Il se fait désormais appeler l’Empereur du game Bokassa, il est omniprésent sur présent sur les réseaux sociaux et, depuis maintenant presque 5 ans en autoproduction, Waïti Chiftakef arrive à exister et à garder sa patte sur la musique urbaine tchadienne. Voici Waïti en 5 chansons.
1- Trop Classe : le meilleur du rap et du RnB mis en ensemble
https://www.youtube.com/watch?v=py2N7gMqDYo
« Trop Classe » le morceau qui son donne au premier album de Waïti. L’album qui marquera le début de la carrière solo de Waïti et nous sommes en 2013 et le lancement de l’album est un évènement au Centre Baba Moustapha. La galette est issue de la cuisine Preston Concept Records (PCR) et retrouve en collaboration Daïsson et Lincy, deux figures qui s’alignent sur des influences RnB. La patte de Daïsson sur la prod est à l’image de sa musique, à cette époque,il est au sommet de son art après avoir donné au public tchadien un classique titré « Fille de Taxi » (on y reviendra). Il faut dire que la couvée originelle PCR est riche et colorée et Waïti est l’une des premières pépites que Preston pose sur la rampe de lancement. Waïti c’est un flow remarquable, mélant français et anglais.
2- Chamatah : La naissance d’un duo mythique
https://www.youtube.com/watch?v=QQNBrKyzbso
Le titre « Chamatah » est celui qui va bénéficié d’un clip signé de l’un des rares réalisateurs de l’époque, un certain Seif Abdelkerim avec sa maison de prod Victory Motion. C’est surtout le premier titre sur lequel l’on découvre Waïti et Lincy. A l’anglais et au français, Waïti ajoute l’arabe à son rap et le résultat est simplement imprésionnant! On entend aussi parler de Death Crew découvrira aussi le visuel de la marque WHOKIT de l’artiste. L’artiste commence à montrer ainsi ses ambitions et surtout ses envies d’émancipation.
3- Habi : La consécration
https://www.youtube.com/watch?v=5HXaxH17nFA
« Habi » représente tellement dans la carrière de Waïti et aussi pour la jeune génération de la musique urbaine. Bien sûr on y retrouve la formule déjà bien huilée de Chiftakef son rap et les inscrustations Rnb/Soul de Lincy. C’est surtout le visuel qui va marquer: Waïti est installé au Cameroun voisin et c’est de là-bas qui va nous proposer le clip de ce titre. Le clip arrive à un moment où les artistes tchadiens ont du mal à rentrer dans les playlists des chaines musicales (Trace, DBM). A la surprise générale et pour notre plus grand bonheur, c’est tout naturellement que le clip va se retrouver dans les playlists de Trace, DBM et B Black. Waïti est désormais signé chez dans un jeune label après avoir quitté le label Preston Concept Records.
https://www.youtube.com/watch?v=1LMJFazq70I
Le succès digital de ce titre va pousser son management à organiser un grand concert à l’espace Talino Manu pour le retour « triomphal » de l’artiste au pays. Les fruits cependant ne seront pas à la hauteur de la promesse des fleurs. Un premier échec qui va aussi par la suite déboucher par la rupture avec son management.
4- CPMT (ça peut me tuer) : On est passé à côté de la tuérie
https://www.youtube.com/watch?v=ktsjROJHbW8
Chiftakef s’est retrouvé en autoproduction après l’aventure brève avec le clan au Papillon. Il y’a eu « Seconde chance » un rap/chant mélancolique qui est venu après « Habi » sans faire mouche. Il a continué sur son couloir avec un duo avec son ami Obie G sur « One Day ». « CMPT » qui est sorti en 2020 juste après le titre « Gourouss » était une sortie de piste, autant pour Lincy que pour Mélodji qu’il a appelé en featuring dans un remplacement numérique de l’habituée Lincy. L’alchimie n’était pas au RDV entre les deux, la prod un peu trop dancehall a fait sortir Chiftakef de sa zone de confort, pour une fois il se retrouve au rap et au chant et le cardio ne suis pas.
5- LIfa Mbak : le nouvel empereur
https://www.youtube.com/watch?v=69FopvGBoHU
L’artiste est désormais plus aguerri et aligne sa musique de plus en plus aux réalités de sa cité. « Damboula » en est la preuve. Le titre est issu à l’époque d’une actualité brulante, un fait divers durant la campagne électorale présidentielle. L’artiste va en faire un titre. Une formule qu’il va reprendre pour son prochain « Azaba » encore plus explicite qui est sa dernière production en date.
Waïti Chiftakef est avant tout un symbole, pionnier pour la nouvelle génération qui est entrain de monter. Cette nouvelle garde d’ailleurs lui rend bien le respect car il a su à travers poser les bases sur lesquelles cette nouvelle génération s’exprime désormais. L’artiste est très actif sur les réseaux sociaux et n’hésite pas à se réinventer pour rester dans le fil d’actualité. D’ailleurs c’est dernier lauréat du N’djam hip hop à ce jour.