va monter sur la scène, en signe de soutien aux musulmans qui vivent les derniers jours du jeun du ramadan.
Arrivée de Moussa Aimé sur scène ©saomagazine
La proposition musicale de Moussa Aimé pour ce concert est allée crescendo avec une intro sous fond de « ils seront étonnés de te voir » des mots qui résonnaient comme une mise en garde, un avertissement pour ceux qui bossent en silence et dont le bruit du succès surprendra plus d’un. Un tableau assez illustratif du parcours de Moussa Aimé lui-même. Une intro qui introduisait la balade qui suivait qui allait dans le même esprit : « fais quelque chose de ta vie, laisse un bon souvenir avant de quitter ce monde… » C’est clair des messages forts allaient être véhiculés ce soir durant tout le concert. Des exclusivités étaient effectivement au rendez-vous surtout le featuring avec l’artiste béninois Petit Miguelito qui a enchanté le public qui y a reconnu quelques bouts d’un des succès international de l’artiste Miguelito. Une grosse surprise avec un morceau exécuté en arabe qui a surpris par son originalité avec la contribution du musicien à la guitare acoustique qui a réussi la prouesse de jouer la guitare comme une cithare.
Obie G sur la scène de l’IFT ©saomagazine
La pause musicale de Moussa Aimé a été assurée par le jeune artiste Obie G qui durant environ une dizaine de minutes a tenu le public en éveil avec le titre « aboki » et le sulfureux « Yadjama ». Un rap très engagé et dénonciateur sous fond sonore d’afrotrap. Une performance qui a sans doute rappelé que les titres raflés par Obie G à N’Djam Vi et à N’Djam hip hop ne sont pas le fruit du hasard.
2ème partie de Moussa Aimé ©saomagazine
De retour sur la scène, Moussa Aimé a continué dans ses propositions avec des titres très patriotiques et nationalistes comme « darna mafi wara nass » sous fond de saÏtonic (genre musical signé Cidson Alguewi). L’on n’a aussi eu droit au titre « mami wata », à l’indémontable « où est la magie » revisité une fois de plus et bien sûr la reprise « i’m a lion » d’une de ses idoles Célestin Mawndoé.
Aperçu du public à l’IFT ©saomagazine
Durant environ deux heures de temps, l’artiste Moussa Aimé a chanté pour son public, dansé avec son public, échangé quelques mots avec son public et passer quelques messages bien placés à l’endroit de ses collègues artistes (nous y reviendrons). Quoiqu’il en soit, il y’a eu spectacle à l’IFT, donné par l’artiste Moussa Aimé. Autre promesse a été faite par lui : le spectacle programmé ce dimanche 02 juin au Restaurant Selesao Lounge ne sera pas une répétition de celui que l’on vient de vivre à l’IFT.