Cérémonie de clôture des Woman Entrepreneurship Days de l’AFEMA s’est tenue à l’IFT

La cérémonie de clôture des Woman Entrepreneurship Days s’est tenue cette matinée du samedi 03 novembre 2018 à l’Institut Français du Tchad (IFT). Ce fut le moment solennel de faire un premier bilan de ces trois jours de forum et de formation des femmes à l’entreprenariat.la cérémonie de clôture comme celle d’ouverture a été présidée par M. le Directeur des Arts et de la Culture du Ministère de la culture du Tchad.
Netoua Ernestiine, Promotrice des Woman Entrepreneurship Days ©Saomagazine
C’est la présidente de l’Association Femme Aussi et par ailleurs promotrice de ce forum qui a ouvert la cérémonie en exprimant ses sentiments de satisfaction pour le travail accompli et surtout d’avoir pu mobiliser pour une fois plus de femmes que d’hommes. Occasion de plus de remercier tous les partenaires qui ont cru en cette initiative et grâce auxquels il y’a cette réussite à l’arrivée.
Mlle Régine Reounodji, formatrice ©Saomagazine
Mlle Régine Reounodji, formatrice durant le forum a aussi pris la parole pour exprimer toute sa gratitude aux organisateurs de ce forum de l’avoir convié à venir échanger avec ses sœurs et s’est dite toujours disponible pour apporter sa part à ce type d’initiative. Pour elle, entrepreneuriat devrait être une priorité pour toute femme car c’est grâce à entrepreneuriat que l’on peut s’assumer et s’autodéterminer.
une des participantes s’exprimant ©Saomagazine
L’une des participantes au forum et bénéficiaire des différents ateliers s’est exprimer au nom des autres pour dire un sincère merci aux formateurs, aux autorités qui ont soutenu ce forum et a émis le vœu de voir ce genre de forum se multiplier et a promis que grâce à tout cela, les choses vont changer.
Lady B ©Saomagazine
L’artiste musicienne Lady B, guest star de ce forum qui sera en spectacle ce soir au Selesao Restaurant Lounge de Sabangali a d’abord remercié la promotrice de Evènement pour le choix qu’elle a porté sur sa noble personne et s’est dite vraiment honorée d’être là et donner de sa personne pour cette initiative. Elle promet de toujours répondre présente à chaque fois que le besoin se fera ressentir.
remise d’attestation de formation ©Saomagazine
La cérémonie s’est poursuivie par une remise symbolique des attestations de formations à quelques récipiendaires et aussi à la proclamation des résultats du concours de présentation des projets. Sur les neuf (09) candidats, quatre (04) ont été primés et bénéficieront tous d’un accompagnement de Yali Tchad.
Mot de clôture du Directeur des arts et de la culture ©Saomagazine
Le Directeur de arts et de la culture a enfin clôturé le forum en félicitant les organisateurs pour cet espace du donner et du recevoir qu’ils ont mis à profit en faveur des femmes et un merci particulier à l’IFT d’avoir servi de cadre à tout cela. Aux participants, il les a invités à traduire les instructions et les connaissances reçues durant ce forum en faits. Il a ainsi clôt le forum tout en espérant que la prochaine édition est déjà inscrite dans les agendas. Une photo de famille a immortalisé ce moment pour l’histoire et la postérité.

A un concert éclectique de jazz tchadien avec Djim Radé

L’Institut Français du Tchad (IFT) a accueilli une fois de plus le jeune Djim Radé pour un concert Jazz made in Chad. C’était ce vendredi 02 novembre 2018 dans sa salle de spectacle. Le public a répondu positivement à cette proposition de l’IFT de jazz d’un autre genre auquel l’on commence justement à s’habituer grâce à Djim Radé qui depuis son retour sur sa terre natale n’a cessé de faire consommer au public tchadien le jazz d’une autre manière. Pour un concert où l’on se serait attendu à voir une salle de spectacle « blanchie », c’est plutôt un autre public qui a fait le déplacement. Un public qui correspond au combat artistique et musical que mène le jazzman tchadien depuis son retour sur la terre de Toumaï, celle de « noircir » et « tchadianiser » le jazz. Et au regard de ce que l’on n’a vécu ce soir de concert, il faut dire que ça marche. Djim Radé a fait ses classes artistiques et musicales en outre-mer, entre la France et l’Allemagne. Revenu au Tchad depuis quelques années, il s’est donné pour objectif principal de faire du jazz à la tchadienne, un savoureux mélange de jazz original avec les sonorités et les langues locales tchadiennes. C’est ainsi qu’il a créé le festival Ronel Jazz qui a livré sa 3ème édition en 2017. Le public tchadien venu nombreux à son concert est une preuve qu’il a épousé son jazz.
Djim Radé sur scène avec ses musiciens ©Saomagazine
La programmation proposée par Djim Radé pour ce concert était très éclectique, loin des clichés d’antan du jazz qui était vu par les jeunes en particulier comme une musique ennuyeuse destinée aux bourgeois. C’est bien un public jeune qui était à l’IFT et qui reprenait en chœur des phrasées de plusieurs chansons du jazzman qui s’amusait sur la scène avec ses musiciens et avec la langue sara. Le voyage avec Djim Radé en commandant de bord a commencé tout doucement le titre « Take five » et « marchand du désert » deux titres pour deux langues avant de tomber au cœur du Tchad avec les titres « Tari Niyan Si’gu » et « Koum », un titre mélancolique qui pleure le cancer du sein, cette maladie qui fait des ravages auprès des femmes et dont le meilleur traitement reste encore le dépistage précoce. Passé ce moment, place à son hymne à la beauté tchadienne avec « Adneli », qui a rapidement mis la salle en ébullition.
Croquemort en slam sur la scène ©Saomagazine
Un instant slam s’est invité dans le jazz avec M. Didier Lalaye alias Croquemort invité sur la scène par Djim Radé pour d’abord annoncer la tenue de la toute première Coupe d’Afrique de Slam Poésie à N’Djaména du 05 au 10 novembre 2018 et inviter le public à venir massivement assisté à cette grande messe du slam dont le village artistique sera implanté à l’Espace Talino Manu de Moursal avant de déclamer quelques phrases de « dans mon quartier ».
Constant sur la scène ©Saomagazine
L’autre fait marquant du concert a été l’instant blues, avec Constant, invité sur le podium par Djim Radé qui a électrisé la salle de l’IFT. Ce fameux Constant que les habitués des concerts ont déjà vu quelques brèves apparitions sur des scènes a décidé cette fois de livré une prestation XXL de son talent en matière musicale. Pour ceux qui ne savent pas, le blues est une musique d’origine africaine importée aux Etats-Unis par les esclaves. C’est à la base une musique sentimentale qui exprime la douleur, les peines, le bonheur, la joie, les désillusions etc. d’où l’expression avoir du blues. Constant a donc eu du blues, il a eu du blues d’avoir vu un artiste incarcéré pour son art pour avoir dit « Populasson gay corr » alors lui il a décidé de faire pleurer le ciel. Son blues a donné du punch au public. Avec un doigté exceptionnel à la guitare, il a emporté tout le monde, une maitrise qui a même amené un fan a monté sur scène et collé l’oreille à sa guitare pour se rassurer qu’il s’agissait bien de ses doigts et de sa guitare qui produisait cette orgie instrumentale qui excitait notre ouïe. Sa prestation a été saluée avec tous les honneurs et le respect par le public. La température mise par Constant et sa guitare est restée pour la suite et la fin du concert avec les titres « Nandoube » une reprise d’une vieille comptine sara, un cours de drague à la sara avec le titre « Neloum seï » et qui s’est achevé sur une version jazz du classique « Jaloux saboteurs » de Maitre Gazonga.
Djim Radé ©Saomagazine
Ce concert marque ainsi le début d’une tournée pour Djim Radé et son jazz band qui va les conduire très bientôt sur les podiums des Instituts Français de Douala et de Yaoundé au Cameroun et d’autres dates seront programmés au fur et à mesure. Djim Radé continue ainsi de distiller son jazz tchadien à travers le monde. Fiche technique : Chanteur : Djim Radé Répertoire proposé :
  1. Take Five
  2. Marchand du désert
  3. Tari nyan si’gu
  4. Koum
  5. Adneli
  6. Kla
  7. Mila
  8. Nandoube
  9. Mingue
  10. Autum Leaves
  11. Neloum Seï
  12. I don’t know
  13. Supplications
  14. Jaloux saboteurs

Les Woman Entrepreneurship Days organisées par l’AFEMA sont officiellement lancées.

La salle multimédia de l’Institut Français du Tchad (IFT) a servi de cadre ce jeudi 1er novembre journée de célébration de la Toussaint au lancement officiel des Woman Entrepreneurship Days organisées par l’Association Femme Aussi (AFEMA), en présence du Directeur des arts et de la culture, représentant la Ministre de la Culture à cette cérémonie.
Netoua Enerstine, Pdte de l’Afema ©Saomagazine
Dans son discours d’introduction face à la presse, des artistes et de nombreux participants venus prendre part à ce forum, La promotrice des Woman Entrepreneurship Days et par ailleurs présidente de l’AFEMA a tenu à indiquer les motivations qui lui ont poussé elle et son équipe à organiser pareil événement. Tout d’abord parce que l’instant est propice vu que nous entrons dans le mois de entrepreneuriat et, l’un des objectifs principaux de l’AFEMA étant de promouvoir l’art de entrepreneuriat féminin, il était tout à fait opportun de donner aux femmes le temps et l’espace idéal d’échange et de formation durant lesquels des formateurs vont se relayer afin de leur donner les outils nécessaire pour se lancer dans entrepreneuriat ou encore pour mieux entreprendre. C’était donc aussi l’occasion de remercier tous les partenaires qui ont mis de leur temps, de leur argent de leur énergie afin que cet événement ait lieu.
Directeur de la culture et des arts ©Saomagzine
Emboîtant le pas à la présidente de l’AFEMA, M. le Directeur de la culture et des arts du Ministère de la Culture du Tchad a tenu d’abord a félicité les organisateurs de cette initiative car, il y voit l’opportunité de planter les graines qui permettrons de rééquilibrer les forces en matière d’entrepreneuriat dans le sens de voir de plus en plus de femmes entreprendre et prendre une place importante dans un secteur dominé par les hommes. « Nous émettons le vœu de voir ce forum s’inscrire dans le temps afin de pérenniser l’initiative ». Il a ensuite officiellement déclaré ouvert les Woman Entrepreneurship Days.
Salim Azim Assani Co-fondateur Wenaklabs ©Saomagazine
Ainsi donc, durant trois (03) jours, plusieurs activités sont prévus entre quatre (04) conférences débat dont l’une a eu lieu quelques instants seulement après la cérémonie. Elle portait sur le thème Quel réseau social faut-il pour les auto-entrepreneurs ? Elle a été animée par M. Salim Azim Assani, co-fondateur de Wenaklabs dans la même salle. Pour ce qui est de la suite, 03 autres conférences sont prévues sur des thèmes aussi très pertinents : L’entreprenariat culturel des femmes (par Chloé Teevan), la conception d’un projet artistique, réalisation et réseautage (Par Didier Lalaye alias Croquemort, Directeur artistique du festival N’Djam s’enflamme en Slam), et le rôle de la Coopération et d’Action Culturelle au Tchad (par Mme Radhia Oudjani, Directrice de l’IFT). Les places sont encore disponibles pour ceux qui veulent y prendre part, ça se passera dès le vendredi du côté de l’IFT.
Apercu de la salle ©Saomagazine
Une soirée de gala est prévue le samedi 03 Novembre 2018 au Selesao Restaurant Lounge de Sabangali avec en Guest star l’artiste Lady B du Cameroun, accompagnée par Melodji et Lincy du Tchad entrée à 5000frs CFA. Le public est massivement invité à prendre part à cette autre célébration au féminin.

FESMOTT : le nouveau-né de la mode et fashion tchadien

Durant trois (03) jours, le public de la capitale du pays de Toumaï a assisté à la naissance d’un nouveau rendez-vous de la mode : FESMOTT, le Festival de la Mode et des Traditions Tchadiennes. Entre cérémonie, rencontres, ateliers et défilés, l’on a pu apprécier à sa juste valeur cette nouvelle présentation qui vient garnir un peu plus les rdv tchadiens de la mode.
Hissein Adamou Camara, promoteur de Fesmott ©Saomagazine
Selon son promoteur le couturier styliste Hissein Adamou Camara, le FESMOTT a été créé pour « réveiller la mode au Tchad » ; de quel réveil parle-t-on ? est-ce celui des couturiers et stylistes tchadiens ? est-ce celui des mannequins qui sont les supports sur lesquels s’exprime la créativité des stylistes ? est-ce celui des potentiels acteurs et partenaires censés soutenir cet autre véhicule de la culture ? Le questionnement reste entier. Nous allons néanmoins relever dans cet analyse les points marquants de cette autre célébration de la mode. 3ème sommet du GX Africans Designer couplé à la 1ère édition du Fesmott
Mme la ministre de la culture entourée des mannequins de Fesmott ©Saomagazine
Des couturiers qui se sont mis ensemble et, comme nos Chefs d’Etat ont formé un GX, l’Association Fédérale des Stylistes et Créateurs de Mode Africaines pour donner plus de poids et d’envergure à leur métier et aussi de manière forte amener les gouvernements à leur prêter main forte dans l’organisation de leurs activités. Voilà en bref, ce qu’est le GX et c’est ainsi que l’on a pu voir de fortes délégations venues d’autres pays tels que le Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Burkina Faso, le Gabon, le Congo, la Côte-d’Ivoire et bien d’autres venir mettre plus de couleur et de variété à cette messe de la mode et des traditions tchadiennes. Le sommet s’est tenu à la suite de la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au Radisson Blu Hôtel de N’Djaména. Avec sept (07) ateliers programmés, une volonté de bien faire affichée Sept ateliers programmés sur deux jours, voilà un marathon qu’il fallait oser ; Coiffures et tresses, la marque de mode, gestion efficace d’un atelier de couture, Make-up, Photographie et shooting de mode, techniques de couture, teinture et choix de couleurs et tissus etc. tout était pensé, restait à voir si tout ceci était faisable dans la limite du temps imparti et au regard de la consistance de chacun de ses modules de formation. Certains ateliers ont cependant bien eu lieu grâce surtout à l’apport des Ets. BCBG qui ont mis à contribution ses locaux, ses équipements et son personnel. Un défilé éclectique entre tradition et modernité Les créateurs qui ont garni le grand défilé du samedi 27 octobre 2018 au Hilton Hôtel de N’Djaména ont chacun mis une touche particulière à ce défilé. Toutes les matières ont eu leur moment tout au long du défilé. 23 stylistes pour environ une cinquantaine de mannequins, la soirée a été vraiment longue. Les stylistes tchadiens à l’instar de Zenab Couture, Karima Style, Douala Couture, Mito, N’Taph Design, et Golbe ont fièrement représenté le Tchad au milieu des stylistes venus d’ailleurs. Des créations originales autant dans la présentation que dans les finitions, il va s’en dire que le Tchad a de dignes ambassadeurs en matière de mode. Lady B la pionnière du hip hop au féminin qui séjourne actuellement à N’Djaména dans le cadre du Woman Entrepreneurship Days qui se tiendra du 1er au 04 novembre (nous y reviendrons), P-Sang et Bouchra Alio, ont assuré les intermèdes de ce grand défilé. On peut remercier les organisateurs d’avoir sorti certains de leur sommeil artistique. Un mini défilé de plaisance au restaurant lounge Selesao de Sabangali
Défilé au Selesao ©Saomagazine
En clôture du festival, un mini défilé de plaisance mais surtout de reconnaissance a eu lieu au Selesao restaurant Lounge de Sabangali, en remerciement au responsable de cet établissement pour le soutien inestimable qu’il a apporté à ce nouveau-né. Une soirée récréative durant laquelle les habitués du Selesao ont pu apprécier quelques créations des stylistes. C’était aussi le lieu pour le gouverneur GX Tchad M. Hisseine Adamou Camara de dire merci à toutes les forces vives, visibles et invisibles et même distraites qui ont fait d’une idée qui a longtemps germé dans sa tête une réalité.
le gouverneur du GX Tchad, la Ministre de la Culture et le Président du GX Africans Designer ©Saomagazine
La mode et le fashion du 235 vient donc ainsi de voir naitre un nouvel enfant, plein d’énergie, d’ambition et de créativité qui doit se frayer un chemin entre un autre festival Kelou Fashion et la désormais fashion week n’djaménoise Saamha. Tout ceci participe à l’enrichissement et la diversité de la mode tchadienne à quoi il ne faudrait pas oublier d’encadrer tout ceci de règles de déontologie et d’éthique. La mode étant culture, et la culture étant le véhicule par excellence des mœurs et surtout de nouvelles mœurs, il faudrait que le pays de Kelou définisse son filtre pour maitriser quelles valeurs transmettre à travers cet art/métier qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Ray’s Kim EDM et N2A Teguil ambassadeurs de la lutte contre les médicaments contrefaits

C’est par un point de presse donné cette matinée du 18 octobre 2018 à la Maison des Médias au quartier Moursal par l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad que les artistes Ray’s Kim EDM et N2A Teguil ont été présentés comme les ambassadeurs de l’ordre dans la nouvelle campagne de lutte contre les médicaments de la contrefaçon et le marché pirate au Tchad. Sur la table face à la presse conviée, les artistes Ray’s Kim et N2A Teguil étaient entourés de Dr Haroun Badawi et M. Daouda Lawan, respectivement Président et Conseiller de l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad. Une fois le décor planté, M. Abram’s Madji dans son rôle de présentation a remercié avant tout la presse pour son déplacement avant de passer la parole au Dr Haroun.
Dr Haroun Pdt de l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad ©Saomagazine
Dans son allocution, le Dr Haroun a tenu à son tour à remercier tout d’abord la presse pour son déplacement avant de faire un bref état des lieux de la situation mondiale des effets des médicaments de la contrefaçon. On estime entre 700 000 et 800 000 personnes qui décèdent chaque année dans le monde dû à l’utilisation des médicaments contrefaits. S’il est regrettable qu’il n’y ait pas jusqu’à ce jour d’étude approfondie sur le Tchad, grave est de constater cependant que, concernant le marché noir des médicaments, c’est surtout les mauvaises conditions de conservation des médicaments qui restent très préoccupantes. Face à un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur, il était devenu urgent pour l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad de réagir. C’est pourquoi le choix de la musique et des artistes Ray’s Kim et N2A Teguil comme ambassadeurs dans cette lutte de longue haleine. La musique étant un excellent moyen de faire simplement passer un message et les artistes étant des personnes les plus proches de la masse populaire, il fallait user de ce canal. Raison pour laquelle le président de l’ordre a tenu à remercier une fois de plus les deux artistes qui ont accepté de les accompagner.
M. Daouda Lawan, Conseiller de l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad ©Saomagazine
Dans la suite du président de l’ordre, M. Daouda Lawan, en sa qualité de Conseiller de l’ordre a ajouté à son niveau que nous devons tous savoir que la mauvaise utilisation d’un médicament peut entraîner la mort. Et, dans le même ordre d’idée, constat est fait qu’aujourd’hui, beaucoup de maladies bactériennes ne sont plus traitables du fait des résistances créées par l’utilisation des faux médicaments. D’ailleurs, d’ici 2050, cela risque devenir la première cause de mortalité dans le monde. Les artistes étant donc des porte-voix avec une portée énorme, l’ordre compte sur eux pour que le message aille le plus loin possible.
Ray’s Kim EDM ambassadeur ©Saomagazine
Prenant tour à tour la parole, les deux artistes musiciens désormais ambassadeurs de l’Ordre dans sa campagne de lutte contre les médicaments contrefaits et le marché noir des médicaments au Tchad, ont chacun donné leurs impressions sur le choix porté sur eux et leurs engagements dans cette lutte. Pour Ray’s Kim, c’est avant tout un honneur d’avoir été choisi et ensuite c’est aussi un sentiment d’interpellation à son égard, en tant que musicien. Il va falloir réfléchir à des moyens de toucher le plus de personnes possibles et les amener à perdre de vieilles habitudes déjà ancrées. Une tâche pas du tout facile mais à laquelle il s’engage solennellement.
N2A Teguil, ambassadeur ©Saomagazine
Pour l’artiste N2A Teguil, c’est son rôle de mobilisation, de sensibilisation et de conscientisation qui est ici demandé. C’est un rôle qui accepte de remplir et qu’il prendra désormais à cœur dans toutes ses activités comme artiste. Le point de presse s’est achevé sur un accapella  de la chanson qui sortira bientôt. Chanson de sensibilisation faite par les deux ambassadeurs qui vont aussi assurer l’animation de la caravane de sensibilisation qui va s’ébranler dans la ville au courant des jours à venir.

Cidson Alguewi et les académiciens mettent le feu au Kirikou pour le retour du seigneur de la ville.

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Après un séjour d’environ 4 mois à l’hexagone où il est sur plusieurs projets sous l’impulsion de son manager Djimet Khalil, Cidson Alguewi alias le tigerman, alias le seigneur de la ville a donné un show live au kirikou Bar Dancing de Moursal le vendredi 12 octobre 2018. Le Kirikou Bar Dancing de Moursal et Cidson c’est une vieille histoire d’amour qui dure depuis quelques années. C’est l’ancre dans lequel le tigre s’est le plus produit dans la ville de N’Djaména. De retour de la France, de façon spontanée, sans trop de publicité, Cidson a souhaité retrouver son public le temps d’une soirée pour un show à la dimension de son talent.
Cidson et ses académiciens ©Saomagazine
Les inconditionnels du seigneur de la ville ont donc pris d’assaut le Kirikou pour un spectacle à la Cidson. Un show à la Cidson, c’est avant tout beaucoup de mélodies et de la chorégraphie avec ses académiciens. L’on pouvait noter la présence des artistes KlaKlo KL, Bad Beach Man et le grand Abdoulaye Nderguet. Les choses s’annonçaient… Un répertoire riche, varié, divertissant et dansant Cidson Alguewi porte plus de 10 ans de carrière sur les épaules autant devant la scène que derrière la scène. Batteur, Guitariste, bassiste, Clavier, aucun instrument n’a de secret pour lui. De sa longue carrière, il y’a plusieurs classiques qui ont fait sa notoriété. Impossible donc de s’ennuyer durant le show. Le tigerman a revisité son répertoire en répondant même aux commandes du public. « Femme Libre », « Testament », « Total contrôle », Cidson a remonté le temps pour son public.
chorégraphie avec les académiciens ©Saomagazine
C’est tout naturellement que des couples se formaient sur la piste, la plupart plongés dans la nostalgie des années d’or de la « rumba » tchadienne transformée en saïtonic sous le génie créatif de Cidson. « Tension », « Love me », l’intemporel « Roméo et Juliette », « Respect Sao », l’instant Talino Manu le survoltage a atteint les sommets et l’on n’était pas au bout des surprises. Démonstration vocale de Cidson & Abdoulaye Nderguet
Cidson & Abdoulaye Nderguet ©Saomagazine
« Roméo & Juliette » reste surement l’un des plus gros classique de Cidson et l’une des raisons qui fait le succès de ce titre c’est la performance vocale qu’elle demande. A chaque fois que Cidson fait cette chanson, il lève la barre vocale un peu plus haut, ce soir, il l’a levé tellement haute qu’il a fini par levé Abdoulaye Nderguet. Quand on dit Abdoulaye Nderguet c’est le mastodonte de la performance vocale au Tchad. C’est un monsieur capable d’aller chercher des aigus que peu de personnes sur la planète peuvent aller chercher. Il s’est donc levé, il fallait rappeler à Cidson qui est le patron de la voix, c’est avec beaucoup d’humilité que Cidson lui remet le micro. Et, sous les yeux admiratifs du public, l’on a assisté à la magie de la musique : un duo incroyable entre le grand Abdoulaye et le Tigre Cidson qui s’échangeait des politesses vocales. L’on n’a rarement vu le public tchadien aussi en transe. Au point où Kompagnon Eklyps qui est d’habitude d’un calme légendaire n’a pas pu résister à l’appel de la musique et a pris la décision solennelle de produire ce duo.
Bad Beach Man & Cidson ©Saomagazine
Le spectacle a ainsi continué jusqu’au petit matin, à noter aussi qu’il y’a eu l’intervention de Bad Beach Man. Cidson s’est amusé et a régalé le public. Il s’est mis à la batterie, il est passé à la guitare basse le temps d’une chanson d’Abdoulaye Nderguet et à la guitare solo durant l’instant danse offert par les rejetons d’Aleva de Tchado Stars.
Cidson à la guitare basse ©Saomagazine
Quoiqu’il en soit, ceux qui n’étaient pas au Kirikou ce vendredi 12 octobre ont raté de très belle chose car si Cidson a été fidèle à lui-même dans sa rigueur et son professionnalisme sur la scène qu’on lui connait, c’est de voir Abdoulaye vocalement déchainé qui est quelque chose qui n’arrive pas souvent.

Danzouan, Mistikaoun !

Kombattants – Ghetto

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Les Kombattants est un trio formé par deux rappeurs et un chanteur. Lauréat du festival Ndjam Hip Hop en 2016, il présente ici le titre « Ghetto » issu de leur premier album « On vient crier ».

Total Marketing Tchad lance la deuxième édition du concours Startupper de l’année

L’hôtel Radisson Blu de N’Djaména a servi de cadre ce jeudi 11 octobre 2017 à la conférence de presse de lancement du challenge des jeunes entrepreneurs dénommé « Startupper de l’année » pour sa deuxième édition.
M. Ousman Amidou, M. Jean-Paul Mbatna et Naïr Abakar Membres du Jury © Saomagazine
Pour cette conférence de presse, Le staff de Total Marketing était présent avec à sa tête le Directeur Général M. Raphael Bouteiller et le Directeur Commercial M. Ibrahima. Etaient aussi présents des membres du jury de cette édition, un jury très diversifié avec la présence du jeune entrepreneur Naïr Abakar, Mme Solkem Ngarmbatina, sérial entrepreneuse et farouche défenderesse de l’entreprenariat féminin, M. Ousman Amidou, Président de la Maison de la Petite Entreprise et par ailleurs membre du conseil du patronat Tchadien et aussi M. Jean-Paul Mbatna, DG de la Société Nationale d’Electricité du Tchad (SNE) et enfin la présence de l’ambassadeur de Total Marketing Tchad, l’artiste musicien Célestin Mawndoé.
Mot du DG de Total Marketing Tchad © Saomagazine
Dans son mot d’ouverture, DG de Total Marketing Tchad a tenu à faire observer une minute de silence pour l’accident survenu dans une de leurs usines en Egypte (explosion d’une citerne d’essence pourtant vide). Il a ensuite présente la philosophie du Challenge Startupper de l’année qui se résume à primer des projets de création d’entreprise. Des entreprises ayant au plus deux ans d’existence ou encore des idées de projet essentiellement pensées pour le développement, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vies des populations dans la précarité.
Mot du Directeur Commercial ©Saomagazine
Il a été secondé par le Directeur Commercial qui a présenté les différents critères d’éligibilité des projets au challenge, entre autres être âgé d’au plus 35 ans, être de nationalité tchadienne et porteur d’une entreprise ou d’une idée d’entreprise. Les projets seront évalués sur des critères bien établis comme l’impact social et sociétal, la faisabilité ou encore le potentiel de développement du projet. Il a ensuite présenté les différentes étapes du challenge qui se résume en six (6) étapes à savoir :
  • L’appel à candidatures d’une durée de 5 semaines
  • La modération (2 semaines)
  • Le share for likes (2 semaines), étape Durant laquelle les porteurs de projets vont faire connaitre et faire voter leur projet à travers les réseaux sociaux
  • Les sélections (évaluation et pitch) qui durera 12 semaines
  • La célébration étape de désignation des lauréats
  • Le coaching qui englobe toute les mesures d’accompagnement des lauréats
Deux labels  « Coup de cœur féminin » et « Startup pour une meilleure énergie » en nouveauté pour cette édition.
Mme Solkem Ngarmbatina, Membre du Jury et porteuse du prix coup de cœur féminin ©Saomagazine
Il s’agit des nouveautés majeures de cette nouvelle édition ; le prix « Coup de Cœur Féminin » vise à récompenser et à encourager particulièrement l’entrepreneuriat féminin lors de cette édition afin de donner plus de chance aux femmes d’entreprendre. Les femmes dont la participation à la 1ère édition n’était que de 13%. Un prix ayant pour porte flambeau Mme Solkem Ngarmbatina qui promet de mettre toute son énergie à contribution pour que la gente féminine fasse parler d’elle lors de cette édition. Pour ce qui est du prix « Startup pour une meilleure énergie » elle récompensera le projet qui selon certains critères portera une idée originale et innovante sur l’énergie.
Célestin Mawndoé, Ambassadeur Total Tchad ©Saomagazine
Chacun des jurys a eu l’occasion de s’exprimer sur ses motivations à soutenir et à accompagner cette initiative louable de Total Marketing Tchad au développement du pays à travers l’auto emploie, autodétermination et la création de la richesse chez les jeunes. L’ambassadeur Célestin Mawndoé a aussi encouragé l’initiative et à justifier son choix par le fait que sa présence reflète ce qu’il dit tout le temps dans ses chansons. L’on doit donner l’opportunité à la jeunesse tchadienne de s’exprimer et de s’autodéterminer.
Aperçu des invités ©Saomagazine
Il est à noter que le challenge Startupper de l’année de Total est lancé simultanément dans plus de 55 pays en Afrique et chaque pays choisira 3 lauréats qui ensuite vont concourir pour remporter le prix « Grand Gagnant Régional ». Pour postuler au challenge il faut aller sur le site www.startupper.total.com, des bornes de connexion seront installées dans les stations Total de Sabangali et de Double-voie pour faciliter la participation à ceux qui ont des difficultés d’accès à internet.

Premier vernissage d’exposition vente de l’artiste Lty à l’Institut Français du Tchad

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La salle d’exposition de l’Institut français du Tchad (IFT) a présenté ce mardi 09 octobre 2018, le vernissage de la toute première exposition vente de l’artiste peintre et designer tchado-suisse Lty. Occasion donnée aux invités et aux amoureux de l’art de découvrir l’univers varié et très coloré de cette jeune pépite qui depuis 2015 s’exprime dans la culture urbaine tchadienne. De son vrai nom Amata Laotaye, Lty a vu le jour en Suisse mais à passer une partie de son enfance au Tchad avant d’aller continuer ses études en Suisse en 2011, revenue au Tchad en 2015 après s’être perfectionnée dans son art à travers diverses formations, Lty a fait ses premiers dans le street art à travers plusieurs éditions de Nirida Hip Hop qui l’a véritablement révélé au grand public.
Mme Radhia Oudjani, Directrice de l’IFT ©Saomagazine
Sa première exposition vente aujourd’hui qui est en quelque sorte sa carte de visite a connu la présence de beaucoup de personnes et a été introduit par M. Ricardo Labé et Mme Radhia Oudjani , respectivement Animateur Culturel et Directrice de l’IFT. Il était question de rappeler aux personnes présentes quelles sont les « nouvelles » missions de l’IFT  dans lesquelles la femme et aussi la diaspora tchadienne est au centre des nouvelles attentions. Ce qui justifie le choix de Lty pour ce premier vernissage de rentrée culturelle.
Public visitant la galerie ©Saomagazine
Le public a ensuite pu découvrir toute l’originalité, la diversité et l’étendue du talent de Lty en matière de peinture. Pour cette première exposition, elle a tenu a montré toutes ses inspirations : de la spiritualité, de la fantaisie, de la rêverie, la complémentarité, des tableaux souvenirs, des portraits, des hommages à la femme etc. autant de thèmes abordés sur la vingtaine de tableaux accrochés dans le hall d’exposition avec des noms aussi évocateurs. L’on a entre autre vu une représentation de Kelou, l’icône féminine tchadienne, la complémentarité homme/femme à travers un Ying et Yang revisité, La grâce abondante du Tout-Puissant,  le monument du centenaire qui aujourd’hui n’existe plus, le Rond-Point de l’Union etc.
Représentation de Kelou ©Saomagazine
L’exposition ventre ouverte aujourd’hui se poursuivra jusqu’au 29 octobre 2018, période durant laquelle il sera possible d’acquérir les chef-d ’œuvres et aussi de commander des auto portraits by Lty.

Gala de bienfaisance de la Fondation Tchad helping Hands, une première très réussie

La salle de fête du Hilton Hôtel de N’Djaména a revêtu ses parures et décorations les plus belles pour le premier gala de bienfaisance de la Fondation Tchad Helping Hands. Dès 18h30, tout était fin prêt pour accueillir une soirée qui s’annonçait haute en couleurs et cœur. En cœur parce que toutes les personnes attendues à cette soirée ont mis la main à la poche pour accompagner la fondation dans son objectif de réunir 5000 kits scolaires pour les enfants défavorisés. Pour signifier à toutes ses personnes autant physiques et morales qui ont fait preuve de bienfaisance à l’endroit de la fondation, celle-ci a mis les bouchées doubles pour leur offrir un instant de spectacle et de détente de haute facture avec un programme riche et varié.
Mot de bienvenue de la présidente du comité d’organisation ©Saomagazine
A 20h déjà la salle était déjà pleine et ce fut le moment pour la présidente du comité d’organisation de dire son mot de bienvenue et surtout de remerciement et de gratitude à l’endroit de toutes les personnes, partenaires et entreprises qui ont répondu positivement à leur appel pour la réussite de cette rentrée solidaire.
l’humoriste Kartsym en prestation ©Saomagazine
La suite de la soirée s’est déroulée tout naturellement avec Marius Version Fils de l’Homme et Mme Kadjidja Caman qui reprenait le micro de présentation exceptionnellement pour l’occasion. La mise en condition du public a été assurée par l’humoriste Kartsym qu’on ne présente plus. Un instant stand up que le public a pu apprécier. La Raffinerie a symboliquement remis à la Fondation Tchad Helping Hands un chèque de 5 millions de francs CFA.
Défilé Zenab Création ©Saomagazine
Trois défilés ont été proposés au public à savoir un défilé de coiffures artistiques proposé par les Etablissements BCBG et deux (02) défilés assurés par Zenab Création et Camara Création qui ont présenté comme à leur habitude des collections originales avec des tissus colorés et aux motifs très attrayants.
Sultan en prestation ©Saomagazine
Côté show musical, Darsila, Cidson, Sultan ont mis le public en ébullition avant que la guest star Serge Beynaud ne prenne la scène en son compte comme d’habitude accompagné de ses deux (02) amazones de danseuses pour un mix de neuf (09) des meilleurs titres de son riche répertoire pour clôturer la soirée.
Serge Beynaud ©Saomagazine
Pour une première sortie l’expérience était riche, intense et variée et au regard de toutes ces énergies positives mises ensemble pour une cause sociale aussi importante que noble qu’est l’assistance à l’éducation des couches défavorisés et vulnérables, l’on ne peut simplement qu’espérer que de telles initiatives se multiplient pour venir en aide aux plus indigents surtout en cette période de crise économique que traverse la majorité des pays de l’Afrique francophone.