Le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a présidé ce matin au Radisson Blu une rencontre avec les acteurs du secteur culturel, touristique et médiatique du Tchad. Cette rencontre avait pour objectif de présenter officiellement la restitution de la tournée nationale effectuée par son ministère dans le Grand Nord, du20 septembre au 9 octobre 2025.
Cette rencontre de restitution a rassemblé des directeurs et coordinateurs d’institutions sous tutelle du ministère, ainsi que des journalistes et représentants de la presse nationale. Les participants ont été accueillis avec unmicro-film de 17 minutes, qui a présenté de manière exhaustive les différentes étapes de la tournée, lessites visités, ainsi que les activités et rencontres avec les populations locales, artisans et autorités provinciales. Ce film a permis de visualiser la diversité et la richesse du patrimoine culturel et naturel tchadien, ainsi que l’engagement concret du ministère pour sa valorisation.
Au cours de son intervention, la ministre a salué l’accueil des populations dans les différentes provinces visitées, mettant en lumière la richesse des traditions artisanales, des sites naturels et historiques, ainsi que la solidarité des communautés locales, notamment dans les provinces de l’Est. Elle a souligné que ces éléments constituent des leviers essentiels pour le développement touristique et culturel du Tchad.
La ministre a également annoncé plusieurs initiatives concrètes pour renforcer le secteur : la création de festivals culturels provinciaux afin de mettre en lumière les talents locaux et les traditions régionales; l’amélioration des infrastructures touristiques pour rendre les sites plus accessibles et attractifs; la valorisation des sites historiques majeurs, notamment Ouara, inscrits dans le patrimoine national ; la mise en place de pôles artisanaux spécialisés pour soutenir la professionnalisation et la visibilité des artisans locaux; la préparation du Festival international de la culture saharienne, prévu à Amdjarass en février 2026, qui servira de vitrine internationale du patrimoine culturel tchadien.
Dans son mot de fin, le Ministre a réaffirmé l’engagement du ministère à poursuivre la tournée dans les 15 provinces restantes, rappelant que « le développement durable du Tchad passera par la valorisation des identités locales, la préservation du patrimoine culturel et naturel, et la promotion du vivre-ensemble. »
La salle de conférence du terrain Fest’Africa a vibré ce lundi 29 septembre 2025 au rythme du patrimoine africain. Elle a accueilli le lancement officiel des activités de RASMA (Retour aux Sources de la Mode Africaine), un événement culturel promu par Winstyle et porté par sa Promotrice Winnie Ronel. Cette initiative ambitionne de mettre en lumière l’identité culturelle africaine à travers la mode vestimentaire et capillaire, tout en interrogeant les influences qui l’ont façonnée au fil des siècles.
La cérémonie d’ouverture a débuté par le mot de bienvenue de la modératrice Claudia Beassoum, qui a aussitôt invité l’ambassadrice de RASMA, l’artiste Maman Sobdibé, à prendre la parole. Dans son intervention, cette dernière a salué le courage et l’engagement de Winnie Ronel et de son équipe de jeunes, soulignant la pertinence d’un événement qui pousse chacun à réfléchir sur les habitudes et comportements culturels africains, souvent relégués aux oubliettes face à la mondialisation.
À son tour, Winnie Ronel, promotrice de RASMA, a présenté le programme de l’événement, qui prevoit plusieurs activités dont des ateliers de formation destinés à renforcer les compétences des jeunes ; des conférences-débats et enfin une soirée glamour, prévue en clôture, pour célébrer le talent et la créativité africaine.
La promotrice n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers les partenaires et le public pour leur soutien et leur confiance dans ce projet.
Le point fort de la journée fut la conférence-débat autour du thème : « L’authenticité de la mode vestimentaire et capillaire africaine »
Cette discussion a réuni (de la droite à gauche), Nocky Djedanoum, promoteur de Fest’Africa, M. Abdelrassoul Abdallah Ibayé, enseignant-chercheur, et Tchomba Tchadien, alias Hassan Biani, artiste.
Les panélistes
Les panélistes ont rappelé que la mode africaine, et plus particulièrement tchadienne, a subi au fil des siècles des influences extérieures, occidentales et orientales, qui ont progressivement effacé certains de ses codes originels.
Dans une intervention remarquée, M. Abdelrassoul Abdallah Ibayé a insisté sur le rôle historique de la mode dans l’affirmation de l’identité culturelle africaine. Selon lui, les tenues et coiffures traditionnelles étaient autrefois des marqueurs sociaux, révélant le rang et l’appartenance de chacun dans la société. L’arrivée de l’islam, suivie de la colonisation européenne, a profondément bouleversé ces repères, entraînant ce qu’il qualifie de « perte d’authenticité et d’aliénation culturelle ».
Le conférencier a lancé un appel à la jeunesse africaine « Revenir à nos racines culturelles est indispensable pour concilier modernité et traditions africaines, sans perdre ce qui fait l’essence de notre identité. »
Photo de famille à la fin de la premiere activité de Rasma
La rencontre s’est achevée par un riche échange avec le public et s’est conclue par la coupure symbolique du ruban, marquant le lancement officiel des activités de RASMA.
Le groupe Ngone Saar revient avec un clip poignant nommé Bunda Débrouillard, une œuvre visuelle puissante qui plonge dans la réalité de la jeunesse Bunda, non pas seulement comme décor, mais comme personnage à part entière. Plus qu’une chanson, c’est un manifeste : pour ceux qui cherchent chaque jour un moyen, un petit job, une astuce pour “rincer les dents”, pour survivre, se faire une place, garder l’espoir.
Le cœur du message de Ngone Saar est clair et universel il s’adresse à tous ceux et celles qui se débrouillent, qui luttent au quotidien contre les difficultés. Bunda Débrouillard s’inscrit dans une lignée de chansons engagées, comme celle de l’artiste Mawndoé ‘’M’Bogne’’ sortie il y a trois mois, qui mettent en lumière la jeunesse, non pas en victime, mais en acteur, en force qui veut travailler, créer, avancer. Le clip ne cherche pas à idéaliser la vie de Bunda. Dans ce clip, les rues, les quartiers populaires, les petits commerces, les graffitis, les maisons modestes renforce l’authenticité du message, on y voit des jeunes en activité ce qui exhorte à plus: c’est un appel à la solidarité, à ce que les “grands hommes” (leaders, responsables, entrepreneurs) offrent des opportunités, des chances concrètes à ces jeunes qui ne demandent qu’à se lever chaque matin et travailler.
Derrière cette mise en scène sobre mais soignée sans effets tape-à-l’œil sophistiqués, Bunda Débrouillard est un clip qui passe un message puissant : la jeunesse ne veut pas mendier, elle veut travailler et avancer. Ngone Saar, avec ce morceau, élève la débrouillardise au rang de dignité.
Ce mardi 16 septembre 2025, à l’Espace Culturel Talino Manu, l’Office National de Promotion du Tourisme, de l’Artisanat et des Arts (ONPTA) a officiellement lancé une série de formations artistiques destinées aux jeunes talents tchadiens. La cérémonie s’est tenue dans la salle multimédia à partir de 9h de la médiathèque éphémère de l’Institut Français du Tchad, en présence des journalismes, d’acteurs culturels, de responsables institutionnels, de formateurs et de nombreux jeunes artistes venus à l’occasion.
Ces formations qui ont pour objectif de renforcer la relève artistique, s’orientent sur trois disciplines majeures de la création contemporaine, choisies pour leur capacité à toucher la jeunesse et à porter haut l’identité culturelle du Tchad, Slam et numérique animés par Khady La Rime, championne de Slam Universitaire ; la Danse par Didier Aleva, promoteur du Centre Dakouna Espoir, avec pour ambition de développer la pratique, et la professionnalisation des danses du Tchad et le Cinéma dirigé par Youssouf Djaoro, acteur et cinéaste tchadien de renommée internationale, plusieurs fois récompensé, qui met son expertise au service d’une nouvelle génération de conteurs d’images.
À travers sa Direction de la Promotion des Œuvres Artistiques, l’ONPTA veut accompagner les jeunes dans la construction de compétences, mettre en place un cadre d’apprentissage, et créer une dynamique culturelle durable afin d’inspirer la jeune génération.
Pour le Directeur de la Promotion des Œuvres Artistiques, M. Derping Moussa, ce programme est un véritable levier pour l’avenir : « Cette formation doit être suivie de près afin de faire émerger des pépinières dynamiques, prêtes à prendre la relève et à représenter dignement le Tchad sur la scène internationale. »
Les trois formateurs, ont tour à tour chacun dans son domaine insisté sur la nécessité de transmettre le savoir et d’inspirer la jeunesse. Le slam, la danse et le cinéma apparaissent ainsi comme des vecteurs privilégiés pour offrir aux jeunes non seulement des compétences, mais aussi la confiance et l’audace nécessaires pour s’exprimer pleinement.
Cet événement s’inscrit dans une vision plus large de l’ONPTA, qui œuvre pour la structuration du secteur artistique et la mise en valeur des talents locaux. L’initiative vise à inscrire durablement les jeunes dans une démarche professionnelle.
En soutenant de telles initiatives, l’ONPTA confirme sa volonté de faire de la culture et des arts un pilier du développement et de l’épanouissement de la jeunesse tchadienne.
Annoncé depuis plusieurs mois à travers une grosse campagne de propagande et de communication, le concert de N2A Teguil a eu lieu ce dimanche 14 septembre 2025 au New Morning de Paris.
N2A Teguil, le Blamsia, artiste engagé qui a fait du jaune sa marque identitaire a donné le concert au New Morning de Paris. Un évènement qui a mobilisé autant la diaspora tchadienne que les tchadiens depuis le Tchad. A travers une grosse campagne de communication et de propagande autour de l’évènement, l’artiste a réussi à mobiliser les forces et les énergies autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
La conférence de presse donnée par l’artiste N2A Téguil à la médiathèque de l’Institut Français du Tchad (IFT) a marqué le début d’une communication et d’une promotion qui ne s’arrêtera pas jusqu’au jour-j du concert. Affiches déployées, T-shirt à l’éffigie du concert mis en vente, l’artiste n’a pas lésigné sur les moyens et les stratégies pour tirer le meilleur de cette opportunité énorme. Bénéfiçiant de l’accompagnement de l’IFT à travers son fonds de mobilité des artistes, l’artiste s’est offert le New Morning de Paris pour le 14 septembre 2025.
Pour cette date d’envergure, une grosse délégation a rejoint Paris pour l’occasion. Une délégation composée d’animateurs, journalistes culturels, personnalités publiques, ainsi que l’équipe de musiciens au complet de l’artite. Les artistes de la diaspora se sont aussi mobilisés pour la circonstance. Tous avec pour seul objectif apporter la force nécessaire au Blamsia pour ce baptême de feu.
C’est un N2A Teguil boosté à fond qui est monté sur la scène du New Morning vêtu d’une tenue mélangeant tradition et modernité, parsemée du bleu-jaune-rouge du pays. A la présentation de ce show, l’infatigable Mc Ricardo a chauffé la salle à fond! Salle pleine et somble, éclairée à la lumière des nombreux téléphones qui filmaient en direct le spectable. Un spectacle suivi par plus de 3 000 personnes en ligne depuis la page officielle du l’artiste, record d’affluence pour un evènement en ligne.
Côté soutien artistique, plusieurs artistes étaient présents et sont montés sur scène pour N2A Teguil parmis lesquels les prestations remarquées de Moussa Aimé et surtout le retour sur scène de l’auteur d’enfant soldat le rappeur Sultan. Beaucoup d’émotions de revoir Sultan sur scène après le grave accident dont il a été victime en juin 2021 à N’Djaména. Il a d’ailleurs dès le lendemain partagé un message de gratitude à l’endroit de tous et s’est dit béni de pouvoir retrouver la scène après une épreuve aussi éprouvante.
Le clou du spectacle a surement été le moment où Tiken Jah Fakoly, parrain de l’évènement a rejoint N2A Teguil sur scène! L’on pouvait voir dans les yeux de l’artiste briller admiration et reconnaissance pour un artiste, un mentor. Il faut que rappeler que N2A Teguil et Tiken Jah Fakoly ont collaboré sur le remix du titre C’ Dangereux. Une rencontre avec une figure emblématique de lutte de libération de l’Afrique qui a profondément marqué le Blamsia.
Pour l’artiste N2A Teguil, ce concert restera à jamais gravé à l’encre indélibile dans sa carrière. Un accomplissement dont il est fier et reconnaissant à toutes les forces et les énergies qui ont rendu possible l’évènement.
La Panthère Douce Mounira Mitchala est entrée en studio à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire d’indépendance du Tchad. Une chanson accompagnée d’un clip pour présenter ses voeux au bleu-jaune-rouge de Toumaï.
La chanson « Joyeux anniversaire » est une célébration du Tchad et un appel vibrant de l’artiste à l’amour, la paix, la tolérance et le vivre-ensemble. Un appel au ralliement pour préserver notre chère terre de Toumaï. Au-dela de la chanson, c’est surtout une agréable surprise de revoir la panthère douce Mounira retourner en studio.
Pour le mois de juin 2025, nous avons franchi la barre symbolique des 10 clips vidéos sortis et ce n’est pas rien! Bien sûr qu’il y’aura forcément certains qui vont échapper à notre vigilance mais on compte sur les commentaires pour se rattraper. Plusieurs évenements culturels de grande envergure se sont déjà tenus et ont sollicité énormément les artistes. Entre prestations et productions musicales les créneaux étaient assez serrés. Neanmoins on vous propose ce qui s’est fait ces derniers temps en termes de clips vidéos.
1- Robinho de Souza appelle à la « Cohabitation pacifique »
Le Mbang Robinho de Souza a laissé parler son art sur un sujet très brûlant actuellement dans la société tchadienne. Le pays est en proie a des conflits communautaires de plus en plus récurrents. L’artiste a décidé de donner de sa voix à travers une chanson de sensibilisation et d’appel à la cohabitation pacifique. Le titre « Cohabitation pacifique » est disponible depuis le 24 juin 2025.
2- L’Arrivée du jeune Ana Izy
Il s’appelle Ana Izy, un jeune artiste adolescent qui s’est revelé à Moundou et a été signé par le label El Tchado Agency. « J’arrive » est son premier titre. De l’afrotrap bien cadancé, entrainant et dansant qui nous donne déjà une idée du potentiel de la pépite de Moundou. Le son est une production de Dan’s Robi et le clip est une réalisation de Pixel Sensei.
3- Cidson Alguewi contre les vendeurs d’illusions sur « Arkab Chari »
Le seigneur de la ville, propose le clip du titre « Arkab Chari », premier avant-goût de l’album « Treize » annoncé pour la fin d’année 2025. Un titre qui surfe sur du Saïtonic zouk à la sauce Cidson. Non aux marchands de rêves, non aux vendeurs d’illusions, Alguewi prône la sincérité dans les sentiments. Le clip est réalisé en France avec Will Lessa à la réalisation et Pixel Sensei au montage. La production musicale est du jeune Dan’s Robi.
4- Mr Nan et Ngass David invitent à la persévérance
C’est sans doute le clip évènement de ce mois de juin 2025: La collaboration entre le jeune Mr Nan et le dépositaire de la musique tradimoderne Ngass David. Comme à son habitude, une communication d’un autre genre a été mise en place par les deux artistes et qui finalement porte ses fruits. Le clip réalisé par Pif Kumbalo (surement à plus de 10 millions de FCF), cumule plus de 12k vues en à peine une semaine.
5- Mawndoé propose un hymne à l’entrepreneuriat avec « M’boigne! »
Mawndoé Célestin, cela ne fait l’ombre d’aucun doute est désormais l’image même de l’entrepreneuriat culturel au Tchad. Artiste doté d’une longue carrière, il a su allier art et business. Il est brand ambassadeur pour trois marques de renommée: Les Boissons Rafraissantes du Tchad (ex BDT), Airtel Tchad et plus récemment Coris Bank International Tchad. Quel est son secret? Sa reponse en chanson: Le travail! clip disponible depuis le 16 juin 2025.
6- Ja Mike Zion rap rend hommage au festival « Urban Act »
Le rappeur franco-tchadien Ja Mike Zion décide à sa manière de remercier le festival Urban Act pour l’invitation. Il a sorti le titre « Urban Act » du nom même du festival. Lyrics et technique au RDV pour un big up rappé au festival et à son promoteur Pif Pikini. Disponible depuis le 15 juin 2025.
7- Oda Ye, La carte postale du Tchad rêvée par Afrotronix
L’artiste tchadien afrofuturiste Afrotronix livre une fois de plus sa vision de l’Afrique et plus particulièrement du Tchad avec le clip « Oda Ye ». Une aude aux richesses naturelles du désert tchadien. L’artiste y met en scène un voyage visuel à la recherche de ses racines, soutenu par une puissante mise en valeur visuelle de la réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi . Le titre est un extrait de « Future Tribe », le prochain album annoncé de l’artiste Afrotronix.
8- Rafall et H Merlo appellent à la persévérance et la responsabilité avec « Lafaye »
Rafall est sans doute une surprise, une autre révélation de la musique urbaine tchadienne. « Lafaye » c’est le crédo de motivation de la jeune pousse artistique installé de l’autre côté de l’Hexagone. Il témoigne de son état d’esprit: se battre sans jamais abandonner, tout mériter sans jamais rien quémander. Le tout bien savamment enveloppé dans une production d’Iviano Dj. Un talent à surveiller de très près.
9- Les Phrasés therapeutiques de Kadeux
On aurait presque cru que la dernière proposition de Kadeux a été préparée dans le secret complet. Le titre « Phrasé » de kadeux sorti le 04 juin 2025 a choqué et ému. On lui avait toujours soupçonné une mélancolie profonde depuis le titre « Déprimé » mais le public ne savait pas à quel point la plaie était béante. Les mots sont durs, les déclarations sont fortes, « Phrasé » c’est Kadeux qui ouvre une partie de son jardin secret.
10- Allahsi Destin livre son coeur
Allahsi Destin, c’est un jeune tchadien mordu par le virus de la musique qui poursuit ses études actuellement à Dschang au Cameroun voisin. Il navigue en rap et chant avec un soin particulier mis sur ses lyrics. « Destin ton coeur » est sa première livraison c’est une belle découverte.
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L’association Knock On Art a tenu une conférence de presse ce vendredi au sein de son siège à Sabangali . Cette conférence de presse avait pour but de présenter officiellement l’association auprès du grand public, sa vison et ses objectifs dans l’environnement artistique du pays.
Knock On Art est une association que deux jeunes dont, un artiste Doff et un passionné de l’art Abakar Maïna mettent sur pied il y’a cinq ans dans souci de pouvoir apporter un vent nouveau dans le milieu de l’art en général et l’art plastique en particulier. Avec pour mandat principal de soutenir la créativité artistique, l’accompagnement structuré des artistes et la contribution à l’organisation du marché de l’art au Tchad et dans la sous-région, Knock On Art veut fournir une espace d’expression créative professionnelle aux artistes pour leur perfectionnement. C’est ainsi que depuis décembre 2023, l’association reçoit des artistes en résidence de formation aux jeunes artistes et invite des professionnels pour tenir des ateliers afin de transmettre la matière à cette jeune génération d’artistes. Et la mise en place de la galerie est comme une suite logique du travail qui se fait en résidence parce que cette Galerie est la première plateforme de promotion des œuvres des artistes résidants de l’association comme le dit Doff, Artiste plasticien et résident de l’association Knock On Art dans ses propos : « Les artistes bénéficient : D’un espace de travail adapté, stimulant la créativité et l’innovation ; D’un accompagnement professionnel de qualité; D’une visibilité permanente de leurs œuvres, et une restitution générale en fin de résidence à la Galerie Kei-Kor ». Tout ceci a été rendu possible grâce à l’appui indéfectible de la coopération qui suit de près les activités de la Galerie. Le Directeur de la Coopération Suisse lui aussi présent à cette conférence de presse dans ses propos affirme que son institution soutien depuis plusieurs années les activités pour l’émergence de la jeunesse et l’art au Tchad mais c’est une première pour lui de voir les résultats palpable de travail des jeunes et ça montre qu’il y’a beaucoup à faire et surtout beaucoup d’autre qui n’ont juste pas eu les opportunités de s’exprimer sinon il y’a du potentiel, Monsieur Peter Bieler dit : « en créant ces passerelles nous faisons naitre un terreau fertile où l’art se nourrit de la diversité et où chaque artiste devient à la fois maître d’œuvre et passeur de culture.»
C’est sous l’égide de l’association que la galerie Kei-kor est mise en place et voit le jour il y’a déjà plusieurs mois et propose des articles diverses des artistes en résidence. C’est un élément central pour propulser les initiatives artistiques. Elle représente un lieu essentiel pour la valorisation des œuvres d’artistes. Des expositions diversifiées, des résidences artistiques et des rencontres professionnelles y sont régulièrement organisées dans le but de promouvoir l’art national au-delà des frontières.
En mai 2025, lors d’une conférence de presse donnée à Abidjan, l’AMC (Africa Music & Charts) a dévoilé la liste des premières certifications établies. Au total c’est 95 certifications qui ont été délivrées soit 76 singles et 19 albums à un total de 35 artistes. Une première pour en Afrique francophone et une lueur d’espoir et d’optimisme pour la valorisation et la structuration de l’industrie musicale d’Afrique francophone subsaharienne.
La reconnaissance des performances musicales africaines de manière transparente et structurée
Le projet AMC (Africa Music & Charts) a vu le jour en novembre au Sénégal, il s’agit d’une organisation qui a décidé de prendre en charge la certification des musiques des artistes de l’Afrique francophone (subsaharienne surtout). Un énorme défi que ce sont donnés les professionnels de l’industrie musicale réunis autour de cette initiative.
L’AMC (Africa Music & Charts) a décidé de répondre à une frustration entretenue par les artistes d’Afrique francophone de ne voir certifier uniquement sur d’autres continents que celui sur lequel ils sont le plus consommés. Une situation dûe essentiellement au déficit de structuration de l’industrie musicale franco-africaine qui rend difficilement traçables les performances de vente et de consommation de la musique. Les artistes du continent étant de plus en plus ditribués via les plateformes de streaming musical, cela ouvre une brèche à la traçabilité saisie par l’AMC.
Les rapports financiers pour attester des performances musicales
Dans son conseil professionnel, l’AMC a réunit les acteurs majeurs de l’industrie musicale du continent: Universal Music Afrique, Sony Music Afrique, Bomayé Musik, Warner Music Africa, Trace, YouTube etc. Ils ont mis sur place des critères d’éligibilité reposant éssentiellement sur les rapports financiers fournis par les distributeurs agréés. Les performances prises en compte sont les ventes physiques, les écoutes en streaming et les téléchargements. Les critères et les démarches de certification sont disponibles sur leur site internet sur ce lien: https://africamusicandcharts.com/certification-amc/
Un chantier énorme mais pas infranchissable pour les artistes tchadiens.
Sur les 35 artistes certifiés dans la première, l’Afrique centrale est à la traine même si c’est l’artiste le plus certificié aujourd’hui est Fally Ipupa qui a lui seul comptabilise 39 certifications (4 albums et 35 singles). La voisine camerounaise Krys M s’en sort aussi avec un single d’or avec le titre « Chacun sa chance ». Quoiqu’il en soit, les performances requises pour prétendre aux certifications sont assez élévées.
Le cap semble encore très lointain pour nos artistes qui peinent encore à faire le million de vues uniquement sur YouTube mais le chantier doit être engagé dès maintenant. Ouvrir la voie aux collaborations internationales et stratégiques pourra servir de catalyseur afin d’attirer de nouveaux auditeurs et consommateurs de la musique tchadienne.
Le projet n’a connu qu’une annonce brève, comme une agréable surprise, l’artiste Kadeux sort le clip « Phrasé », nouvelle chanson disponible depuis le 04 juin 2025.
Kadeux, jeune artiste prometteur de la scène musicale urbaine qu’on ne présente plus. Il s’est revelé avec les titres « Ayéhan » et « Biney« , qui ont été de véritables hymnes sur la scène musicale tchadienne. Il a depuis lors enchainé les projets les uns et les autres montrant sa variété de sa palette musicale avec des chansons très dansantes (Ayéhan, Arouss, Fagarane, Samé Samé etc.) l’artiste a toujours cependant revendiqué avoir un côté sensible et mélancolique en lui.
« J’écris les sons pour me vider je suis dépassé, j’écris mes peines je les embellis dans des phrasés, je pense à ma maman qui me donne de l’argent pour le faire »
C’est ainsi que commence la nouvelle proposition de Kadeux, c’est ainsi qu’il nous introduit vers ce nouveau partage dans son jardin intime. « Phrasé » est un hommage à sa mère qui l’a toujours soutenu dans son choix de faire carrière dans la musique, « Phrasé » est une livraison de l’artiste à coeur ouvert, en posant sur une production musicale de Ghis Beat (Oncle Wang yu) ces mots qu’on ne dit pas souvent.
Le clip vidéo est une réalisation de Djérabé Ndigngar (Satchadprod), qui a proposé un visuel à l’ambiance lourde, presque lugubre et totalement tourné en plan séquence. Il met en scène l’artiste Kadeux face à ses sentiments les plus enfouis, les plus douloureux. Cette chanson sonne aussi un crédo que l’artiste se récite chaque jour pour s’automotiver et continuer à avancer.
Une proposition qui vaut le détour et l’écoute et que nous vous invitons à streamer au maximum