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Haoua Mai, une mère qui lutte pour l’éducation des enfants de sa région

« J’ai vécu en capitale et après avoir vu et travaillé en ville, je suis revenu chez moi mettre sur pied cette école. Aujourd’hui si on doit penser développement pour Fada, on doit éduquer nos enfants » C’est sous ces propos dans une mine triste que Madame Haoua Mai fondatrice de l’école privée la ‘’Patience’’ conclu la séance de remise de don de livre offert par l’association Chad Volunteer Organization. Le courage et la patience de cette dame nous amene à mouiller notre plume pour partager avec vous cette action louable.

En effet, durant le séjour à Fada pour la randonnée dans le désert, nous apercevons une école sur la voie menant au bureau de African Park de Fada dans l’Ennedi Ouest. Les responsables de African Park qui géraient notre séjour et programme étant informé de l’activité de remise de don de document scolaire prévu par l’association nous proposent de le faire à cette école et nous informe que c’est une école privée crée par une femme. Ah ! surpris, déjà de savoir qu’une femme puisse mettre en place une école dans la région qui a une pesanteur culturelle fort sur a femme qui sont pour la plupart des cas mises à l’écart du savoir(l’éducation). Quelle audace ! nous avions hâte de découvrir la dame en question et faire ce geste. A la minute nous changions de programme et nous prévoyons le don des livres dans cette école pour le jour suivant en matinée avant le départ pour la découverte de la réserve naturelle de l’Ennedi

Haoua Mai, image de la ‘’Patience’’ qui s’étend sur l’école.

Mme Houa Mai avec une membre de l’association Chad Volunteer © saomagazine

Nous accompagnons l’association Chad Volunteer Organization à la remise de don des documents scolaire à l’école ‘’La Patience’’ quelques minutes avant notre départ pour la réserve de l’Ennedi en présence du personnel de African Park, de l’administration et corps enseignant de l’école dont la fondatrice Madame Haoua Mai et les participants à la randonnée.

En larme dans ces propos, la fondatrice partage avec les jeunes présent les motivations qui lui ont poussé à ouvrir une école à Fada. Madame Haoua Mai est veuve et mère d’un enfant, ancienne fonctionnaire à la poste de Ndjamena durant plusieurs années, c’est en 2016, la retraite déjà proche qu’elle décide de s’installer à Fada, chez elle. C’est là qu’elle entreprend de mettre en place une école privée pouvant appuyer les efforts de l’État dans l’encadrement. La proximité avec la population, le manque d’instituteurs dans les écoles publiques poussant les jeunes à regagner les grandes villes pour étudier sont des raisons qui ont motivé. Cette mère consciente de l’impact de l’éducation commence l’école avec ses fonds propres et sur son terrain. La première classe ouvre en 2016 dans sa cour avec un instituteur. Après une première année réussie, la seconde classe va suivre l’année suivante et chaque année une classe s’ajoutait.

Aujourd’hui, avec six classe, elle a bénéficié pour la première fois d’un soutien pour la construction des salles avec un projet. Nous avions découvert l’école avec déjà les salles construites. C’est le seul appui qu’elle a eu et le second coup de main c’est le don des livres par l’association CVO. Touchée par l’action des jeunes de Chad Volunteer, elle était en larme en affirmant que c’est pour la première fois qu’on s’arrête pour savoir ce qui se passe ici. Même les autorités et les responsables dans la ville passent par ici, mais personne ne s’est demandé ce que cette femme fait avec les enfants et comment j’arrive a payé mes collaborateurs. Et pourtant je le fais juste pour ma région, je veux voir ces enfants épanoui et porté la ville de Fada dans le futur dit-elle.

Vue d’ensemble sur l’Ecole la Patience © Saomagazine

Nous quittons l’école la Patience touché par le courage de Madame Haoua malgré les conditions difficiles. Dans la voiture sous un calme de cimetière à l’intérieur et le bruit des vents du Sahara à l’extérieur, avec le coordonnateur de Chad Volunteer et Marie-Ange la seule fille participante à cette randonnée, nous commençons à réfléchir sur des stratégies pouvant permettre à l’association de continuer à accompagner l’école de Madame Haoua.

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