Après plusieurs années loin des projecteurs, Baby Kitos fait enfin son premier spectacle à l’Institut Français du Tchad le vendredi dernier. Considéré un peu comme le « Bercy » des artistes au Tchad, le grand podium de l’Institut Français du Tchad reste le sommet et l’espace de scène de référence et considérer tant par les acteurs culturels que les mélomanes. Plusieurs artistes locaux qui souhaitent se frotter au niveau des artistes de l’étranger en termes de prestation scénique et de gestion de scène viennent s’y essayer.
Qui est baby Kitos ?
Baby Kitos commence sa carrière dans les années 2000 comme Rappeur et danseur avec le groupe TUSEME du lycée Félix Eboué avant de rejoindre en 2004 le clan Akwane avec lequel il enregistre ensemble quatre titres qui le ramène chez la Chanteuse Yasmine Abdallah pour le chœur et la danse. C’est en 2014 qu’il décide de changer de fusil d’épaule pour faire la world music. Il sait mélanger les rythmes du terroir avec les instruments modernes et vont en harmonie avec les thèmes qu’il chante.
Entre le Dallah, le Saï, et le Samagoï, il chante le quotidien et la situation de la femme tchadienne dans la société et son public ne reste pas indifférent à ses chansons. Le lauréat de la catégorie jeune talent de N’djam VI 2018 a mis sur le marché de la musique tchadienne deux albums et plusieurs singles.

Le premier concert de Baby Kitos commence déjà par un artiste pas connu du public de l’Institut Français, JUSTE CORPS qui fait de la musique traditionnelle du sud du Tchad, de l’accoutrement à la danse, l’artiste a fait bonne impression devant un public qui ne s’attendait pas peu juste avant que Rolenzo, un habitué de cette scène ne monte pour enjoliver la soirée avant que l’artiste programmé ne viennent se donner à son baptême de feu.
On remarque déjà dans ce concert que le public habituel de L’IFT, n’est pas présent. L’artiste plus connu et joué dans les maquis et radio dans les quartiers de la ville et aussi dans des événements à thème a su ramener son public pour son premier spectacle à l’institut. Un public venu pour son concert, a occupé les places assises convenablement et n’a pas eu besoin qu’on leur demande d’ovationner à la fin de chaque chanson.

Attentionné et vibrant sous les différents rythmes qu’a proposé l’artiste et dont la plupart des chansons sont connus pas ce public, on va remarquer même quelques-uns s’inviter sur ce podium pour esquisser quelques pas avec les danseuses de l’artiste. Entre le Samagoï, le Sai, la rumba et le Dallah, Baby Kitos a fait un spectacle a apprécié tant dans l’harmonie avec ses musicien et les techniciens et aussi la communication avec son public qui le suivait avec beaucoup d’admiration. Ce jeune, calme et travailleur est une étoile montante qui va laisser des traces dans ce show-biz tchadien.