Saomagazine propose une version digitale de SAOMAG

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Par un point de presse  donné le dimanche 31 mai 2020 en live sur Facebook que la team Sao Magazine a annoncé la sortie d’une version digitale de SAOMAG en téléchargement libre. C’est durant un live Facebook qui a duré une heure d’horloge que la team Sao Magazine a présenté à leurs abonnés cette nouvelle version de SAOMAG. Pour rappel, SAOMAG est la version papier de Sao Magazine dont le numéro 0 est paru il y’a maintenant presque une année. Une version papier qui a reçun un très bon accueil auprès du public et dont la team s’est promise de renouveler. La pandémie de coronavirus covid-19 est venue nous rappeler combien il était important pour notre pays d’aller vers une numérisation et une digitalisation durable et irréversible. Pleines d’initiatives ont été prises dans ce sens par plusieurs autant par l’Etat que par des entrepreneurs privés. Sao Magazine a jugé ainsi opportun de proposer une version digitale de SAOMAG au format A4 et dynamique. Cette version digitale est la parfaite interface pour mieux toujours les gens et leur permettre d’accéder plus facile à des contenus tchadiens en ligne. Le magazine est truffé de liens vers tes articles, des pages sur les reseaux, des liens vers les plateformes de téléchargement d’albums, singles et de liens pour visionner des clips tchadiens. Ce qui n’était cependant pas possible avec la version papier. Cette nouvelle version digitale de SAOMAG ouvre donc de nouvelles perspectives et comme présenté lors du point de presse, beaucoup d’innovations seront apportées au fur et à mesure à ce nouveau format de SAOMAG. Le magazine est téléchargeable sur ce lien: SAOMAG #1 Mai 2020 Bonne lecture, restez chez vous, observons les mesures barrières.

Covid-19 : UBA encourage la distanciation sociale, baisse le prix de la carte visa débit et la Mastercard.

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Cette action est l’effort de UBA Tchad, dans la riposte contre le covid-19 et une réponse à l’appel de la BEAC aux fournisseurs de services de paiements. Il est question de baisser les coûts de transactions de la monnaie électronique et des paiements digitaux dans la CEMAC.  Par ailleurs, ces mesures visent à accompagner les efforts des Pouvoirs Publics des Etats membres de la CEMAC dans la lutte contre la propagation du COVID-19, en encourageant la population à pratiquer la distanciation sociale et à privilégier l’utilisation des paiements digitaux. Cette action parmi tant d’autres déjà prises au sein de la banque, démontre l’engagement de UBA à soutenir l’effort national, dans la riposte contre le COVID-19 au Tchad. Selon le Directeur Général de UBA Tchad Noubasra Natolban, il s’agit d’un moment où nous devons tous jouer notre rôle. Cette pandémie mondiale doit unir les citoyens, les gouvernements et les chefs d’entreprises. Étant donné que le nombre de cas de coronavirus est en constante augmentation dans la sous-région, le secteur privé doit davantage travailler en collaboration avec les différents gouvernements, pour endiguer la propagation de cette pandémie.

Comment fabriquer un hit musical en afrique francophone?

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Pourquoi la précision « Afrique francophone »? parce-que le showbiz francophone et le showbiz anglophone ne sont pas du tout pareil. Les artistes anglophones réussissent très bien à faire de leurs morceaux des hits des deux côtés. En fait, une fois que ça a cartonné chez les anglo automatiquement ça cartonne chez les francophones mais le contraire n’est pas toujours évident. On les comptes au bout des doigts les artistes francophones qui ont pu faire se crossover entre les deux blocs. Maintenant que c’est dit, revenons à notre sujet. Quand on parle des hits en Afrique francophone, on parle des chansons d’artistes d’Afrique francophone qui ont cartonné dans toutes les capitales culturelles francophones du continent. Quelle est la « recette » qui marche pour se garantir un hit? On va baser notre proposition en étudiant des hits choisis à dessein: « Coller la petite » de Franko (Cameroun), « Diplôme » de Josey (Côte d’Ivoire), « Téré Téré » de Toofan (Togo) et « Tchizambegue » de Shan’L (Gabon). Autre précision, dans cet article oublions aussi les hits fabriqués en hexagone que nous consommons aussi comme la friperie ici. Et comme nous aimons nous adresser à un public plus jeune, c’est pourquoi nous avons choisi des artistes qui leur parlent directement. Bien notre recette qui marche: 1- Capter un fait de société original et générique en même temps Dans la plupart des hits, il s’agit presque toujours de ça, les oreilles musicales du 21ème siècle sont plus attentives aux histoires factuelles qu’aux histoires abstraites tout cela motivé par l’envie qu’à désormais les africains de se réapproprier leur histoire et défendre leur identité. Les artistes sont donc obligés aussi de repartir chercher leur inspiration dans la vie de tous les jours. Vous comprenez bien d’où est venu « coller la petite » c’est simplement le récit de ce qui se passait (parce que je ne suis plus sur que ce genre de fête existe encore) dans nos fêtes de quartier.  Un fait auquel peut s’identifier tout le monde. C’est aussi le cas avec le titre « Diplôme » de Josey qui est un fait de société banal auquel se reconnait autant l’ivoirien, le camerounais, le tchadien etc. Quelle femme, quel mec de quel pays ne se sentirait pas interpellé par cette histoire? Une fois le fait de société capté par l’artiste à lui et sa team de trouver la bonne sauce à laquelle la préparer mais dans 90% des cas, ces faits sont toujours  préparés à une sauce dansante, de quoi faire décoller les gens de leurs chaises dans les boites et les maquis! Quand ça touche autant le cœur que le corps, ça marche toujours. 2- Lancer une expression (état d’espritidentitaire qui fait débat Gardons toujours à l’esprit que l’art et culture africaine sont désormais complètement tournés vers la réappropriation et la recherche d’identité. Une fois que c’est dit vous comprenez le phénomène « Tchizambegue ». L’artiste est celui qui doit bousculer les codes de société, il est celui qui jouit de la liberté de création et d’expression la plus absolue qui lui donne justement les armes pour aborder les sujets qui dérangent. Quoi de mieux que « problème » mondialement célèbre de la maîtresse/2ème bureau pour créer un hit? surtout lorsqu’on n’aborde le sujet en se plaçant du côté de la maîtresse? Plus ça choque, plus ça fait parler, et plus on en parle, plus ça marche. Surtout quand on se met du côté où d’autres se seront rangés pour chanter la femme délaissée. On comprends mieux qu’il existe un artiste nommé Maahlox qui en a fait sa marque de fabrique: plus c’est sale, plus ça choque, plus ça se consomme. Il n’y a qu’à écouter les titres « Tu montes, tu descends », « Tuer pour tuer » etc. Dans un concept plus soft, on peut citer le titre « Jusqu’à la gare »  et « Calée » de Daphné comme un autre exemple de ses expressions transformées en hit. Au delà donc d’être des expressions, elles incarnent un combat, une philosophie de la vie de tous les jours. 3- Le concept et la danse qui va avec C’est la plus vieux ingrédient de la recette qui est le plus utilisé par les artistes show man donc la plupart des artistes du coupé décalé (Dj Arafat, Serge Beynaud, Bébi Philip, Debordo etc.) le coupé décalé s’est fait un chemin ainsi à chaque fois un artiste arrive avec un concept et la danse qui va avec. Ça aurait été donc trop facile de parler du coupé décalé ici c’est pourquoi nous avons choisi de parler d’un groupe togolais Toofan. Les Toofan est donc le groupe « non-ivoirien » à qui cette formule a plus réussi de « Délogé », « Cé magik », « Come on man », jusqu’à « Gweta » jusqu’au tsunami « Téré Téré »! Les Toofan ont simplement misé à chaque fois sur la vieille formule: nouveau son, nouveau concept, nouvelle danse. ils ont ainsi réussi à faire exister le Togo face aux mastodontes (Côte d’ivoire, Cameroun, RDC/Congo). Dans ce sillage, il faut retenir qu’on parle des artistes qui ont le show dans le corps! A la base il faut être un bon danseur aussi. Ça va de soi en plus, impossible de faire adopter un concept et une danse que vous n’êtes pas capable d’incarner vous-même. Bien sur qu’il faut avoir d’excellents danseurs derrière mais avant tout la camera est centrée sur l’artiste d’abord. 4- Affirmer son identité C’est un aspect que beaucoup d’artistes des pays ne disposant pas d’une forte présence culturelle sur l’échiquier africain oublient souvent. C’est important de chercher à s’imposer en Afrique en gardant son identité nationale, ainsi vous vous présenter à l’Afrique avec toute la force du pays derrière soi. Tout le monde se souvient de la carte de visite internationale de Sidiki Diabaté « Fais moi confiance », même si le son sonnait zouk, mais il y’avait des grincements de Kora dominant dans le beat et les paroles ne laissaient aucun suspens: c’est bien un malien qui débarquait. Il est donc important pour tout artiste qui veut une exposition africaine de garder son identité nationale. Si le texte est en français, on doit y retrouver des expressions de l’argot qui se rattache à son pays. Pour ceux qui posent en dialecte c’est encore meilleur. 5- La puissance TRACE & ses affiliés c’est ingrédient dont certains artistes déjà établis peuvent se passer bien évidemment mais pour les newcomer c’est une machine que l’on peut difficilement éviter pour dépasser les frontières de son pays. Il est clair qu’aujourd’hui, les chaines Trace ont un impact majeur dans la fabrication des nouveaux hits (mais à vrai dire ça ne concerne que les hits moyens) et aussi lorsqu’un artiste veut rester dans le mainstream. A cela il faut ajouter l’appétit vorace de l’Universal Music Africa qui est entrain de tout dévorer sur son passage. A terme, ils seront ceux qui contrôleront et réguleront la consommation de la musique en Afrique francophone surtout. Voilà cinq bon ingrédients pour fabriquer un hit en Afrique francophone. Maintenant regardons dans le rétroviseur et passons en revue les productions de nos artistes et posons-nous les bonnes questions? Avons-nous déjà produit un hit tchadien qui puisse braquer les projecteurs vers la terre de Toumaï? Lequel de nos artistes est le mieux parti pour nous produire le premier hit made in Chad? Nous en reparlerons. En attendant, n’oublions pas de nous laver les mains et de respecter les mesures barrières.

L’Association Femme Aussi: Des stations de lavage de mains comme riposte au coronavirus

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Le coronavirus Covid-19 qui est  apparu en Asie en fin d’année 2019 s’est vite vu attribué le titre de pandémie après avoir fait des ravages en Asie, en Europe, en Amérique et désormais en Afrique. Cette pandémie qui non seulement prend beaucoup de vies mais met en mal l’économie mondiale. Au Tchad c’est entre le 17 et le 19 mars que les premiers cas suspects ont été découverts ce qui a amené le gouvernement à prendre des décisions ayant des conséquences directes sur les activités socio-économiques et bien sûr culturelles. Beaucoup d’événements reportés ou annulés. Malgré ce coup de massue, certains promoteurs culturels ont décidé de participer à la riposte face au covid-19. Dans cette catégorie que s’inscrit AFEMA, Association Femme Aussi, une jeune association dans le milieu mais active surtout par le dévouement de sa présidente fondatrice, Nemadjilem Netoua Ernestine qui organise notamment depuis 2017 le festival Koura Gosso à moundou, le Women Entrepreneurship days à N’djamena, se démarque en allant en lutte contre le CoronaVirus à sa manière par la fabrication et la distribution gratuite des stations de lavage de mains aux populations.
Netoua Ernestine, en pleine fabrication des stations de lavage de mains © Saomagazine
Nous sommes allé la rencontre de la présidente fondatrice de l’association Nemadjilem Netoua Ernestine que nous avons rencontré chez elle en pleine transformation des sceaux en laves mains, accompagnée des membres de son association dont quelques Femmes et jeunes garçons, cette équipe fabrique et distribue plus de 200 laves-mains en semaine depuis l’apparition de la pandémie dans le pays dit-elle. L’on se demande tous d’où sortent les fonds pour acheter tout ce matériel ? du moins parce que nous n’avions pas appris jusqu’à ce jour qu’une institution gouvernementale est en train de subventionner cette action, à cette question Netoua Ernestine de répondre que « les personnes de bonne volonté appellent chaque jour pour contribuer à la fabrication de 20, 30, 50, 100 et 200 sceaux voir plus pour offrir a leurs entourages et aux autres qui sont dans le besoin ».
L’AFEMA en pleine fabrication des lave-mains © Saomagazine
La présidente est au four et au moulin, entre son téléphone, le feu, la colle et les sceaux, elle parvient avec son équipe à fabriquer des sceaux chaque jour et planifie avec les donateurs les jours et les lieux de distributions dans la ville de Ndjamena et les périphéries. Ces efforts sont salués par la plupart d’association et ces derniers lui viennent aussi en appui pour les distributions et la sensibilisation affirme t-elle. C’est ainsi qu’elle nous a invité à assister à la remise des laves-mains au quartier Boutalbaghar 2, un quartier situé à la périphérie de la ville où quelques jeunes de cette circonscription organisés en association avec la cheffe de carrée ont demandé l’appui de AFEMA pour accompagner leurs activités de sensibilisation qu’ils ont entrepris.
l’AFEMA en distribution © Saomagazine
A boutalbaghar 2 où nous nous sommes rendu pour prendre part à l’activité de sensibilisation et de distribution de lave main, nous avions rencontré une équipe de jeune et leur présidente, une femme qui est même cheffe de carré de cette petite circonscription qui a reçue l’équipe de Afema représentée par sa présidente avec beaucoup de joie. Après une petite présentation de l’association et de l’activité de sensibilisation fait au préalable, on est passé à l’action, la présidente de Afema devant, elle a donné des sceaux et sensibilisé les bénéficiaires sur le bienfait de se laver les mains tout en citant de manière large les mesures barrières du coronavirus.

La culture tchadienne en confinement: Etats des lieux

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Actualité oblige, le coronavirus Covid-19 met en mal actuellement toute la planète. Tous les secteurs d’activités sont touchés par cette pandémie et le monde de la culture l’est encore plus. Au Tchad, où en temps normal déjà la culture connait de grosses difficultés pour s’exprimer et nourrir ses acteurs, il va s’en dire qu’en cette période de confinement elle a pris un coup qui lui est presque fatal. Quels est état des lieux à ce jour? Les espaces culturels sont fermés jusqu’à nouvel ordre L’institut Français du Tchad (IFT) en chef de file a fermé ses portes et suspendus toutes activités depuis le 20 mars 2020. Tous les autres lieux où les artistes s’expriment habituellement sont fermés (Boites de nuit, snack, cabarets etc.). L’espace culturel Talino Manu, le centre culturel Baba Moustapha, le Musée national etc. Les artistes se retrouvent ainsi priver de leurs principaux moyens de revenus. Les événements culturels pour la plupart reportés. Plusieurs événements culturels prévus pour les mois de mars, avril et mai ont été reportés pour des dates ultérieures. En premier lieu c’est la restitution de projet Au nom de l’Art de l’artiste Mawndoé initialement prévue du 19 au 20 mars qui a été reporté pour une date ultérieure. Si l’artiste continue néanmoins de travailler avec ses jeunes apprenants, aucune date officielle n’a encore été communiquée jusqu’ici. Le Festival Koura Gosso, événement culturel majeur annuel qui se déroule dans la ville de Moundou, capitale économique du Tchad, initialement prévu du 23 avril au 03 mai a aussi été reporté. Même discours pour les organisateurs de la Soirée Nomade Fashion initialement prévue le 11 avril 2020, elle a été reportée. Le comité d’organisation de Top Model Tchad dont la finale était annoncée pour le 04 avril n’a pas encore officiellement communiqué la date à laquelle se tiendra cette finale. Pour les événements à venir, une seule certitude, la 2ème édition de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie qui devrait se tenir à Addis Abeba est renvoyée pour 2021. Les autres événements se tenant en fin d’année entre octobre et décembre ne sont pour le moment pas menacés: N’Djam Vi, N’Djamena fashion Week, N’Djam s’enflamme en Slam, Festival Dary etc. Beaucoup d’acteurs culturels tchadiens en déplacement pour des événements bloqués à l’étranger Pour la plupart, ils participaient au MASA prévu du 7 au 14 mars 2020 et qui a été interrompu par l’arrivée du Covid-19 en terre ivoirienne. Les mesures prises par la plupart des gouvernements dont l’une des premières fut de fermer les frontières ont obligé les artistes à rester sur place. Si pour la plupart d’après les différents messages postés sur les réseaux sociaux se portent bien et sont plutôt bien pris en charge, il faudrait bien qu’ils rentrent. Des mobilisations individuelles et collectives contre le coronavirus Les artistes étant des par essence des haut parleurs de toute société qui se respecte, les artistes tchadiens ne sont pas restés indifférents à cette pandémie. Plusieurs actions sont actuellement entreprises pour sensibiliser les populations. La promotrice du Festival Koura Gosso, Netoua Ernestine très tôt a initié des actions de distribution des stations de lavage mains aux populations de la ville de N’Djaména et ses environs. Les acteurs tchadiens de la mode ont quant à eux décidé de produire des masques en tissus réutilisables. Le challenge Un Tchadien, Un Masque lancé à cet effet par Mme Solkem Ngarmbatina, promotrice de N’Djamena fashion Week, à cela il faut ajouter aussi les initiatives de la maison Camara Création et aussi de la promotrice de Tchadien en Pagne. Les artistes musiciens sont entrés en studio et l’artiste N2A Teguil a sorti la chanson « Alerte Covid-19 », le Syndikat Toumaï Rap avec le titre « Protegeons-nous ». Le  collectif d’artistes réunis par M. Ousman Abbas de Tchad-interart ont sorti le titre « Stop Covid ».  D’autres artistes ont prêté leur voix à des ONG, c’est le cas de l’artiste Ray’s Kim EDM avec l’Unicef Tchad. Le collectif des artistes Super Banat Star est actuellement en studio et on n’attend aussi très bientôt la chanson écrite par l’artiste Cidson Alguewi donc le clip est presque bouclé. Au moment de boucler cet article, l’on apprend que l’artiste Mawndoé va mobiliser son projet Au Nom de l’Art pour des journées de solidarité (de distribution de vivres) et de prévention contre le Covid-19 dans plusieurs quartiers de N’Djamena et ses environs du 25 avril au 28 juin 2020. Ainsi se porte le milieu culturel tchadien durement éprouvé actuellement par le coronavirus Covid-19 dont les mesures de prévention ne permettent pas aux acteurs culturels de poursuivre leurs activités les plus rentables. Jusqu’ici, le gouvernement est resté muet concernant le secteur culturel en l’occurrence le ministère en charge de culture. Aucune mesure d’accompagnement et de soutien n’est jusqu’ici annoncée à l’endroit du secteur culturel et des artistes en particulier.

Les acteurs de la mode du Tchad lancent le challenge un tchadien, un masque pour faire barrière au coronavirus

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Comme dans une prédilection à ce qui n’allait pas tarder à arriver c’est-à-dire l’exigence du port obligatoire d’un masque barrière en public décidé par le gouvernement tchadien, les acteurs de la mode ont décidé d’agir en proposant des masques en tissus réutilisables. C’est le challenge un tchadien, un masque. Sous l’impulsion de Mme Solkem Ngarmbatina, promotrice de N’Djamena Fashion Week, le challenge un tchadien masque est une réponse locale en riposte au coronavirus Covid-19. Il s’agit de la mise à disposition d’une chaîne de production dont les principaux maillons sont les stylistes et couturiers pour la confection des masques, les pressings pour le lavage, repassage et conditionnement et les mannequins pour la distribution sous la coordination de l’agence Mine de Rien. Les masques produits par Mine de Rien & les acteurs de la mode sont des masques barrières, faits en tissu selon le document édité par le CHU de Grenoble pour faire face à la pénurie des masques chirurgicaux. Ces masques sont fait à base différents tissus (coton et wax) avec une doublure servant de filtre en popeline ou en molleton afin de garantir la protection de son usager. Les masques sont disponibles en différents matériaux et différents modèles et tailles selon les goûts de tout un chacun. Les acteurs de la mode proposent ainsi une solution locale qui est avant tout sociale et c’est pourquoi l’initiatrice du challenge Mme Solkem Ngarmbatina en appel à la solidarité et à la générosité des institutions publiques et privées, toute âme bienveillante ayant la capacité financière d’acquérir ces masques afin de les distribuer gratuitement. Dans cette optique, ils feront une descente sur le terrain très bientôt afin de distribuer les masques dans les marchés de la capitale tchadienne.

La société SCGCNE apporte son soutien aux soldats blessés au champ d’honneur en dons de produits alimentaires

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A la suite de l’attaque  du 23 mars 2020 qu’a subi l’armée tchadienne sur le front de guerre contre la secte Boko Haram dans la zone du Lac Tchad qui fait une centaine de morts et une quarantaine de blessés, la Coordinatrice Générale du groupe SCGCNE a fait un don important à l’endroit des soldats blessés. Ce samedi 28 mars 2020, Mme Sadié Habib, Coordinatrice Générale du groupe SCGCNE, accompagné de ses collaborateurs se sont rendus à l’hôpital militaire de N’Djamena apporter leur soutien et réconfort aux soldats blessés lors de l’attaque de la secte Boko Haram. Mme Sadié Habib a tenu à venir s’enquérir personnellement de l’état de santé des blessés et a profité de l’occasion pour présenter ses condoléances d’abord et aux familles des soldats si durement éprouvées par la perte des leurs et aussi au Chef de l’Etat qui est actuellement sur le terrain aux cotés de nos soldats. A l’occasion, Le groupe SCGCNE a fait un important don composés de produits alimentaires aux soldats alités composés de palettes d’eau, de jus, des cartons de dattes et de biscuits etc. Un geste symbolique et de cœur qui n’est rien face au sacrifice suprême de nos vaillants soldats à défendre l’intégrité du territoire tchadien.

United Bank for Africa (UBA) a annoncé un don de 14 millions de dollars dans la riposte contre le covid-19 en Afrique

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26 MARS 2020 – United Bank for Africa Plc (UBA) a annoncé aujourd’hui un don de plus de 14 millions USD, par le truchement de la Fondation UBA, en vue de soutenir la riposte globale panafricaine contre la pandémie mondiale du coronavirus (COVID-19). Ce don va représenter un soutien important et opportun au Nigéria et à 19 autres pays africains, en leur fournissant du matériel de secours, des équipements de soins essentiels et une assistance financière aux gouvernements. Le programme de soutien UBA sera réparti comme suit :
  • 2,8 millions de dollars au gouvernement de l’État de Lagos au Nigéria
  • 1,4 million de dollars à la capitale fédérale du Nigéria, Abuja
  • 2,8 millions de dollars pour les 35 autres États du Nigéria
  • 4,2 millions de dollars aux pays africains où la banque est présente
  • 2,8 millions de dollars pour des structures sanitaires avec du matériel et des fournitures.
  • Un centre d’appel de télémédecine gratuit
La banque panafricaine va financer immédiatement un centre médical à Lagos, au Nigéria, avec des lits pour l’isolement des patients et des équipements d’unités de soins intensifs. Ce centre sera géré et exploité en partenariat avec la structure médicale de Heirs Holdings, Avon Medical Practice. En outre, UBA va fournir une plate-forme de télémédecine gratuite, gérée par des médecins, pour fournir des conseils médicaux aux citoyens, conformément aux impératives de distanciation sociale. Le président du groupe UBA, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Il s’agit d’un moment où nous devons tous jouer notre rôle. Cette épidémie mondiale doit unir les citoyens, les gouvernements et les chefs d’entreprise, et ce sans délai. Étant donné que le nombre de cas de coronavirus augmente rapidement au Nigéria et en Afrique, le secteur privé doit travailler main dans la main avec les différents gouvernements pour endiguer la propagation de cette pandémie mondiale. » « Nous saluons les efforts des gouvernements et nous sommes disposés à collaborer et à contribuer avec nos ressources à l’effort collectif, qui permettra une riposte rapide et efficace contre la pandémie » a-t-il ajouté. Présente dans 20 pays africains et au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France, United Bank for Africa a une longue expérience de soutien à ses communautés pendant les moments de difficultés.

TOP 30 des clips vidéo tchadiens publiés en 2019

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Lors des recherches pour l’établissement de ce classement, nous avons plus de 40 clips, une grande première pour le Tchad. C’est surement l’année la plus productive de ces 10 dernières années. Nous remercions aussi tout ceux qui nous ont envoyé des liens et nous ont permis de découvrir beaucoup d’autres artistes tchadiens de la diaspora.

Voici donc le TOP 30 selon le nombres vues comptabilisées sur YouTube:

1. Afrotronix – Ayé Ayé

https://www.youtube.com/watch?v=4PrIBT1Z6X4

2. Izra – Ngandja life (112k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=8Ksu5q9xY0Q

3. MH ft Afrotronix – Bella

https://www.youtube.com/watch?v=N8LOZWfCgFM

4. Kent le Miraculé – Sexy Love

https://www.youtube.com/watch?v=5FYLhsdTHtw

5. Mawndoé ft. Mani Bella – African Love (41k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=tof-nalRY50

6. Izra – N’importe quoi (33k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=7nqqyUhl0Y4

7. Elété ft. Audrey Joelle – Paniqué (31k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=hcrxDx_6JDE

8. Sultan ft. Melodji – 100k (16k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=y7AETp5E3Eo

9. Iviano Dj ft. Ghis Beatz – Sao Victoire (15k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=NZCFgrOGwhA

10. Anonyme – Vaudou Trap (14k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=CFy7RNK0884

11. Mawndoé – Mon plus beau cadeau (10k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=AhAlbJMF88E

12. Moussa Aimé ft. Petit Miguélito – Envoie seulement (9,2k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=ilLnGCVqiHY

13. Waïti ft. Obie G – One Day (8,3k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=S4aFeAvE-6c

14. Ghis B. – I Go Deh (7,6 k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=Ber0WBtlYM4

15. Mawndoé – Je ne me comprends pas (6,3k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=i2p2E1NDn9I

16. Browning T – Rédé

https://www.youtube.com/watch?v=Hc9BKoJx80w

17. Ghis B. – Habibi (5,7k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=m9VMCwUgeRk

18. Marge d’Action Family – ça se passe comment? (5,7k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=e2oXOH5AvrI

19. Sultan – Budget ( 5,3k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=52055tFAabg

20. Sultan ft. D6bel – Monika (5,1k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=Llik2f5Vvrw

21. Obie G – Ah bon hein? (5k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=xZLzQ8EvyO4

22. Mk Max ft. Moussa Aimé – Pardon Maman (4,9k vues)

https://youtu.be/HXHGWHsCMZE

23. Moussa Aimée – C’est toi (4,8k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=wZmamT7cnnI

24. Massood Dgam – Kelou (4,6k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=7DRXT2BS6ec

25. Elété – Tourner la tête (4,4k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=HVMEuCPwq-8

26. Alix – Juste ça (3,9k)

https://www.youtube.com/watch?v=_iPbSurGLmI

27. Trésor – Vas-y (2,9k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=JR3tFr6bsdI

28. Ray’s Kim EDM – #JTCD (2,7k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=zS9tNkFBZGo&t=25s

29. Sdeb’s – Tifalia (2,6k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=bNASLbUhqxg

30. Mac Junior ft. Criss Man – Dis moi (2,6k vues)

https://www.youtube.com/watch?v=HkkFs5x8RTU

N’Djam hip hop 2020, il n’y a pas eu de finale à l’Institut Français du Tchad

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l’édition 2020 de N’Djam hip hop restera dans les annales pour la simple raison qu’elle n’aura finalement pas eu les lauréats attendus. Une annonce qui a été faite le jeudi 12 mars 2020 au bout de deux jours de compétition. Le jury a simplement désavoué les 12 candidats trouvant que le « niveau » n’y est pas pour que le titre de meilleur rappeur soit décerné. A la place donc d’une finale comme à l’accoutumée, c’est simplement une soirée de prestation hip hop qui est annoncée à l’Institut Français du Tchad (IFT). Si l’on savait déjà que les tenants du titres Omaarson et M’Res seront de la partie, c’est lors de l’introduction du tandem des présentateurs que les autres artistes programmés ont été dévoilés au public qui s’est déplacé en masse pour la salle de spectacle de l’IFT. C’est ainsi que l’on a appris que c’est l’artiste Obie-G qui allait ouvrir le bal des prestations.
Tchadiano sur la scène © Saomagazine
Une prestation du jeune Obie-G marquée par des problèmes techniques  qui se sont améliorées au fur et à mesure des prestations. 100 Preju-G ont pris le relais, suivi du rappeur arabophone Tchadiano. D’un style à un autre, l’on retrouve sur la scène Pastor Lil G, pour un aperçu son nouvel album dont le concert est prévu ce soir à l’espace Talino Manu.
N2A Teguil sur la scène © Saomagazine
Fait marquant durant les prestations, une fois que l’homme en jaune N2A Teguil est monté sur scène, c’est tout le Syndikat Toumaï Rap qui a quitté la salle de spectacle. Cela n’a pas empêché le Blamsia de rester égal à lui-même dans sa performance. Criss John, Crazy Missy ont conclu ce premier jet de prestations.
Lauréat catégorie meilleur graffiti remis par le promoteur © Saomagazine
Le jury et le promoteur du festival se sont invités sur le podium; le jury pour remettre le prix de la seule compétition qui est allée jusqu’au bout celui du meilleur graffiti. Le promoteur du festival quant à lui a simplement tenu à remercier ses fidèles partenaires et aussi féliciter la décision du jury de ne pas décerner le prix de la catégorie meilleur rappeur car, il est important de toujours dire la vérité.
Omaarson sur la scène © saomagazine
C’est alors que les deux lauréats de l’année passée d’abord M’Res et ensuite Omaarson sont venus conclure cette édition du festival N’Djam Hip Hop. Les deux lauréats ont livrés des prestations à la hauteur de leur titre. Omaarson était encore un cran au-dessus, malheureusement dans une salle qui avait déjà perdu 80% de son public. Ainsi donc se conclut la 14ème édition du festival N’Djam Hip hop avec beaucoup d’interrogations à l’arrivée. Quelles leçons tirées de cette édition? Quelles seront les changements que connaîtront ce festival pour les années à venir? Le hip hop tchadien est-il en crise comme semble le soutenir beaucoup depuis la fameuse décision du jury? Nous y reviendrons plus tard dans une série d’articles consacrées à ces questions en immersion dans le mouvement hip hop.